06.09.2011
SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE : Jusqu’où vont‐ils aller ?
Après les séquestrations et renvois forcés d’étrangers par la préfecture de la Gironde, alors même que des juges avaient ordonné leur remise en liberté, cet été ;
Après les notes de services de la police de différentes régions, faisant des expulsions d’étrangers la priorité absolue du deuxième semestre 2011, y compris dans les départements où ils se comptent sur les doigts de la main ;
Voici maintenant une rame du tramway francilien qui relie la gare RER de Noisy-le-Sec à Bobigny, spécialement affrétée par la RATP pour évacuer des roms, dont de nombreux enfants isolés, escortés par la police dans des convois spéciaux.
Faut-il rappeler que la gare de Bobigny est un haut lieu de la mémoire collective, pour le rôle joué dans les déportations du camp de Drancy ?
Toute proportion gardée, il n’en demeure pas moins que cette escalade indécente est inacceptable.
Le SAF ne peut que dénoncer cette nouvelle atteinte, gravissime et hautement symbolique, aux droits les plus élémentaires de tout être humain, et l’utilisation scandaleuse de la RATP, comme en d’autres temps de la SNCF, à des fins d’efficacité de masse.
Jusqu’où vont-ils aller ?
Paris le 1er septembre 2011
17:27 Publié dans Démocratie, Les libertés, Sarkoland, Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : étrangers, tramway, évacuation roms, ratp, saf
07.03.2011
La pétition « STOP aux restrictions du droit au séjour pour soins ! »
Plus que jamais nous avons besoin de vous pour interpeller votre députéE !
Votre députéE va bientôt voter le projet de loi Immigration, Intégration et Nationalité.
Contre l'avis hostile unanime d'experts en santé[1] [2], contre l'avis du Sénat, des députés, soutenus par le gouvernement, suggèrent d'expulser les étrangers gravement malades, dès lors qu'un traitement pour leur pathologie serait « disponible » dans leur pays d'origine…
… Même si celui-ci n'est pas effectivement accessible ni adapté à leurs besoins, à cause de son coût trop élevé, de l'insuffisance du suivi médical, des ruptures de stocks régulières – considérations qui sont aujourd'hui prises en compte.
Renvoyer des étrangers malades dans leur pays sans être certain qu'ils pourront effectivement se soigner, c'est les condamner à mort ou à entrer dans la clandestinité en France.
Les condamner à mort alors que la France s'est engagée à l'échelle internationale à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, incluant les problématiques de santé telles que la lutte contre le VIH/Sida.
Les condamner à la clandestinité en rendant très complexe leur accès aux soins au risque de ruiner les efforts de prévention déployés depuis plusieurs décennies, au risque de propager des épidémies, au risque d'augmenter des dépenses de santé évitables... Parce que, en effet, le retard dans l'accès aux soins, induisant l'aggravation de la pathologie, a un coût qui aurait pu être évité.
Le gouvernement s'obstine à suivre des considérations xénophobes envers les étrangers malades désignés coupables, à tort[3], de ruiner le système de santé et les finances publiques.
Si vous aussi êtes indignés par de telles considérations et inquiets des mesures proposées, si vous aussi pensez que les étrangers ne sont pas la cause de tous les maux de notre société, interpellez directement votre député : plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids.
A cette fin, vous trouverez :
- un mail type que vous pouvez adapter et adresser au députéE de votre circonscription ci-dessous,
- les coordonnées de votre députéE (ci-joint).
[1] Les avis des sociétés savantes et des experts : http://www.aides.org/download.php?filepath=/sites/default/files/doc/1 Droit au séjour des étrangers malades avis des organisme et institutions x_0.pdf
[1] APPEL des médecins pour la suppression de l'article 17 ter du projet de loi « Immigration, intégration, nationalité », signé par plus de 900 médecins : http://www.aides.org/download.php?filepath=/sites/default/files/doc/2 APPELmedecins Deroit au séjour pour soinsx_0.pdf
La courriel type dans la note longue ..........
17:41 Publié dans Santé, Sarkoland, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étrangers, gravement malades, expulsions, hiv, article 17
28.01.2011
Interdits d’apprentissage parce qu’ils sont étrangers ?
Un certain nombre de jeunes étrangers scolarisés en France viennent de découvrir que l’inscription en IUT, pour une formation en apprentissage, leur était interdite sous prétexte d’une réserve de cette formation aux élèves de nationalité française. Le motif invoqué par le ministère, qui assume complètement la situation, serait dû à une volonté de lutter contre le travail des sans-papiers.
La LDH dénonce avec vigueur une décision clairement discriminatoire. Ce gouvernement qui n’arrête pas d’invoquer « l’égalité des chances » pour remédier aux inégalités sociales et scolaires fait ici la démonstration de sa capacité à traiter les jeunes différemment en fonction de leurs origines, alors même que l’apprentissage est, pour certains étudiants, la seule possibilité de poursuivre leurs études et donc d’acquérir une qualification. La LDH demande que le ministère de l’Education nationale prenne toutes les mesures pour que soit immédiatement mis fin à ces pratiques discriminantes et à une procédure parfaitement illégale.
Par ailleurs, il semble bien que la procédure informatisée pour s’inscrire dans le post-bac (APB) reconnaisse automatiquement la nationalité du candidat à l’inscription. Cela signifie donc que les fichiers de données personnelles sont interconnectés. Une telle pratique est illégale, au regard de la réglementation qui interdit un usage de fichiers autre que celui qui a présidé à sa construction. Mais de plus, elle est inacceptable au sens où dans le contexte de chasse que le gouvernement exerce contre les sans-papiers, elle transforme les services de l’Education nationale en forces supplétives de la police. Faut-il rappeler que de nombreux jeunes majeurs encore scolarisés se sont vus menacés d’expulsion et parfois expulsés dans les jours mêmes qui ont suivi leur majorité ?
Face à la généralisation des fichiers de l’Education nationale et à leur gestion par un identifiant national, la LDH rappelle son hostilité à l’interconnexion de tous les fichiers contenant des données sensibles et sa demande que l’ensemble des données collectées soient anonymisées avant toute exploitation en dehors du cadre scolaire local, afin de respecter les droits fondamentaux des personnes.
Paris, le 27 janvier 2011
07:22 Publié dans Les libertés, Sarkoland, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ldh, apprentissage, étrangers, sans-papiers, iut























