25.10.2011

Gratuit - N°14 du journal local ”Tapage”

tapage.jpeg Le journal bimestriel d'expression libre dans la région meldoise est heureux de vous convier à prendre connaissance du N°14 du journal local "Tapage" . Il vous suffit de vous rendre sur le site suivant http://tapageameaux.fr et de télécharger le PDF.

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28.09.2011

Motion ponctuelle EELV : laïcité n’est pas racisme !

Laïcité n’est pas racisme !

Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste de nos dirigeants politiques surfant sur les thèses de l’extrême droite. Celles-ci visent les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », stigmatisation des musulmans en pointant leur « accroissement », volonté de réduire l’immigration légale et le regroupement familial, éthnicisation de la question sociale dans nos quartiers populaires, campagnes contre « l’islamisation » de la France.

Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.

Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale.

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25.09.2011

L'école Républicaine, un ascenseur social en panne?

03.09.2011

La démocratie : les nouvelles Bastilles à prendre

ufal.jpgContrairement aux idées reçues la démocratie en tant que telle n’est pas fondamentalement remise en cause. L’exemple du réveil arabe et l’extension du phénomène dit « des indignés » montrent en réalité une nouvelle forme d’exigence démocratique. En d’autres termes, les peuples y compris le peuple français n’ont pas renoncé à l’idéal démocratique. Il est également intéressant de noter que ces révoltes ne mettent pas avant des personnalités, des figures emblématiques. Il n’y a ni hommes providentiels, ni égéries.

Ceci étant dit, ces événements qui peinent encore à se structurer ne nous exonèrent pas d’une réflexion sur ce qu’est la démocratie, ses valeurs, ses fondements et ce qu’elle implique de droits mais aussi de devoirs, devoirs qui pèsent tant sur les épaules de nos dirigeants que sur celles des gouvernés.

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29.08.2011

Logement : Les propositions de l’UFAL

ufal.jpg Mercredi 29 juin 2011

80 % des ménages français peuvent bénéficier de logements conventionnés et 65 % des franciliens. Alors, pourquoi ne construire que 20 à 30 % de logements conventionnés ?

• Financer une vaste politique de construction de logements, c’est-à-dire 1 million de logements en plus de la construction courante (350 000 par an).
• Augmenter la taxe sur les revenus locatifs dans le privé (de 0,25 % actuellement à 1 %).
• Faciliter l’émergence de terrains constructibles avec des agences régionales gérant les terrains appartenant à la collectivité. Pénaliser la rétention des terrains constructibles et la captation de la plus-value par les collectivités.
• Abaissement de la TVA à 10 % sur toutes les constructions de logements, maintien du taux de TVA à 5,5 % sur le logement conventionné et augmentation du taux de logement aidé à 40 %, c’est-à-dire doubler l’obligation de 20 % de la loi SRU.
• Renforcer et imposer des densités de construction avec reprise en main par le préfet des permis de construire, si les PLU n’ont pas été modifiés.
• Revoir la réglementation qui permet à des associations de bloquer la construction de logements sociaux. Car dans certains quartiers bourgeois, des associations de propriétaires contestent systématiquement la construction de logements conventionnés, augmentant ainsi les délais de construction de 3 ou 4 ans.
• Blocage des loyers et instauration d’un maximum par m2 selon les zones.
• Suppression de toutes les exonérations fiscales (Scellier, intérêts d’emprunt…).
• Création d’un statut du bailleur avec amortissement d’un bien sur 50 ans (comme en Allemagne).
• Suppression des subventions aux propriétaires bailleurs si ceux-ci ne s’engagent pas à pratiquer sur 20 ans un loyer aux plafonds PLAI
• Développement du rôle de bailleur de la Caisse des Dépôts.
• Obligation aux institutionnels (assurances, fonds de pension, caisses de retraite) d’investir dans le logement à hauteur de 20 % de leur encours.
• Sanctuarisation de la remontée des encours du livret A et livret bleu auprès de la Caisse des Dépôts.
• Taxation de la plus-value sur les ventes immobilières (comme aux Pays-Bas et en Allemagne).
• Interdire, en règle générale, la destruction des immeubles collectifs anciens au profit de leur rénovation (plus rapide, moins chère et moins destructrice du tissu social)
• Desserrer l’emprise et le coût des syndics et des entreprises privées sur les copropriétés par un service public local de maintenance et de gestion immobilière.
• Assister techniquement et financièrement les petits propriétaires en difficulté, incapables de faire face aux charges foncières, d’entretien, d’énergie, de transport et d’économie d’énergie
• Utiliser les méthodes modernes de construction modulaires et/ou temporaires pour mettre à disposition des logements d’urgence et temporaire (jeunes travailleurs, étudiants, foyers, migrants)
• Renforcer l’application de la loi SRU en la concentrant sur le logement réellement social et d’urgence
• Remplacer les abattement fiscaux favorisant l’endettement immobilier des ménages par le financement de grands programmes diversifiés de logements, d’aménagement et de réhabilitation pour renforcer une offre publique de logements locatifs et, marginalement, d’accession à la propriété.
• Enfin, concernant Paris et les cœurs des métropoles, préciser des mesures permettant de « densifier » sans défigurer et valoriser la réduction des empreintes énergétiques et de transport qui en résulteraient.

par Christophe Hordé, Co-responsable du secteur Logement de l'UFAL

06.08.2011

UFAL : 20 août à 14h30 « Enjeux de lʼenseignement professionnel », par Damien Pernet (UFAL 77)

ufal.jpg Bar le Duc (Auditorium):

Un lycéen sur trois est scolarisé dans la filière professionnelle, sous statut scolaire ou en apprentissage.
De la création en 1865 de l’enseignement secondaire spécial par Victor Duruy à la mise en place de la réforme des BAC Pro 3 ans, l’enseignement professionnel a été au carrefour d’enjeux éducatifs, politiques, économiques et idéologiques.
Aujourd’hui, c’est la filière professionnelle que le Ministère de l’Éducation nationale place en tête de proue de la lutte contre l’échec scolaire.
Il s’agira de présenter l’histoire, le fonctionnement de ces filières, et d’ouvrir un chantier de réflexion pour la commission école de l’UFAL.

14.07.2011

Pas de vacances pour la résistance à Base élèves

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jeudi 7 juillet 2011, par Christine Tréguier

Si on en croit l’Éducation nationale, la contestation autour du fichier Base élèves est une affaire classée, et les directeurs qui refusent encore de renseigner le fichier du premier degré sont des fonctionnaires indisciplinés qui méritent sanction.

Selon le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), les pressions s’intensifient sur les récalcitrants, victimes de « harcèlement téléphonique, y compris pendant les congés scolaires, courriers électroniques comminatoires, convocations individuelles à l’inspection académique, chantage à la non-inscription au collège des élèves de CM2 qui ne seraient pas dans le fichier, menaces de retraits de salaire, menaces de retrait de la fonction de directeur  ».

À Bauzy (Loir-et-Cher), l’enseignant responsable de la classe unique vient même de se voir notifier par l’inspection d’académie le retrait d’une fonction de directeur qu’il n’a pas. Dans une lettre de soutien envoyée au ministère, le CNRBE rappelle que tous ne font qu’appliquer les recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Celui-ci préconise en effet que « seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soit régulée par la loi, de manière à en prévenir un usage abusif  ».



Le ministère continue également de faire la sourde oreille aux demandes des parents souhaitant exercer leur droit d’opposition, et omet volontiers de le leur notifier en début d’année. Ce droit leur a pourtant été reconnu par le Conseil constitutionnel dans un arrêt du 19 juillet 2010. Mais le refus d’inscription des enfants doit se fonder sur « des motifs légitimes », et tous ceux qui ont été évoqués jusqu’ici ont été récusés. L

e CNRBE a donc décidé de multiplier les recours de parents devant les tribunaux administratifs de province afin de découvrir quels sont les motifs recevables. Les procédures contestant la légalité du fichier n’ont pas davantage abouti. L’an dernier, 2 100 plaintes contre X ont été déposées, mais le procureur de Paris a décidé de les classer sans suite. Quatorze parents viennent donc de réitérer, en s’adressant directement à la doyenne des juges de Paris pour obtenir la saisie d’un juge d’instruction. S’ils obtiennent gain de cause, les 2 100 plaintes classées pourront être réactivées et jointes à la procédure. En parallèle, 428 lettres de parents ont été transmises au rectorat de Paris.



Le CNRBE semble également avoir été entendu par les politiques. Fin mai, c’est l’Assemblée de Corse qui ouvre le bal, en votant à l’unanimité une motion. Elle demande, entre autres, de renoncer à l’immatriculation des enfants (BNIE/RNIE), «  une remise à plat de tout le système informatique de l’Éducation nationale » et l’organisation d’« un vrai débat sur l’utilisation des technologies numériques dans le service public d’éducation ».

Le 20 juin, le Conseil de Paris adopte un vœu présenté par les élus d’Europe Écologie-Les Verts, appelant tous les utilisateurs à «  prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la collecte, le stockage et l’utilisation de données personnelles sensibles restent confidentiels ». Et, le 29 juin, le conseil régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur fait de même. Qui a dit que Base élèves était une « histoire dépassée »  ?


Plus d’informations : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

13.04.2011

13 milliards d'euros de ponction sur l'épargne populaire du livret A et du Livret développement durable

POLITIS.JPG13 milliards d'euros de ponction sur l'épargne populaire du livret A et du Livret développement durable, c'est le nouveau cadeau du gouvernement aux banques. Le décret daté du 16 mars ne leur demande aucune contrepartie. Fin 2008, environ 40 milliards d'euros ont été ponctionnés dans cette épargne populaire, centralisée à la Caisse des dépots, pour renflouer les banques.

03.04.2011

La laïcité pour les Nuls, à l’usage de Claude Guéant

ufal.jpgLe ministre de l’Intérieur Claude Guéant s’est laissé aller, jeudi 24 mars, à une ahurissante déclaration : « Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne [le] doivent pas non plus ».

La proximité du second tour des élections cantonales et la course aux voix du Front National ne sauraient justifier un tel dérapage, de la part d’un ministre de la République. Pour sa gouverne, l’UFAL lui rappelle ici les règles de la laïcité dans notre société démocratique.

Le principe de laïcité interdit effectivement aux agents publics, même s’ils ne sont pas en contact avec le public, toute manifestation religieuse : ils doivent assurer à chaque usager du service public une égalité absolue de traitement, quelles que soient ses convictions ou ses origines (réelles ou supposées).

Mais en aucun cas une telle interdiction ne s’applique aux usagers eux-mêmes. La liberté de religion, garantie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, s’exerce « en privé ou en public » selon l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les seules restrictions qui peuvent lui être apportées relèvent du respect des libertés d’autrui, et de « l’ordre public déterminé par la loi » (et pas par le ministre de l’Intérieur !).

Ces restrictions concernant les usagers varient selon les lieux. Ainsi, à l’école publique, seul le port de signes religieux ostensibles est interdit aux élèves – alors que tout signe religieux est interdit aux personnels, agents publics. Dans les services publics, rien n’interdit aux usagers une tenue religieuse, mais aucun motif religieux ne permet de dérober son visage lorsqu’on doit justifier de son identité, ou de récuser un médecin hospitalier à cause de son sexe. L’UFAL rappelle à ce sujet que la commission Stasi avait, en 2003, souhaité une mesure législative encadrant la liberté religieuse à l’hôpital public : il serait bon de mettre en application cette proposition, que le respect des libertés d’autrui et la continuité du service rendent toujours nécessaire.

Dans une République laïque, la liberté est la règle, l’interdiction l’exception, obligatoirement justifiée par la loi. M. Guéant, la laïcité, c’est la liberté !

31.03.2011

Luc Chatel, le fossoyeur de l’éducation nationale

ufal.jpgAprès l’IGAERN, c’est au tour du corps d’inspection de monter au créneau pour dénoncer la « paupérisation de l’école » publique. Dans une lettre écrite le 7 mars dernier, le SNPI-FSU (Syndicat national des personnels de l’inspection de la FSU) se fait l’écho du malaise qu’éprouvent un certain nombre d’inspecteurs.

Témoins privilégiés du travail des professeurs, les inspecteurs s’inquiètent des difficultés croissantes que rencontrent ces derniers dans l’exercice de leur métier. La situation des professeurs stagiaires est particulièrement alarmante : la formation initiale est « bien insuffisante pour ne pas dire inexistante au regard des besoins des élèves ». Une fois encore, les inspecteurs qui avaient pourtant mis en garde le ministère contre « l’arrivée massive de jeunes enseignants stagiaires sans aucune formation pratique » n’ont pas été écoutés

Roland Damis, l’auteur de cette lettre, rend compte du sentiment d’impuissance et de malaise qu’éprouvent les inspecteurs face aux « suppressions massives de postes qui fragilisent les enseignements ».

Autre sujet d’inquiétude : la marginalisation croissante des inspecteurs. La mise en place du « pacte de carrière » est un moyen, pour le ministère, de transférer en douce aux chefs d’établissement une mission qui était, jusqu’à maintenant, confiée aux inspecteurs : procéder à l’évaluation pédagogique des professeurs. La répartition des prérogatives entre autorité pédagogique (corps d’inspection) et autorité administrative (chef d’établissement) est remise en question au profit des chefs d’établissement qui sont désormais promus directeurs des ressources humaines.

L’auteur de la lettre craint que cette marginalisation ne soit le prélude à la disparition pure et simple de l’inspection, à tout le moins dans ses missions de conseil, d’assistance et d’évaluation des professeurs. Après la réforme de la formation de l’année de stage qui les prive de toute formation initiale, la seule aide qui existait en aval, les inspecteurs, risque bien de disparaître elle aussi. La disparition de l’inspection n’est donc pas seulement préjudiciable aux inspecteurs eux-mêmes : elle l’est également aux professeurs dont les qualités pédagogiques ne peuvent être évaluées que par un corps indépendant de spécialistes disciplinaires. Elle est préjudiciable, enfin, aux élèves qui doivent être instruits par des professeurs formés et jugés en fonction de la maîtrise de leur discipline et de leurs qualités pédagogiques. Or, les chefs d’établissement n’ont aucune compétence en la matière. C’est la raison pour laquelle l’UFAL a toujours défendu le principe de la double évaluation, gage de l’indépendance et de la qualité des professeurs.

Au final, Roland Damis déplore « une sorte de coupure de la chaîne pédagogique ». Les inspecteurs qui « devaient être des relais de terrain » ne sont plus que des « VRP de choix politiques qui ne sont pas discutés et, pour la plupart, désapprouvés par une majorité de Français ». Quant aux professeurs, ils sont abandonnés à leur sort, dans une période où « le constat est fait d’une forme de souffrance au travail ».

« Ce qui compte aujourd’hui, c’est que les chiffres soient bons… c’est important pour la carrière et la prime d’un recteur ! ». Certains chiffres parlent, hélas, d’eux-mêmes : 47 inspecteurs et proviseurs ont déjà rendu récemment à Chatel leurs palmes académiques. 22 % des néo titulaires de l’académie de Créteil, selon l’inspection, ont démissionné cette année de l’Éducation nationale.

L’UFAL :

  • Se joint à la protestation du syndicat des inspecteurs : trop, c’est trop !
  • Exige un moratoire sur la réforme des rôles et missions de l’inspection.
  • Exige un audit immédiat sur la situation actuelle dans l’enseignement après la cohorte des contre-réformes mises en œuvre par le ministère : suppression des postes, destruction de la formation initiale des professeurs et, désormais, disparition programmée de l’inspection.
  • Exige la démission de Luc Chatel dans l’intérêt de l’École de la République.

Damien Pernet le 29/03/2011 - Cet article est paru aussi dans le journal l'humanité.

16.03.2011

Georges Tron ou la précarité à durée indéterminée dans la fonction publique

ufal.jpgContact presse : Damien Pernet - 06 86 35 34 62 - 16/03/2011

Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la précarité dans les trois fonctions publiques s’est accrue de façon alarmante. Des négociations paritaires se déroulent en ce moment pour la résorber. L’UFAL, qui milite depuis longtemps pour un enseignement de qualité, a dénoncé dès 2008 la politique consistant à supprimer drastiquement des postes à l’Education nationale (voir la pétition). C’est pourquoi elle n’est pas dupe des intentions réelles de Georges Tron et Luc Chatel.

L’actuel budget triennal reconduit la suppression de 16 000 postes d’enseignants par an, dans la logique de non – remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Cela se traduit par l’augmentation de personnels contractuels dans l’éducation nationale. Ainsi dans son rapport du 10 juillet 2010 l’IGAENR (corps de hauts fonctionnaires chargés de l’évaluation des politiques publiques) note qu’il manque 1 300 postes de titulaires dans le primaire et 2700 dans le secondaire à la rentrée 2010, carence en partie compensée par une « augmentation de 31 % du recours aux contractuels et vacataires ».

Dans ce contexte, le ministre de la Fonction publique envisage une première mesure : transformer en CDI les contrats des agents en CDD depuis au moins 4 ans. Certes, pour une partie des précaires, cela équivaut à une amélioration notable de leur vie quotidienne. Reste qu’il s’agit, en réalité, d’une simple transposition du droit européen. Le gouvernement fait preuve, par conséquent, d’une certaine malhonnêteté quand il présente cette mesure comme un geste volontariste.

La seconde mesure consiste en un plan pluri-annuel de résorption de la précarité. 50 000 agents non-titulaires devraient être titularisés via l’ouverture de concours internes et d’examens professionnels. Sachant qu’il y a actuellement 870 000 précaires, il suffit de faire une simple opération de soustraction pour s’apercevoir que le gouvernement a en fait choisi de maintenir 820 000 précaires dans la fonction publique. Requalifier une partie d’entre eux en CDI n’est qu’une demi-mesure qui ne fera que reconduire les inégalités au sein de la fonction publique.

L’UFAL :
• Rappelle que les agents de l’Etat doivent être recrutés par concours nationaux et non par contrat. Le statut de fonctionnaire est en effet le plus à même de protéger les personnels des diverses pressions dont ils pourraient faire l’objet.
• Tient à exprimer son inquiétude face à la politique de contractualisation des personnels que le gouvernement est en train de mettre en œuvre à travers la requalification d’une partie des contractuels en CDI, mais aussi d’une façon plus larvée à travers des dispositifs comme le programme CLAIR ou encore le « pacte de carrière »
• Dénonce toutes les formes de précarité dans la fonction publique, et en conséquence, un plan qui n’est pas à la hauteur des enjeux.
• Fait le même constat que l’IGEANR dans le rapport qu’elle a remis au ministre de l’Education nationale au mois de juillet dernier (lire le communiqué de presse à ce propos) et dénonce une politique insincère qui, sous couvert de résorber la précarité, la produit.
• Exige un plan de titularisation dans l’Education nationale beaucoup plus ambitieux, qui ouvrirait des postes aux concours internes et réservés en prenant en compte le nombre réel de précaires.
• Exige une formation initiale d’un an de tous les enseignants, en partant du principe de bon sens selon lequel un enseignant bien formé est le gage d’un élève bien formé.

17.02.2011

Le journal, gratuit, TAPAGE n°11 vient de paraître !

tapage.jpegTapage 11 vient de paraître :  vous pouvez donc :

Télécharger gratuitement la version PDF 

Au sommaire :

  • TRANSPORTS URBAINS - L’État comme véhicule
  • MEAUX - Les associations et leurs subventions
  • Conseil de la Communauté d’agglomération - La solidarité… ne passe plus par le Pays de Meaux
  • Alerte noire en Seine et Marne - La fracturation hydraulique débarque à DOUE
  • déchets en Nord Seine-et-Marne : "Faire de nos décharges une ressource"
  • Les caprices de Marianne. Un autre monde économique est possible
  • Volcanique - Révolution au pays du froid
  • À petit feu et à grande échelle - L’empoisonnement du consommateur
  • Europe - L'Espagne sur la voie de la laïcité
  • Social - Il faut défendre les 35 heures
  • Philo - Existe-t-un rapport entre morale et politique ?
  • Polémique - les langues sont vivantes, pourquoi l'orthographe serait-elle "morte" ?
  • Education - Le malaise
  • Livres - Un garçon de la City

06.01.2011

Appel Europe Ecologie – Les Verts: Laïcité n’est pas racisme !

EELV.JPGDepuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste visant les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », lois visant spécifiquement les musulmans, ethnicisation de la question sociale en ce qui concerne les difficultés que rencontrent les banlieues, campagnes contre « l’islamisation » de la France, amalgames entre terrorisme, islamisme, musulmans, jeunes de banlieue.

Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.

Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale.

L’un des tours de « passe passe » qui a permis, malgré une tradition anti-raciste et anti-coloniale, d’étendre ces grilles d’analyse même au sein de l’institution républicaine, s’est fait par l’instrumentalisation et le pervertissement de la notion de « laïcité ».

Signez la pétition

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10.12.2010

Un lycéen de Thorigny expulsé et victime de violences policières.

Oussama Benbrahim, élève de 18 ans au lycée Perdonnet de Thorigny/ Marne, a été arrêté le 21 novembre 2010 à Meaux, interné au CRA du Mesnil – Amelot, puis expulsé de force dans la nuit du samedi 4 décembre. Le père d'Oussama travaille pourtant depuis 6 ans en France, en situation régulière, mais sa démarche de regroupement familial s'est heurtée au mur de la préfecture de Seine – et – Marne.

Devant la violence de son expulsion un comité de soutien s'est constitué. Jeudi 8 décembre, en mairie de Thorigny, en présence du maire Thibault Guillemet et du conseiller régional Jean – François Pellissier, une conférence a eu lieu. Il a été décidé de continuer la lutte pour soutenir Oussama et lui permettre de terminer ses études. Un dossier juridique va être monté, afin de déterminer les entorses aux droits de l'homme qui auraient pu être commises contre le jeune lycéen d'une part, et d'autre part, un parrainage Républicain sera organisé en mairie de Thorigny, accompagnée d'une nouvelle conférence de presse courant janvier.

Pour signer la pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/article32963.html

Damien pernet.

04.10.2010

Interview de Damien Pernet, réalisée par l'UFAL à l'occasion de l'université populaire laïque, à Eymoutiers en août 2010


Interview de Damien Pernet (Conseiller municipal d'opposition à Esbly 77450) envoyé par ufalvideos. - Regardez les dernières vidéos d'actu.