09.04.2010

Aire de stationnement sur les gens du voyage : rappel

La loi "Besson" du 5 juillet 2000 et la circulaire du 5 juillet 2001 précisent que toutes les communes de plus de 5 000 habitants sont tenues de mettre à la disposition des gens du voyage une aire d'accueil aménagée et entretenue.

En septembre 2002, la Préfecture présente le schéma départemental d'accueil des gens du voyage : 30 emplacements sont attribués à Esbly, soit au quatrième rang du département après Saint-Thibault des vignes (52) Melun (45) et Lieusaint (40)

Pour mémoire Fontainebleau devra créer 15 emplacements, Meaux 9 et Chelles 20.

L'attribution de ces 30 emplacements à Esbly est irréaliste dans la mesure où la commune ne dispose pas de réserve foncière.

L'application de la loi étant une obligation, il convenait de répartir cette implantation entre les communes du canton. Le SMIEP (Syndicat mixte et de programmation pour la révision du schéma directeur de la vallée du Grand Morin avait proposé de répartir les 30 places sur 3 communes : Esbly, Crécy et Coutevroult.

Le conseil municipal de Coutevroult a délibéré favorablement à condition que les 2 autres communes réalisent leurs 10 emplacements. Les deux autres conseils n'ayant pas donné suite , rien ne s'est fait.

"De même, J.J. Jégo (Maire de Quincy) avait proposé,en vain, à madame le maire de répartir les 30 emplacements entre Esbly et Quincy."

L' opposition municipale a toujours milité pour la répartition des emplacements dans le canton au lieu de jouer la politique du pire qui nous conduit aujourd'hui à aménager une aire d'accueil de 30 emplacements.

L'autorisation accordée par madame le maire à des gens du voyage de s'installer sur le parking de la gare a été un échec sur le plan de la sécurité routière comme sur le plan écologique: Cette implantation a congestionné le quartier et contraint les piétons, faute de place sur les trottoirs, à emprunter les voies de circulation. De plus, en l'absence de raccordement aux égouts, on ne sait où se sont déversées les eaux usées.

Dans le programme de la liste "Rassemblé(e)s à gauche" nous avions indiqué :

"au cas particulier des gens du voyage, les collectivités territoriales comme les gens du voyage se doivent de respecter la loi. Toutefois, l'implantation d'une aire d'accueil de 30 emplacements est irréaliste en raison de l'absence de réserves foncières.

Une solution en intercommunalité doit être négociée avec la préfecture en fonction des capacités d'accueil de chaque commune. Si la préfecture nous imposait la réalisation de ces emplacements on ne pourrait en implanter que 5 à 10 au maximum".

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.