01.02.2012

Augmenter les « droits à construire » de 30 % : une mesure contestée

LAGAZETE.JPGNicolas Sarkozy veut favoriser la construction de logements supplémentaires au cours des trois prochaines années en relevant de 30 % les droits à construire sur les habitations, a-t-il annoncé dimanche 29 janvier 2012 lors de son intervention télévisée. La mesure devrait être introduite par la voie législative dans un texte voté en février.

« Cela va donner un travail formidable à toute l’industrie du bâtiment, a estimé le président de la République. Deuxièmement, une telle mesure va augmenter considérablement le nombre de logements, donc cela fera pression sur les prix. Et enfin les prix de l’immobilier à l’achat, à la vente, et les prix à la location vont pouvoir baisser ».

La mesure semble difficile à mettre en œuvre car aujourd’hui chaque plan local d’urbanisme (PLU), élaboré au niveau communal ou au niveau intercommunal, fixe les droits à construire, mais en partant plutôt de gabarits, de hauteurs limites, de volumes, que de coefficients des sols, qui ont quasiment disparu des documents d’urbanisme. Se pose donc la question de savoir à partir de quel chiffre on fixe une augmentation de 30 %.

Par ailleurs, pour Marc Pigeon, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) , « l’idée de construire plus va dans le bons sens mais avec de mauvaises solutions. Le choix d’une plus grande densité voit l’opposition des élus, des citoyens et des professionnels parce qu’elle ne génère pas une baisse des prix », a-t-il déclaré à l’AFP.

Contradictoire avec la lutte contre l’étalement urbain - Les associations de protection de l’environnement, par la voie de France nature environnement notamment, dénoncent une mesure « déraisonnable » et « contradictoire avec la politique de lutte contre l’étalement urbain ».

De plus, selon Benoît Hartmann, cette annonce du président de la République revient à étendre à tous les logements un « bonus » existant déjà pour les bâtiments performants en matière énergétique mis en place par la loi Grenelle 2.
« Maintenant, si on fait sauter cette incitation en généralisant cette règle, les promoteurs vont aller sur ce qui leur rapporte le plus », dénonce-t-il.

Le président de la République est par ailleurs revenu sur la proposition de François Hollande de cession de l’Etat de ses terrains disponibles à titre gratuit au profit des collectivités locales.
Il a assuré que les terrains seraient libérés sans « que cela ‘ruine’ l’Etat en les cédant gratuitement aux collectivités locales qui auraient alors la possibilité de les revendre aux promoteurs ».

31.01.2012

Témoignage sur le déplacement de N.Sarkozy en Ariège (Sarko tour).

sarkozy,déplacement,sécurité,partisans,ariège,coûtDe la bonne info ! Un témoignage d'un évènement récent ... A lire avant mai 2012

Pour info il est venu avec 2 avions Falcon 7 dont le sien n’a pu atterrir à Pamiers suite à une panne de freinage (volet sur les ailes) la piste était trop courte, il a atterri à Toulouse. Heureusement qu’il vient avec 2 avions il à pu repartir avec le 2éme.

Dans cette optique et vu que mon "statut de retraité" m'en laisse le temps, je me suis intéressé à la venue de SARKO en Ariège! N'étant ni élu, ni militant de l'UMP, je n'ai bien sûr pas été invité...  Mais, je n'ai pas voulu manquer un tel ... ÉVÉNEMENT, même vu de l'extérieur et je ne le regrette pas, car j'ai vécu intensément QUATRE moments "forts", que j'ai envie de vous narrer et de partager avec vous !

1°) UN FORMIDABLE DÉPAYSEMENT :
Etant donné que je connais comme ma poche toutes les routes du secteur "visité" par Sarko, le matin j'ai ...exploré  le coin ! Des Pujols, via La Tour du Crieu, Riveneuve du Bosc, Las Parets, Villeneuve du Paréage et zone industrielle du Pic de Pamiers.  Le quartier de Cazalas était "interdit" et Jojo D.  n'a pas dû vendre beaucoup de pain...! J'ai réussi à me "faufiler" en voiture, en invoquant des destinations fictives et je me suis retrouvé en COREE du NORD: véhicules et groupes de policiers à chaque intersection, plus policiers tout le long des routes: près de chaque maison, de chaque chemin ... de chaque arbre... PAMIERS était devenu PYON GYANG !

2°) J'AI CÔTOYÉ la FRANCE "D'EN HAUT":
Puis j'ai essayé de m'approcher, en voiture, de la salle de la Rijole, dans la zone industrielle. J'ai réussi à franchir un premier barrage en venant de l'abattoir et en exigeant d'aller chez Arnaudiès: les policiers, je  pense, ont noté mon numéro et m'ont laissé passer.
Deuxième barrage, un policier que je connaissais m'a dit "Mr D. , je vous laisse passer mais  vous ne pourrez pas arriver chez Arnaudiès" ... et le 3° barrage m'a été  fatal: il m'a fallu laisser la voiture.
Donc j'ai continué à pied ... et j'ai avancé, en compagnie de gens qui "portaient du beau linge" !!! J'ai vu  une noria de bus débarquer des gens, sans doute venus d'autres départements  pour remplir la salle de la Rijolle et je n'ai connu personne ... (il n'y avait sans doute pas assez d'invitables" en Ariège).
Puis ce fut le barrage "fatal", ou il fallait présenter: accréditation, invitation, badge ... et je n'ai pas pu aller plus loin, le "filtrage" étant  impitoyable !
Pour approcher Sarko, il faut le ...mériter !!!
Si vous avez vu à la télé Sarko serrer des mains, ce n'était que des sympathisants soigneusement triés et filtrés au sein de l'espace protégé (d'ailleurs cinq personnes non invitées ont été arrêtées ...)  Donc, il ne me restait plus, pour continuer, qu'à aller participer à la manif ...

3°)  J'AI CÔTOYÉ la FRANCE "D'EN BAS" :
Là, je me suis senti parmi les miens ... des copains ... des enseignants,  beaucoup de retraités, beaucoup de femmes, des syndicalistes, des militants,  des élus qui avaient boycotté Sarko, notamment: la maire de  Mirepoix, le conseiller général de Mirepoix... ils m'ont dit  avoir été relancé 6 ou 7 fois par la préfecture, pour "honorer leur  invitation ..." puis se sont joints aux manifestants, les ouvriers de  l'usine.
La manif, loin de Sarko, était autorisée à la place St Hélène (la place de  Millane étant réquisitionnée pour les véhicules des invités de Sarko)  La manif était "bon enfant", 3 policiers et 2 RG empêchaient la montée vers  la gare. Puis la manif grossissant, l'avant a commencé à monter et les  policiers se sont écartés.

Alors, logiquement, s'est  mis en place un cordon de sécurité infranchissable, au niveau du rond point sous la gare: véhicules de police  cote à cote, cohortes de policiers "cosmonautes" avec boucliers et  harnachements... impressionnant !!!.
Le cortège des manifestants s'est arrêté à quelques mètres avec banderoles, chansons ... Je suis allé devant, voir les manifestants, il n'y avait ni casseurs, ni holligans... que des banderoles, des slogans et des "vieux" comme moi, qui chantaient la Martelais!
Et on était "surveillé" par un hélicoptère qui stationnait au dessus de la manif   ... du jamais vu pour moi !

Mais des pétards (amenés par des manifestants ) ont éclaté au sein de la  manif... alors là, grosse panique en face. Crime de "lèse majesté", Sarko  risquait d'entendre le bruit des pétards ... et de la contestation et tout d'un coup, brutalement ...

4°) J'AI RAJEUNI de 44 ANS :
On a été arrosé de bombes lacrymogènes et des balles ( en caoutchouc ??)  ont été tirées.  Je n'avais plus vu ça depuis mai 68. J'ai vu des gens se tordre de douleur par terre... , nos yeux et nos poumons  brûlaient ... effrayant !!! Incroyable !!!

Là, écoeurés, mes copains et moi, sommes partis et je suis allé m'oxygéner   les yeux et les poumons à la campagne ... Voilà ce que j'ai vécu:  la France coupée en deux: les "petits fours" d'un  coté et les "grenades et la violence" de l'autre  ....!

Et rassurez vous, braves gens, c'est pas la crise pour tous : la salle de la  Rijole à Pamiers a été spécialement refaite de neuf ... moquette au sol, goudronnage autour ...les cire pompes de Sarko craignaient qu'il salisse les  siennes. L'Elysée a même veillé à ce que les personnels approchés par Sarko soient habillés de neuf ...

Rassurez vous le maire de Pamiers a affirmé que ça ne coûterait rien  au contribuable. Puisque ça ne coûte rien au contribuable, pourquoi donc  Sarko ne visiterait pas 10 000 villes en France, 10 000 sites seraient  refaits à neuf, ça donnerait du boulot aux entreprises ... sans rien coûter  aux contribuables !!!  Ils nous prennent pour des débiles !!!

Autre malaise, dans l'armée, cette fois, puisque Sarko est passé devant la  caserne du 9ème RCP et ne se serait pas arrêté se recueillir sur la stèle de  plusieurs soldats de Pamiers, qu'il a envoyé se faire tuer en Afganistan!!!!

29.01.2012

Des bâtiments écolos en France : ce n’est pas pour demain !

BASTA.JPGPar Nolwenn Weiler (11 janvier 2012)

À en croire la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la France sera bientôt couverte de bâtiments écologiquement exemplaires. Et ce grâce à la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), qui encadre désormais les constructions neuves. Manque de formation des professionnels, mauvais calculs des performances thermiques, faibles contrôles et absence de transparence : quand la révolution promise se transforme en imposture.

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Issue du Grenelle de l’environnement, la RT 2012 impose de nouvelles normes, plus strictes que celles de la RT 2005. Peu exigeante, cette dernière n’a surtout jamais été vraiment appliquée. Un rapport parlementaire [2] fait état d’une violation massive de cette précédente réglementation : plus de la moitié des constructions ne l’ont pas respectée. Le bâtiment est pourtant un secteur crucial pour alléger les consommations d’énergie, diminuer la facture des ménages comme les émissions de CO2 (lire notre article sur le scénario Négawatt). Chauffage, climatisation ou eau chaude représentent 40 % de notre consommation d’énergie.

L'article complet ....

La dette de la France, un secret bancaire ?

BASTA.JPGPar Ivan du Roy (12 janvier 2012)

Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête.

1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?

« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.

42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?

L'article en entier ....

22.01.2012

Esbly : l'U.M.P. frappée d'amnésie ?

Photo-0030.jpgVoici ce que l'on trouve sur l'affichage libre, ayant recouvert celle du front de gauche, Avenue de la République.

Amnésique pourquoi ?

"Oui au travail" on croit rêver car :

  • Qui a délocalisé des millions d'emplois en Asie ou Magreb ?
  • Qui engrange les bénéfices dans les paradis fiscaux ?
  • Qui ferme les usines sans se soucier de la vie des ouvriers et de leur familles ?
  • Qui ne paient pas d'impôts en France malgré les bénéfices ?
  • Qui rêve de réformer le code du travail ?
  • Qui par la flexibilité veut rendre les travailleurs corvéables à merci ?
  • Qui refuse de donner du pouvoir d'achat ?
  • Qui ne respecte pas la loi sur les logements sociaux ?
  • Etc .....

Les producteurs de richesses que sont les ouvriers voudraient bien avoir un travail correct ou l'assenseur social fonctionnerait comme avant. Regardez-vous dans la glace avant de critiquer l'assistanat. La paupérisation c'est une de "vos valeurs" !

Et en plus ils se déclarent "fiers de nos valeurs"

Supporters de l'U.M.P. nous sommes du même pays, la France, mais nous ne partageons pas du tout les mêmes valeurs. Pour nous c'est l'intêret du plus grand nombre qui prime et vous c'est la prime et le soutien d'une élite friquée et méprisante.

J.Picchio

19.01.2012

Les révélations de «L’espion du président»: Mediapart espionné sur ordre de l'Elysée

MEDIAPAR.JPGMediapart savait avoir été victime d’un espionnage policier sur ordre de l’Elysée. Nous l’avions écrit à l’automne 2010, ce qui nous avait valu une plainte de Claude Guéant à laquelle il a brusquement renoncé le 30 juin 2011 par crainte du procès à venir. Aujourd’hui, un livre d’enquête, L’espion du Président (Robert Laffont), apporte de nouvelles révélations sur l’ampleur de cette surveillance attentatoire aux libertés fondamentales. Mediapart va saisir la justice de ces faits nouveaux.

L'article payant ....

18.01.2012

Sarkozy dénonce les règles environnementales « tatillonnes » et les entraves à la chasse

LAGAZETE.JPG(Nde = Racolage électoral du vrai Sarkozy ennemi de l'environnement)

Nicolas Sarkozy s'est livré mardi 17 janvier 2012 à une charge en règle contre les règles environnementales trop "tatillonnes" qu'il a promis de lever et contre certaines limitations imposées par la justice à la chasse, lors de ses voeux au monde rural en Ariège.

« J’ai conscience que l’aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. Je prends l’exemple des règles environnementales, la question de l’eau, la protection de l’eau », a lancé M. Sarkozy dans son discours.

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14.01.2012

AA+ : La sanction de la gestion Sarkozy

MEDIAPAR.JPG

 Dégradation politique (extrait de l'article payant)

C’est un tournant majeur dans la campagne présidentielle. Même si Nicolas Sarkozy fait tout pour éviter le débat, il ne le pourra pas : cette dégradation est celle de sa gestion, de sa politique.

Entre cadeaux fiscaux et autres libéralités d’un côté, et dépenses incontrôlées masquées sous une discipline apparente, son quinquennat a conduit la France à la faillite. En 2007, à son arrivée, l’endettement de la France s’élevait à 900 milliards, soit 65 % du PIB. En 2012, l'endettement prévu est de 1 600 milliards d’euros, soit 82 % du PIB. 700 milliards d’euros de dettes supplémentaires en cinq ans, qui dit mieux ? En un mandat, Nicolas Sarkozy aura réussi l’exploit d’accumuler autant de dettes à lui seul que ses quatre autres prédécesseurs.

La Cour des comptes a déjà donné la lecture qu’il fallait faire de ces chiffres : la crise, argument avancé inlassablement par le gouvernement, n’est responsable qu’à hauteur d’un tiers de cette dérive financière. Tout le reste est issu des choix politiques faits par le gouvernement Sarkozy.

AA+ - Etat : 400 millions, à VINCI, pour une infrastructure inutile.

strasbourg.jpg

13.01.2012

Sarkozy et la perte du triple A: retour au réel

MEDIAPAR.JPGLa dégradation de la note de la France n’est pas une surprise. Dès novembre, nous l’annoncions comme imminente (lire ici l'article de Martine Orange), tant l’évolution de la crise des dettes publiques en Europe et l’incapacité du couple franco-allemand à l’endiguer la rendaient inéluctable. Elle peut même apparaître comme logique, voire bienvenue si l’on veut bien considérer qu’enfin, le vrai débat va pouvoir commencer. Combien de gesticulations politiques, de compromis médiocres et de confiscations démocratiques (lire ici) ont-ils été effectués ces derniers mois au seul prétexte de ne pas « agacer » les marchés et ces chères agences de notation ?

Au moins le paysage est-il éclairci. L’ampleur de la crise, comme nous n’avons cessé de le répéter dans nos éditoriaux et analyses, ne peut se satisfaire d’une gestion désordonnée faite sur fond de calendrier électoral en France, mais aussi en Allemagne. Cette perte du triple A de la France vient à point nous rappeler comment l’Europe, faute de volonté et d’ambition politique depuis deux ans, a été incapable de forger des accords qui auraient permis d’imposer aux banques, aux marchés et par conséquence aux agences de notation une politique basée sur la régulation, la solidarité et l’ambition sociale.

L'article payant ....

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