"Eau, agriculture, biodiversité, construction durable : Paris et la Seine-et- Marne s’engagent ensemble pour le développement durable de la métropole"
Ces bonnes intentions font l’objet d’un partenariat entre le Conseil Général de Seine et Marne et la ville de Paris et qui porte sur l’augmentation des collaborations entre les deux collectivités. Les destins de ces deux territoires sont étroitement liés, la Seine et Marne ayant traditionnellement le rôle de base arrière, amenant services et produits, mais servant aussi, trop souvent, d’exutoire.
4 engagements et 23 actions.
Premier axe de cette coopération, l’eau.
La Seine-et-Marne est un département riche en eaux superficielles et souterraines (la nappe du Champigny, plus grand gisement d’eau potable d’Ile-de-France, alimente en eau 1 million de Franciliens) mais la ressource se raréfie et sa qualité tend à se dégrader. Les aires d’alimentation des captages en eaux souterraines de Paris en Seine-et-Marne représentent plus de 15 000 hectares, dont près des trois quarts sont des terres agricoles. Leur exploitation, malgré le nombre croissant d’agriculteurs engagés dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement, (Mesures Agro-Environnementales), donne encore souvent lieu à l’utilisation de nitrates ou de pesticides qui s’infiltrent dans les nappes.
2e axe : l’agriculture respectueuse
Pour améliorer la qualité des eaux captées, Paris a décidé de s’associer à l’accompagnement des agriculteurs vers des modes de production limitant les intrants, développés dans le Plan départemental de l’eau initié par le Conseil général de la Seine-et-Marne. Deuxième axe, la promotion d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. La Ville de Paris est engagée dans un plan de développement de l’alimentation durable pour sa restauration collective depuis 2010, avec un objectif de 30% d’alimentation bio, labellisée, de saison, de proximité en 2014. Elle souhaite donc promouvoir, en Seine-et-Marne, une agriculture plus respectueuse de l’environnement, notamment en contribuant à l’organisation de filières bio et intégrées ainsi qu’en soutenant des circuits courts de valorisation des productions agricoles seine-et-marnaises. De plus, les deux collectivités encourageront l’approvisionnement des restaurants collectifs qu’elles gèrent par les productions issues de l’agriculture intégrée ou biologique, ainsi que la mise en place de structures pour centraliser la production et organiser la logistique (collecte, stockage, conditionnement, commercialisation).
Troisième axe de coopération : la biodiversité.
Le plan biodiversité élaboré par la Ville de Paris tend à protéger les trames vertes et bleues et à développer l’écotourisme. Le territoire de la Seine-et-Marne, constitué à 80 % d’espaces naturels et agricoles, situé dans la région la plus urbanisée de France, constitue un réservoir de biodiversité crucial pour l’équilibre territorial. Les deux collectivités s’engagent pour le maintien, le prolongement ou l’établissement de quatre corridors écologiques de la trame verte régionale et départementale : les périmètres et aqueducs gérés par Eau de Paris, l’ancien chemin de fer qui reliait la Bastille à Verneuill’Étang (chemin des roses), la promenade de la Dhuis et le canal de l’Ourcq.
Quatrième volet de la coopération : promouvoir la Seine-et-Marne comme territoire ressource et innovant pour la construction durable et Paris comme ville durable exemplaire.
Des projets et expérimentations innovants en matière d’éco-construction ou d’énergies renouvelables feront l’objet de recherches au sein de la Cité Descartes et du pôle de compétitivité ADVANCITY (Champs-sur-Marne) pour leur apporter une visibilité utile à leur rayonnement. Paris et la Seine-et-Marne s’engagent également à soutenir des actions de formation en direction des professionnels du secteur de l’éco-construction, à redéfinir leurs politiques publiques d’achat pour y promouvoir les éco-matériaux et à développer des filières courtes d’éco-matériaux.