30.01.2010
Le socialisme néomoderne , extraits (2008)
Nous avons aimé : Jacques Généreux, Le socialisme néomoderne , extraits (2008)
Extrait n°3. chap.1. (...)
Durant ces trois siècles derniers, le renversement libéral du monde s'est efforcé de construire une société harmonieuse par l'expansion des libertés individuelles et de la production. Cette méthode était fondée sur une erreur anthropologique, puisqu'en réalité ce sont l'intensification et la diversifivation des liens sociaux qui construisent la liberté d'un être singulier, et ce sont ces liens, et non les biens, qui permettent à chacun de grandir. Certes, tout comme de fausses théories astronomiques ont longtemps conduit les navires à bon port, cette erreur a durablement permis l'arrachement de l'individu à l'obscurantisme, le recul du despotisme, le progrès des connaissances et l'essor de la démocratie que nul ne saurait contester ou regretter. Mais, dès lors que cette voie patine dans l'impasse fabriquée par son succès même, face à l'échec du libéralisme, face à l'impossibilité de vivre libres et ensemble sans morale et sans liens, face à l'impos-sibilité de consommer toujours plus, le temps est venu de corriger l'erreur moderne pour sauver l'acquis de la modernité et pour conjurer la tentation d'une grande régression..
Le temps est venu de renverser la perspective moderne, d'offrir à la liberté un nouvel avenir en reprenant la quête d'une construction sociale de la liberté.
18:39 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialisme, marx, jaures, libéralisme, liberté
Vu au ciné – club de Meaux ( le majestic).
Le ciné - club de Meaux, en partenariat avec la ligue des droits de l'homme, nous a proposé de voir ou de revoir 10eme chambre : instants d'audience de Raymond Depardon sorti en 2004.
Autant le dire tout de suite, voilà un docu-drama exceptionnel.
Par les circonstances du tournage d'une part : le réalisateur a reçu l'autorisation exceptionnelle de filmer, de mai à juillet 2003, le déroulement des audiences de la 10eme chambre correctionnelle de Paris. Douze affaires, douze histoires d'hommes et de femmes qui se sont retrouvés un jour devant la justice nous font pénétrer dans le fonctionnement quotidien de la machine judiciaire.
Par la profondeur humaine des situations d'autre part : Depardon choisit de filmer le face à face entre la justice et les prévenus en un simple champ / contre - champ qui permet de saisir sur le vif la diversité des réactions, des émotions. De l'incompréhension à la naïveté, de la remise en cause du droit à la peur, le théâtre du monde judiciaire est saisi dans toute sa richesse au moyen de douze tranches de vie.
Par la pertinence des interrogations philosophiques qu'il suscite enfin : au détour de délits mineurs, et au delà de toute lourdeur pédagogique, Depardon parvient à faire un grand film de réflexion sur la justice et la vérité. Peut - on questionner la légitimité d'une loi? Pourquoi le cannabis est - il légal ailleurs, illégal ici? Y a- il des lois universelles? Comment appliquer des normes générales à des cas singuliers? Le nombre d'affaire traitées par jour n'implique t-il pas un risque accru d'erreurs judiciaires?
Complexe, fluctuante, la Justice apparaît au spectateur comme une problématique citoyenne majeure.
Damien Pernet
18:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ciné-club, droits de l'homme, instants d'audience
Parking Gallieni : aire d’accueil des gens du voyage ?
Les riverains du quartier nord de la gare ont eu la surprise d'apprendre qu'une dizaine (? !) de familles de gens du voyage allaient s'installer à partir du 18 novembre 2009 sur le parking Gallieni, avec l'accord de la mairie, en raison de la loi relative à l'accueil de cette population.
L'autorisation accordée par la mairie est une première. Le parking Galliéni va-t-il devenir une aire d'accueil (avec branchements eau -électricité mais sans blocs sanitaires et toilettes) provisoire ou définitive sans statut juridique ?
Or, le terrain initialement retenu dans la commune pour cet objectif est situé entre le magasin Carrefour de Coupvray et le pont SNCF . Ce terrain est actuellement en friches.
Interrogée, dans le cadre des questions au public en conseil municipal, madame le maire a précisé que l'implantation de la future aire d'accueil d'Esbly en est au stade des expropriations.
La conséquence de cette installation, dans l'attente de la réalisation de la structure de 30 emplacements, rue Louis Braille a été d'aggraver la situation déjà critique du stationnement dans un quartier déjà saturé. En effet, les véhicules stationnaient sur les trottoirs de la rue Félix Faure. Les piétons, poussettes et personnes à mobilité réduite ne pouvaient que circuler sur la chaussée, la municipalité se contentant de menacer les contrevenants d'une amende. Dans un courrier adressé à un riverain, monsieur Duplessy a confirmé que « dans la perspective de la réalisation de l'aire d'accueil le parking Galliéni nous a paru dans l'ensemble de la commune le mieux adapté »
Il nous paraît que le parking de l'espace JJ Litzler serait plus approprié et présenterait moins de problèmes de stationnement pour les riverains comme pour les usagers du parking qui doit retrouver sa vocation initiale.
La municipalité se doit de mener à son terme dans les meilleurs délais la réalisation de l'aire d'accueil de la rue Louis Braille et de ne pas pérenniser ces situations provisoires qui ne sont satisfaisantes pour personne (riverains, usagers du parking, et gens du voyage) .
Enfin, elle se doit de dialoguer avec les riverains concernés au lieu de les mettre devant le fait accompli.
D.Lagorce.
07:44 Publié dans Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esbly, gens du voyage, mairie, aire d'accueil
«Les déficits publics ne sont pas le fait des départements de France», déclare l’ADF
Le 27 janvier 2010.
Alors que la conférence nationale sur les déficits publics était réunie par le président de la République le 28 janvier, Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF) avait annoncé qu'il n'y participerait pas. Un communiqué de Claudy Lebreton explique que «pour commencer à débattre sereinement de cette question du déficit de la France, il importe qu'une base minimale de diagnostic partagé existe entre l'Etat et les collectivités territoriales. Or, l'Assemblée des départements de France ne partage aucun des éléments de diagnostic de l'Etat, que le ministre du Budget vient de rappeler, sur l'analyse des déficits publics, et qui d'ailleurs a été exprimé à maintes reprises par le gouvernement».
«Les collectivités ne présentent pas de déficit courant, puisqu'elles doivent respecter l'obligation légale d'équilibre de leurs sections de fonctionnement. Elles n'empruntent que pour leurs investissements. Ce que l'on nomme improprement dette des collectivités correspond en fait aux encours des emprunts réalisés pour les investissements. Quand bien même nous parlerions de "besoin de financement", il convient de rappeler qu'au 3ème trimestre 2009 (chiffres INSEE), la dette de l'Etat s'élevait à 1.269 milliards d'euros, soit 87% de la dette publique. Celle de la sécurité sociale était de 48 milliards (3,5%) et celles des collectivités locales de 141 milliards (moins de 10%). »
précisions dans le communique de presse conference-nationale-des-deficits.pdf
07:33 Publié dans Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déficits publics, adf, budget, dette de l'état
29.01.2010
Le gouvernement met en danger l'éducation des générations futures.
Par Charles Max
Avec la mise en place de la réforme de la formation des enseignants - prévue pour 2010 ou 2011 - baptisée « masterisation », le ministère de l'éducation nationale s'apprête à « dégraisser le mammouth »: des conséquences importantes sur la qualité de l'enseignement sont déjà constatables. Le pire est à venir.
La masterisation qu'est-ce que c'est ?
Il s'agit d'un allongement des études nécessaires pour pouvoir présenter les concours de l'enseignement primaire et secondaire ( professorat des écoles, caplp, capes, agrégation).
Aujourd'hui:
- Licence (bac+3) ou maîtrise (bac + 4) + 1 an de préparation au concours+
- 1 année de formation professionnelle rémunérée
- comme fonctionnaire stagiaire ( 1300 à 1500 euros/mois)
Demain ?
- Licence (bac+3) + 2 ans de master avec au mieux
- une gratification de 3000 euros en lieu et place de
- l'année de stage de formation rémunérée.
On le voit, la masterisation ne constitue pas un allongement réel des études des futurs professeurs, mais un moyen de diminuer d'un an au moins le temps de formation salariée.
Dans le contexte politique actuel, visant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (sans considération pour son utilité sociale), quelles sont les conséquences de cette réforme pour les enseignants et pour les élèves ?
18:13 Publié dans Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : masterisation, éducation, nationale, enseignement
suppression prochaine de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) et la réduction de la taxe professionnelle (TP).
Publié par Damien Pernet.
Les entreprises sont à la fête : le ministre du Budget vient d'annoncer la suppression prochaine de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) et la réduction de la taxe professionnelle (TP).
Eric Woerth a assuré que la diminution de la taxe professionnelle serait inscrite dans le budget 2009, et que la suppression de l'impôt forfaitaire annuel se ferait sur trois ans. Car il s'agit, bien entendu, de lever ce «qui pèse sur les entreprises et sur leur compétitivité»...
Suppression de l'IFA : 1,6 milliard d'euros
L'IFA concerne les entreprises françaises assujetties à l'impôt sur les sociétés (IS), soit environ le tiers d'entre elles (sociétés de capitaux, ainsi que certaines associations et organismes publics). Contrairement à l'IS, l'IFA est du même en l'absence de bénéfices dès lors que le chiffre d'affaires dépasse 400.000 €.
Avec sa suppression, l'État n'hésite pas à s'asseoir sur une recette de 1,6 milliard d'euros par an alors que Eric Woerth, tout récemment, annonçait un «trou» de 3 à 5 milliards d'€ sur les recettes fiscales de l'année, une «perte inévitable» liée à la révision à la baisse des perspectives de croissance de la France... et que le financement du RSA suscite la polémique.
Diminution de la TP : entre 5 et 8 milliards d'euros
Quant à la taxe professionnelle, elle est due par toute personne physique ou morale, française ou étrangère, qui exerce en France à titre habituel une activité professionnelle non salariée, en fonction de son chiffre d'affaires. Souvent critiquée, elle a déjà fait l'objet de nombreux allègements ou exonérations : entre 1999 et 2003, la part pesant sur les salaires a ainsi été supprimée. Considérablement diminuée en janvier 2007 sous le gouvernement Villepin, sa précédente «réforme» avait plafonné son montant à 3,5% de la valeur ajoutée, et les nouveaux investissements en étaient exonérés durant les trois premières années d'amortissement. Le coût annuel pour le budget de l'État s'élève depuis à 3,4 milliards d'euros.
Depuis longtemps, le Medef plaide pour sa suppression. Mais pour l'instant, la TP sera réduite «au fur et à mesure», a déclaré Eric Woerth, sans plus de précision sur la façon dont le manque à gagner sera compensé : il y aura «quelque chose dans le budget 2009», a vaguement indiqué le ministre. On sait d'ores et déjà qu'une baisse de la TP à son taux plancher de 1,5% de la valeur ajoutée entraînera pour les finances publiques une perte supplémentaire de 8 milliards d'€.
Une catastrophe pour l'économie locale
L'enjeu est d'importance : la TP représente 30 à 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales (communes, départements, régions...) qui, loin devant l'État, portent 75% de l'investissement public et assumeront, en grande partie, la charge du futur RSA. Le gouvernement, soucieux de ce «qui pèse sur les entreprises et sur leur compétitivité», se moque de ce qui pèse sur l'avenir des finances locales. Au final, ce soulagement accordé aux entreprises les plus florissantes risque de peser davantage sur le dos des ménages et leur qualité de vie.
18:01 Publié dans Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ifa, tp, budget, woerth, collectivités, territoriales
26.01.2010
La loi CARLE remet en cause la LAICITE et la LIBERTE D'ADMINISTRATION COMMUNALE!
Attention, votre information est obsolète à cette page de votre site.
Vous trouverez une actualisation du sujet à cette adresse: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition/php/texte_pet...
Et surtout, dans le contexte de l'examen des budgets communaux, nous vous invitons vivement à prendre connaissance du document sur la maîtrise du forfait communal en pièce-jointe ou à cette adresse: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition-document/cont... , et à le relayer aussi largement que possible.
Bien cordialement
CDPEPP - Collectif pour la défense et la promotion de l'école publique de proximité http://ecoledeproximite.lautre.net/ 06 22 13 57 29
Non aux fermetures d'écoles publiques - Non aux faveurs et au financement accrus de l'enseignement privé
http://ecoledeproximite.lautre.net/salon - http://ecoledeproximite.lautre.net/petition/php/texte_petition.html
1)Non aux fermetures d'écoles de proximité à Quimper*, Gouvieux*, Indret*, Chateauroux, à Rennes*, dans le Centre Ouest Bretagne , ICI, LA , AILLEURS!
2) Assez de cadeaux à l'enseignement privé à La Seyne-sur-mer* et ailleurs!
Retrait de la loi Carle - Ni Article 89, Ni Copie aggravée!
Adressez cette lettre aux Maires et aux Conseillers municipaux:
MAITRISE DU FORFAIT COMMUNAL AUX ECOLES PRIVEES
Voir aussi Main basse sur l'école publique de Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
17:02 Publié dans Laicite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carle, laicité, maire, député
Pour démystifier quelques fantasmes sur les migrations.
Avant tout discours politique, la question des migrations internationales se pose comme réflexion géographique.
Quelques chiffres ( 2008) peuvent souligner l'écart entre réalité et fictions politiques:
- Dans le monde, seuls 3% des hommes vivent à un endroit différent de leur naissance.
- Les flux migratoires internationaux sont à 60% sud/sud.
- En France, le solde migratoire ( ratio départ / entrées) est en 2008 de + 93 000 seulement.
- En France toujours, le taux de migration est seulement de 1,5 pour mille habitants, ce qui est inférieur à beaucoup de pays développés.
Ces fantasmes ont des conséquences néfastes:
- Les politiques actuelles de visas font de l'espace Shengen une forteresse.
Pour autant,
- Sans migrations, la population française comptera plus de retraités que d'actifs en 2050.
- Il faut rappeler également que le poids politique d'un pays de l'U.E. est proportionnel à sa population.
C'est donc une mauvaise gestion de l'avenir que préparent les idées néo - libérales sur l'immigration.
Damien Pernet.
16:56 Publié dans Les libertés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2010
La poste doit rester un service public.
Par Damien Pernet :
Le gouvernement prépare la privatisation de la poste, alors que sont organisés partout des référendums citoyens sur l'avenir de ce service public cher au coeur des Français.
Privatiser les bénéfices, nationaliser les pertes, voilà la logique perverse de la politique actuelle et sur laquelle se fonde la thèse du bien - fondé de la privatisation.
L'argument majeur du gouvernement repose sur le question de la rentabilité de l'entreprise. La direction évoque la charge de la dette qui limiterait la croissance externe. Mais qu'en est - il réellement ?
22:57 Publié dans Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2010
Repas bio en cantine
Nous avions indiqué lors du dernier « Forum d'Esbly » qu'après l'intervention d'un parent d'élève soutenu par un élu de l'opposition, la majorité municipale avait cédé sur le principe d'un repas bio par semaine dans les cantines scolaires. Nous avions précisé que le cahier des charges élaboré par la mairie avait négligé cette possibilité . Madame Hédricourt maire -adjoint aux affaires scolaires nous demande de rectifier cette information : la municipalité avait obtenu du prestataire qu'un repas bio par trimestre soit servi dans le cadre des repas à thème.
C'est donc une quarantaine de repas bio par an au lieu de 3 qui sont servis aux enfants grâce à l'intervention des parents soutenue par l'opposition. Nous partageons l'enthousiasme de la mairie d'Esbly pour cette mesure dont le journal « La Marne » s'est largement fait l'écho.
Naturellement, la majorité a oublié de préciser au journaliste le rôle de l'opposition.
17:23 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note























