13.04.2012

Tapage : le n°17 de mars 2012 est paru (gratuit) !

tapage.jpegAu sommaire du Tapage 17 de mars

La démocratie à l'épreuve de la crise :


Certes des menaces pèsent lourdement sur les peuples, en France (p16) et d’en d’ autres pays d’Europe (p 18) Mais ne désespérons pas de la démocratie (p 4 et 5) En effet, que ce soit en matière d’énergie (p 10) d’éducation (p 2 et 3) de production (p14) et de « Droits de l’homme » (p 17) nous avons encore bien des raisons de garder espoir.
Cependant pour cela il nous faut parfois perdre certaines illusions (p15), déjouer des pièges grossiers (p6 et 7) et garder notre passé en mémoire (p9)…

12.04.2012

L'Europe divisée sur l'exploitation du gaz de schiste

TTEUROP.JPG11/04/12 - Déjà exploité aux Etats-Unis et au Canada, le gaz de schiste comporte des risques environnementaux et sanitaires ayant rapidement été mis en évidence, notamment par une étude commandée par la commission ENVI du Parlement européen. Parmi les pays membres de l'Union, la Pologne se présente comme un farouche partisan de l'exploitation de ce gaz "non-conventionnel" au nom de son indépendance énergétique et défendra ses positions au Parlement européen dans le courant du mois d'avril.

"le forage de gaz de schiste au Royaume-Uni a causé deux séismes de magnitude 2,3 et 1,5 près de Blackpool en mai 2011. La compagnie Cuadrilla y injectait des fluides sous haute pression souterraine pour faire sauter la roche."

L'article en entier ......

11.04.2012

Loi sur le voile intégral : près de 300 femmes verbalisées en un an

"Analysant le profil des femmes verbalisées, M. Nekkaz précise qu'elles sont, pour 88 % d'entre elles, "de nationalité française" et pour 35 % des "Françaises de souche". Elles sont à 67 % "divorcées ou célibataires", preuve, selon lui, qu'elles ne portent pas le voile "sous la contrainte d'un mari". D'ailleurs, ajoute M. Nekkaz, "aucun homme n'a été mis en cause pour avoir forcé sa compagne à porter le voile"."

La source du Monde ....

Les chiffres qui marquent : Mai 2012

pleine vie mai 2012 cdm.jpg

09.04.2012

L'ACOSS dresse le bilan du dispositif auto-entrepreneurs à fin décembre 2011

ANNUSECU.JPG02/04/12 - L'ACOSS a réalisé ce panorama à partir des informations reçues par les Urssaf à fin février 2012.

La branche Recouvrement dénombre 750 828 auto-entrepreneurs administrativement actifs fin décembre 2011, contre 628 700 fin 2010 (+ 20 %). La progression du nombre de nouvelles affiliations (environ 65 000 affiliations au 4e trimestre 2011, comme au troisième trimestre), s'effrite à comparer à 82 000 affiliations un an plus tôt. Cette variation sera précisée dans les prochains mois avec le traitement des adhésions des retardataires.

La très forte augmentation (+95 %) du nombre de radiations constatée en 2011 provient principalement de la mise en oeuvre du processus de radiation automatique, mis en place par la LFSS pour 2011. Rappelons que les auto-entrepreneurs qui ne déclarent pas de chiffre d'affaires pendant 8 trimestres consécutifs sont radiés automatiquement. Néanmoins, ces radiations peuvent également correspondre à des transitions vers le régime des travailleurs indépendants « classiques » ou à l'occasion d'opérations de contrôle menées par les Urssaf qui requalifient le statut. Les auto-entrepreneurs sont davantage attirés par certaines activités de service.

A l'instar des travailleurs indépendants classiques, plus d'un tiers d'entre eux exercent leur activité dans les secteurs du commerce et du bâtiment. Parmi les auto-entrepreneurs administrativement actifs, moins de la moitié sont économiquement actifs (44,8 %).

Environ 324 000 de ces auto-entrepreneurs ont déclaré avoir généré un chiffre d'affaires positif au titre du 4e trimestre 2011 contre 334 000 au trimestre précédent (un chiffre qui sera probablement révisé à la hausse à cause des déclarations retardataires). Entre l'année 2010 et 2011, on constate une nette augmentation du chiffre d'affaires annuel total (+ 40 %), à 4,36 milliards d'euros, davantage liée à l'accroissement du nombre d'auto-entrepreneurs économiquement actifs (+27 %) qu'à la hausse du CA annuel moyen (+11 %), à 9244 euros. Seulement 8,1 % de l'effectif total atteignent un volume d'affaires annuel supérieur à 20 000 euros en 2011. Des montants qui montrent que ce statut correspond davantage à une activité d'appoint qu'à une véritable création d'entreprise.

http://www.acoss.fr/index.php?option=com_docman&task=docclick&bid=1906

08.04.2012

Destination santé - Allergies aux pollens : donnez-vous le droit de sortir


podcast------------------Stop radio ->       Site destinationsante.com

07.04.2012

Esbly : la dette, l'opposition rétablit la vérité !

Esbly dette finances locales.jpgPour approfondir : La dette au carré.pdf

05.04.2012

Le GESTE utile (66) : Rendre son ordinateur plus économe.

ordi eco.jpg

04.04.2012

Esbly : Circulation de matériaux radioactifs, l'opposition interroge le Préfet....

Les élus d'opposition ont demandé la mise à l'ordre du jour du conseil municipal du 17/11/2011 une proposition de délibération :

déchets radioactifs.jpg

Madame le Maire a donc écrit au Préfet le 2 novembre 2011 déchets radioactifs VPH-Préfet1.jpg, n'ayant aucune réponse, nous avons demandé sa mise à l'ordre du jour du conseil municipal du 09/02/2012, en conséquence une relance a été envoyée le 23/01/2012 déchets radioactifs VPH-Préfet2.jpg.

google-pipeau.jpgLe 23/03/2012, la sous-Préfecture "botte en touche" en expliquant que chacun peut solliciter des informations auprès d'un transporteur ou d'un exploitant. Sauf que chacun ne connaîtra jamais à temps les conditions du trafic de ces matières dangereuses par fer ou route (mesure pour contrer les antinucléaires) et donc il nous est impossible de vérifier la réactivité des autorités, vis à vis des administrés, en cas d'incident majeur:

Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.

Conseil Général 77 : Pôle hospitalier de Melun

CGDP04042012.jpg

Conseil Général 77 : détresse des salariés de Prevent Glass.

CGDP04042012-2.jpg

Et si, au lieu de télétravail, on parlait de "workshifting" ?

CXP.JPGMis en ligne le 03/04/2012

La notion de télétravail va bientôt entrer dans le code français du travail. Adopté en octobre à l'Assemblée nationale, l'article 40 bis de la loi Warsmann devrait être soumis au Sénat avant la fin du mandat présidentiel actuel. Cette loi aura le mérite de pallier un vide juridique sur le sujet: encore peu développée en France, la pratique du télétravail a besoin d'un cadre légal dans un pays où la culture de la négociation est faible.

Certes, la gestion des ressources humaines est touchée par cette mesure, car il faudra apporter des avenants aux contrats de travail et peut-être aussi revoir les dispositifs actuels de gestion des temps (E-SHOP - Gestion des temps - Les fonctions). Pour nos lecteurs DSI, cette loi va surtout dans le sens d'une tendance de fond impactant directement le système d'information : l'évolution en profondeur des modes d'accès (où ? quand ? comment ?) aux applicatifs par leurs utilisateurs. Les grandes entreprises, les plus concernées, s'y préparent activement. Une toute récente enquête mondiale commanditée par Citrix et menée auprès de responsables informatiques de grandes entreprises (plus de 500 collaborateurs) dans 11 pays (*) révèle que d'ici fin 2013, 93% d'entre elles auront mis en place des stratégies de workshifting: entendez des environnements de travail flexibles et nomades.

Et contrairement aux idées reçues, les grandes entreprises françaises ne sont pas en reste. Elles se montrent même très réceptives au sujet. Toujours selon l'enquête Citrix, elles seraient 91% à vouloir d'ici fin 2013 permettre à leurs salariés de choisir le moment, le lieu et le matériel le plus approprié pour effectuer leur travail. Les directions informatiques interrogées confirment que leur entreprise a conscience des avantages des modes de travail nomades, tant pour les salariés que pour le management.

Pour les salariés, l'avantage essentiel est la possibilité de pouvoir travailler n'importe où (61% des réponses). Pour l'entreprise, les avantages sont des gains de productivité (54% des répondants) et l'amélioration de la qualité de service (41%). Les DSI y voient aussi un intérêt pour leur propre service : le workshifting permet d'accompagner des populations de plus en plus nomades (42% des salariés en entreprise en moyenne), diverses (salariés, mais aussi intérimaires, consultants, partenaires, contractuels...). Pour 39% des entreprises déployant une stratégie de workshifting, celle-ci est également un moyen d'accompagner le phénomène BYOD ("Bring your own device" = Apportez votre propre appareil).

Surtout, le principal levier du workshifting est son apport au plan économique. En effet, ces nouveaux modes de travail mobiles et à distance sont perçus comme un moyen de réduire les coûts de l'entreprise et en particulier les dépenses informatiques. Des économies sont possibles grâce à une meilleure rétention des talents (pour 58% des sondés), à la rationalisation des coûts d'administration du parc informatique (48%), à la consolidation et la centralisation des serveurs (46%), à la réduction des coûts immobiliers (42%) comme des déplacements et voyages (31%).

La mise en place d'un télétravail reconnu et plus massivement pratiqué, dans le cadre d'organisations de travail plus flexibles et mobiles, ne seraient pas facile à assurer et à gérer sans l'utilisation de technologies qui ont aujourd'hui le mérite d'exister et d'être fiables. Il s'agit d'abord bien sûr, comme l'indique Citrix qui en est l'un des premiers fournisseurs, des technologies de virtualisation des postes de travail (E-SHOP - voir notre étude sur le sujet), auxquelles 32% des entreprises interrogées dans le cadre de cette enquête ont déjà recours tandis que 41% envisagent d'y passer dans les 12 prochains mois. Mais il s'agit aussi, plus généralement, de toutes les formes d'outils de collaboration, de la vidéoconférence aux espaces de travail partagés, rendus possible par des outils d'ECM collaboratif (E-SHOP - Etat de l'art ECM). Les applicatifs en mode SaaS et le cloud (E-SHOP - ERP en mode hébergé locatif et SaaS) sont aussi d'une grande facilité d'usage pour les utilisateurs travaillant à distance, soit en déplacement, soit à domicile.

Si le télétravail (quand il est souhaité par les salariés) s'est longtemps heurté à la réticence des managers, qui y voient encore souvent le risque d'une rupture de liens avec leurs collaborateurs et une entrave au bon fonctionnement de l'entreprise, le workshifting, concept nouveau, anglo-saxon, technologique, mettant l'accent sur la stratégie de l'entreprise plus que sur l'intérêt individuel du salarié, a certainement plus de chances de les séduire. Les temps changent, heureusement.


(*) L'étude Citrix Workshifting Index a été conduite par l'institut Vanson Bourne en octobre 2011 auprès d'un échantillon de 1 100 professionnels de l'informatique opérant dans onze pays (Australie, Brésil, Canada, Chine, France, Allemagne, Inde, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni et Etats-Unis). Les trois quarts de ces personnes appartiennent à des entreprises de 1000 salaris ou plus, le dernier quart travaillant pour des entreprises de 500 à 999 employés.

Claire Leroy

Appel des rased : Signer la pétition !

Actuellement 50125 signatures

PETITIO.JPG


Une politique à haut risque : Plus aucune aide spécialisée pour 250000 élèves d’école primaire dès la rentrée !
Année après année, les cartes scolaires révèlent un véritable abandon du service public d’éducation
- augmentation des effectifs par classe
- dégradation des formations initiale et continue des maîtres
- diminution des postes de remplaçants
- abandon de la scolarisation dès 2 ans
- conditions dégradées de scolarisation pour les élèves en situation de handicap
- démantèlement des RASED (Réseau d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté  - maîtres E, rééducateurs et psychologues)
L’école tout entière est touchée avec de lourdes conséquences pour les plus fragilisés de ses élèves.

Pour la rentrée 2012, une nouvelle vague de suppressions massives de postes de RASED est programmée, qui portera à près de 5000 le nombre de postes d'enseignants spécialisés de RASED détruits depuis 2008. Le ministère saborde ainsi le seul dispositif gratuit d’aides spécialisées et psychologiques à l’intérieur de l’école. Des milliers d’élèves sont sacrifiés, sous couvert d’une dette publique qui masque en réalité une vision ultralibérale de l’éducation.  

Attaquer les RASED :
-C’est supprimer le regard spécifique des enseignants spécialisés sur les élèves en difficulté. 
-C’est laisser des enfants, pour lesquels la réponse pédagogique du maître de la classe n’est pas suffisante, s’enfoncer résolument dans l’échec scolaire, la violence ou l’exclusion.
 -C’est ne plus accompagner les familles et laisser des enseignants désarmés par des enfants qui n’apprennent pas. 
-C’est externaliser la difficulté scolaire vers le secteur privé en renvoyant aux familles la responsabilité et la charge d’en supporter le coût. 
 L’aide personnalisée et les stages ne peuvent en aucun cas remplacer les RASED ; chacun le sait, depuis les enseignants, les parents, jusqu’à l’Inspection Générale qui l’a clairement exprimé dès 2009. La difficulté scolaire est complexe et multiforme. L’école a besoin de tous les professionnels spécialisés, pour croiser les regards et assurer l’accompagnement des élèves afin d’enrayer l’échec scolaire.
Toutes les ressources doivent pouvoir être mobilisées dans l’ensemble des dispositifs pour assurer la réussite de tous les élèves.

SAUVER ET DÉVELOPPER LES RASED, C’EST DÉFENDRE UNE ÉCOLE POUR TOUS !

A l'initiative des organisations du Collectif National Rased :
AFPEN, FNAME, FNAREN, ANCP, FCPE, AGSAS, ICEM, CGT Educ'action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SIEN-UNSA, SNPI-FSU, SN PsyEN-UNSA, SNUipp-FSU, SUD-éducation.

02.04.2012

L’eau potable en Seine-et-Marne, polluée aux pesticides

E77.JPGUFC-Que Choisir accuse les pratiques agricoles

L’étude que UFC-Que Choisir vient de publier, indique qu’une eau contaminée en pesticides est distribuée à plus d’un million de consommateurs. Pesticides, nitrates, sélénium sont incriminés. Eure-et- Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne, Pas-de-Calais, Marne et Aube seraient les départements les plus pollués. En cause, des pratiques agricoles qui ont recours trop lourdement à l’usage de pesticides. Et si deux millions de consommateurs disposent d’une eau non conforme aux critères règlementaires, 97,5 % des Français consomment une eau de bonne qualité, toute l’année.

L’association de consommateurs a mis en ligne une carte interactive qui permet à chaque citoyen de connaître la qualité de l’eau sur sa commune. Mais loin de remettre en cause ce qui sort de nos robinets, l’association rappelle que cette eau potable a une qualité équivalente à celle vendue en bouteille plastique, que son cout est 130 fois moins cher pour un effet de serre près de mille fois inférieur.

Il est donc primordial de la préserver !

Accédez au formulaire de contenu Pour être informé de nos dernières actualités inscrivez-vous gratuitement à la newsletter "La Seine et Marne ".

Extrait de la carte interactive :

eau,qualité,2011,que choisir

 

La pauvreté, le mal français

E77.JPGL’observatoire national de la pauvreté (ONEPS) a rehaussé les chiffres de ces dernières observations, ce sont désormais 11 millions de personnes qui sont concernées par la pauvreté...

Selon l’étude, présentée dans ses grandes lignes par Didier Gelot, le secrétaire général, la pauvreté augmente sans discontinuité depuis 2004. Ainsi, plus de 8 millions de personnes vivent avec moins de 954€ par mois dont 2 millions avec moins de 640€ auxquelles on ajoute celles qui se privent matériellement. Le constat est affligeant pour une société dite moderne et parmi les cinq premières puissances mondiales.

Les familles monoparentales sont les plus touchées mais, surtout, on peut aujourd’hui travailler dans notre société et être en pauvre. Si les constats ont été faits avant la crise, il n’en reste pas moins que la précarité est de plus en plus associée au travail, les contrats courts et l’intérim devenant de plus en plus la norme.

On peut se rassurer en regardant ce qui se passe autour de nous, notamment en Espagne où l’on parle, de plus en plus fort, de générations sacrifiées pour qualifier la jeunesse ibérique, mais aussi en Italie. Notre système de protection joue à plein et limite les constats. Toutefois, cela n’est pas satisfaisant de prendre conscience, qu’en France, au XXIe siècle, des gens souffrent au point de ne plus se soigner et d’arbitrer entre les besoins fondamentaux alors que, par ailleurs, d’autres vont toucher plusieurs dizaine de millions d’€ de salaire sur une année, simplement.

Le conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion constatant que les minima sociaux n’ont été que peu revalorisés ces dernières années, encourage à une revalorisation des minima sociaux de 25%.