05.02.2012

Quand le gouvernement creuse la tombe du secteur associatif

BASTA.JPG

Par Nadia Djabali (31 janvier 2012)

Les associations seraient des entreprises comme les autres. C’est en substance ce qu’affirme une circulaire de François Fillon, qui depuis deux ans met à mal le secteur associatif. Appels d’offres, mise en concurrence, marchandisation : la nouvelle vision du gouvernement transforme encore davantage les associations en prestataires de services, qui doivent rentrer dans les cases de « dispositifs ». Une logique de marché, au détriment de la connaissance de terrain ou de l’expérimentation sociale.

La mauvaise nouvelle est tombée : le centre social Accueil Goutte d’Or (AGO) n’a pas été retenu par le département de Paris pour le suivi d’allocataires du RSA. Une centaine de personnes, au 31 décembre, ont été réorientées vers les onze associations choisies par la commission d’appel d’offres. L’arrêt forcé de cette activité est révélateur de difficultés auxquelles sont maintenant confrontées les petites structures associatives.

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04.02.2012

8 millions de pauvres, à qui le tour ?

TERAECO.JPG L’Hexagone a beau être en crise depuis trente ans, les soubresauts de la dernière décennie l’ont touché au cœur. La France des sans-le-sou, des précaires, des isolés, n’est plus invisible. L’angle mort est devenu un horizon pour beaucoup. Plongée près de chez nous.

Chaque jour, les signes se multiplient. Logement, endettement, revenus… La plupart des voyants de la pauvreté sont au rouge. Comme jamais. Les associations n’ont jamais eu autant de mal à remplir leurs missions, tant les besoins augmentent. Mais surtout, l’inquiétude et la colère montent en flèche. La France semble proche du burn-out.

Combien y a-t-il de pauvres en France ? Plus de 4 millions ? Plus de 8 millions ? Bien davantage, si l’on compte tous ceux que le déclassement menace d’un jour à l’autre. Tout dépend des statistiques utilisées (1). Un seul point fait consensus : la pauvreté a recommencé à grimper en 2002, après plus de trente années de baisse continue. Mais ces statistiques ne suffisent pas à lire ce qui se déroule sous nos yeux. Elles ne s’intéressent qu’aux revenus, alors que les vies diffèrent du tout au tout entre un urbain ou un rural, entre une personne isolée et une autre bénéficiant de l’entraide familiale. C’est cette réalité que Terra eco a voulu raconter.

Pour l’appréhender, nous avons passé une semaine à Saint-Etienne. Nous y avons rencontré des bénévoles, des travailleurs sociaux, des élus et des victimes. Notre infographie montre, elle, quelles sont les personnes frappées ou menacées, et vous permettra de vous situer dans la moyenne française. Car pour près d’un quart de la population de l’Hexagone « les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près », alerte Jean-Paul Delevoye, le président du Conseil économique, social et environnemental. Quatre Français, enfin, ont accepté de nous décrire cette précarité qu’ils vivent au quotidien. Ils nous racontent une France qui souffre, une France dont nous sommes tout proches, une France dont nous sommes tous proches. 

(1) Le calcul de la pauvreté se base sur le niveau de vie médian, qui coupe la population française en deux parts égales. La moitié gagne moins que ce seuil, l’autre plus. Jusqu’en 2006, l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, estimait que l’on est pauvre si l’on gagne moins de 50 % de ce revenu médian, soit 795 euros en 2009. Aujourd’hui, elle utilise le seuil de 60 %, qui est la référence européenne, soit 954 euros en 2009.

01.02.2012

Destination santé : Quels sports pour mon dos ?


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29.01.2012

Des bâtiments écolos en France : ce n’est pas pour demain !

BASTA.JPGPar Nolwenn Weiler (11 janvier 2012)

À en croire la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la France sera bientôt couverte de bâtiments écologiquement exemplaires. Et ce grâce à la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), qui encadre désormais les constructions neuves. Manque de formation des professionnels, mauvais calculs des performances thermiques, faibles contrôles et absence de transparence : quand la révolution promise se transforme en imposture.

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Issue du Grenelle de l’environnement, la RT 2012 impose de nouvelles normes, plus strictes que celles de la RT 2005. Peu exigeante, cette dernière n’a surtout jamais été vraiment appliquée. Un rapport parlementaire [2] fait état d’une violation massive de cette précédente réglementation : plus de la moitié des constructions ne l’ont pas respectée. Le bâtiment est pourtant un secteur crucial pour alléger les consommations d’énergie, diminuer la facture des ménages comme les émissions de CO2 (lire notre article sur le scénario Négawatt). Chauffage, climatisation ou eau chaude représentent 40 % de notre consommation d’énergie.

L'article complet ....

La dette de la France, un secret bancaire ?

BASTA.JPGPar Ivan du Roy (12 janvier 2012)

Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête.

1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?

« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.

42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?

L'article en entier ....

Que retenir du projet présidentiel du candidat Hollande en matière de santé

ANNUSECU.JPGExtrait de l'article .....

Sur la question de la santé, le candidat formule des propositions articulées en trois axes :

- réformer la tarification pour que l'hôpital ne soit plus considéré comme une entreprise, mais comme un service public (en mettant un terme à la convergence public-privé), lutter contre les déserts médicaux en créant des pôles de santé de proximité sur chaque territoire, augmenter la part de rémunération forfaitaire de médecins généralistes.

- sécuriser l'accès aux soins des Français par un encadrement des dépassements d'honoraires, en favorisant les baisses de prix des médicaments et en supprimant le droit d'entrée dans le dispositif de l'AME.

- ouvrir un droit à toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable à l'assistance médicalisée pour achever sa vie dans la dignité.

27.01.2012

Pétition : Stoppons la pire menace pour l'Internet libre

AVAAZ.JPGÀ tous les députés du Parlement européen:

Nous, citoyens du monde, vous appelons à défendre un Internet libre et ouvert et à refuser de ratifier l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) qui l'anéantirait. Internet est un outil essentiel aux peuples du monde entier pour échanger des idées et promouvoir la démocratie. Nous vous exhortons à faire preuve d'un véritable leadership mondial et à protéger nos droits.

PETITIO.JPG


La semaine dernière, 3 millions d'entre nous ont repoussé l'attaque des États-Unis sur notre Internet! Mais un danger encore plus grand nous menace, et notre mouvement mondial pour la liberté en ligne est prêt à tout pour le neutraliser pour de bon.

L'ACTA, un traité mondial, pourrait permettre à de grandes entreprises de censurer Internet. Négocié en secret par un petit nombre de pays riches et de puissantes entreprises, ce traité mettrait en place un organisme de l'ombre anti-contrefaçon permettant à des intérêts privés de surveiller tout ce que nous faisons en ligne. Il leur donnerait aussi la possibilité d'imposer des sanctions très sévères - allant jusqu'à des peines de prison - contre les personnes coupables selon eux de nuire à leur activité.

L'Union Européenne est en train de décider de ratifier ou non l'ACTA -- et son refus mettrait en échec cette attaque mondiale sur l'Internet libre. Nous savons qu'elle s'est opposée à l'ACTA auparavant, mais certains députés européens hésitent -- donnons-leur le soutien dont ils ont besoin pour rejeter le traité. Signez la pétition dès maintenant -- nous la remettrons de manière spectaculaire à Bruxelles lorsque nous aurons atteint 500 000 signatures!

C'est scandaleux -- les gouvernements des quatre cinquièmes de la population mondiale ont été exclus des négociations sur l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) et des bureaucrates non-élus ont travaillé en étroite collaboration avec les lobbyistes des grandes entreprises pour élaborer de nouvelles règles et un régime d'application dangereusement contraignant et puissant. L'ACTA serait appliqué dans un premier temps aux États-Unis, dans l'UE et neuf autres pays, puis son application s'étendrait au monde entier. Mais si nous persuadons l'UE de ne pas le ratifier aujourd'hui, le traité perdrait son élan et pourrait être stoppé pour de bon.

Cette réglementation serait extrêmement sévère: elle pourrait punir les citoyens partout dans le monde pour des activités banales telles que partager un article de journal ou mettre en ligne la vidéo d'une fête où on entendrait de la musique dont les droits sont protégés. Vendu comme un accord commercial protégeant les droits d'auteur, l'ACTA pourrait aussi conduire à l'interdiction de médicaments génériques de premier secours et menacer l'accès des agriculteurs aux semences dont ils ont besoin. Et plus incroyable encore, le comité ACTA aurait carte blanche pour modifier ses propres règles et sanctions, sans aucun contrôle démocratique.

De grandes entreprises font tout leur possible pour que cela devienne réalité, mais le Parlement de l'UE se trouve sur leur chemin. Appelons fermement les députés européens à tenir tête aux lobbies et à adopter une position ferme pour un Internet libre.

26.01.2012

Le GESTE Utile (61) : Arbitrer entre verre et canette.

cannette verre.jpg

25.01.2012

Compteur LINKY ERDF une vraie passoire de sécurité.

Précédent post : Le nouveau compteur électrique Linky : plus cher, plus intrusif, mais pas écologique

  plutôt Flicky que Linky !

cela se confirme : Attention à la vie privée et la viabilité des factures !
Avec 30% d'augmentation prévue, il peut être gratuit !
Il y a intérêt à sécuriser son réseau local informatique qui transite sur le courant  ERDF.

J.Picchio.

Article issu de micro hebdo de cette semaine (n°719) :

Linky non sécurisé.jpg

23.01.2012

L’électricité augmente toujours...

E77.JPG-7%, c’est la consommation nationale en 2011

 +30%, c’est l’augmentation que risque d’atteindre l’électricité en 2016 !

(Nde = une manière déguisée de rendre gratuit le nouveau compteur "intelligent" LINKY ?)

"Il faut augmenter l’investissement pour renouveler et moderniser les réseaux !" Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c’est toujours l’argument avancé pour justifier, à la SNCF comme ailleurs, la fuite en avant du prix de vente de l’énergie au moment même ou Total cherche à justifier raisonnablement ses bénéfices en hausse croissante.

Les spécialistes projettent une augmentation continue de près de 30% à l’horizon 2016, sur laquelle les décideurs ne s’engagent pas mais qu’ils ne dénoncent pas non plus. Un qui doit courber le dos, en attendant, c’est le consommateur, c’est à dire nous, qui n’avons pas voix au chapitre sur le sujet malgré des efforts remarquables pour moins consommer.

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