01.03.2012

Mobilisation générale pour le logement avec la Fondation abbé Pierre

APIERRE.JPGSIGNER.JPGExigeons des candidats qu'ils s'engagent à :

Produire suffisamment de logements accessibles

  • Programmer 500 000 logements par an, pendant 5 ans, dont 150 000 logements vraiment sociaux.
  • Imposer des contreparties sociales aux aides publiques.
  • Lutter contre la vacance injustifiée des logements.
  • Libérer des terrains à bâtir à un prix raisonnable.

Réguler les marchés et maîtriser le coût du logement

  • Encadrer les loyers.
  • Réguler les prix de l’immobilier.
  • Revaloriser les aides personnelles au logement.
  • Lutter contre la précarité énergétique.

Moins d’injustice et plus de solidarité

  • Intervenir massivement contre l’habitat indigne.
  • Enrayer les impayés de loyer et prévenir les expulsions locatives.
  • Donner une priorité absolue à l’accès au logement des personnes en difficulté.
  • Offrir des solutions dignes d’hébergement et d’accompagnement aux personnes les plus défavorisées.

Construire une ville équitable et durable : un impératif pour vivre ensemble

  • Renforcer les obligations de la “loi SRU” en imposant 25 % de logements sociaux.
  • Instaurer des “secteurs de mixité urbaine et sociale”.
  • Sécuriser l’accession à la propriété et recentrer les aides sur les classes modestes et moyennes.
  • Corriger les inégalités entre territoires et mener une politique de la ville ambitieuse.

Cette mobilisation doit permettre d’établir un “Contrat social pour le logement” sur lequel devront s’engager les candidats à l’élection présidentielle. La Fondation Abbé Pierre en suivra la mise en oeuvre.

13.03.2010

L'opposition demande l'application des conclusions du rapport Apparu.

Récemment, le secrétaire d'État au logement, Benoît Apparu, a remis un rapport au gouvernement.

Ce dernier se base sur les conclusions alarmantes de la fondation Abbé Pierre : il y a aujourd'hui, en France, environ huit millions de mal logés. Il recommande dès lors l'intégration de 30% de logements à loyers modérés dans toute construction immobilière.


Lors du dernier conseil municipal ( 4 février ) l'opposition a questionné la majorité municipale UMP sur cette problématique. Aucun engagement n'a été donné.

Nous voulons néanmoins bien insister sur le fait qu'aujourd'hui, avec un taux de chômage frôlant les 10 %, l'explosion du travail à temps partiel, la féminisation de la précarité ( 80% des salariés précaires sont des femmes...) la solidarité, notamment au niveau du logement, est indispensable.

06.06.2009

Fondation Abbé Pierre : Une hotline pour prévenir les expulsions

Pour venir en aide aux personnes menacées d'expulsion ainsi qu'aux petits propriétaires confrontés aux impayés, la Fondation Abbé Pierre a lancé une nouvelle plateforme téléphonique. Elle apporte des informations et guide le public dans les démarches juridiques et sociales, afin d'améliorer la prévention des expulsions locatives. cette plateforme nationale ouverte du lundi ou vendredi est accessible via un numéro "azur", au coût d’une communication locale, le 0810.001.505. "Informer, guider, prévenir" : trois objectifs s'inscrivant dans la droite ligne de la fondation.

Pour lire la suite

03.02.2009

Près de 3,5 millions de personnes connaissent «une problématique forte de mal-logement», selon la Fondation Abbé Pierre

Logements sociaux :

La Fondation Abbé Pierre, qui publie mardi 3 février son rapport 2009, évalue à 3.498.800 le nombre de personnes connaissant «une problématique forte de mal-logement».
Dans son tableau du «mal-logement» qui sert souvent de référence, la Fondation donne toujours le chiffre de 100.000 sans domicile fixe (SDF) basé sur une étude de l'Insee de 2001. «Une fourchette basse», précise la Fondation. La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui avait organisé à l'automne 2007 une «conférence de consensus» sur le sujet, évoquait le chiffre de 200.000.
Les personnes privées de domicile personnel mais qui bénéficient tout de même d'un toit seraient près de 494.000. Parmi celles-ci, 100.000 vivent à l'année en camping ou en mobile-home, 150.000 chez des tiers dans des conditions difficiles, 50.000 sont installées dans des chambres d'hôtel et 41.000 dans un «habitat de fortune» (cabanes, constructions provisoires etc.).
Sur les 3,498 millions de personnes «mal-logées», 2,044 millions de personnes vivent dans «des conditions de logement très difficiles» et 861.000 sont en situation d'occupation précaire. Parmi celles-ci, 88.400 ménages occupent un logement sans droit ni titre à la suite d'un jugement d'expulsion.
Enfin, la Fondation Abbé Pierre évalue à 6.617.000 le nombre total des personnes «en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme», avec parmi elles, les personnes en situation de précarité pour impayés de loyers (1.412.000) ou celles vivant en situation de surpeuplement (3.507.000).
La crise immobilière va avoir de lourdes conséquences sur la résorption du déficit en logements, avertit la Fondation qui estime que la pénurie risque de passer de 800.000 à 900.000 logements à la fin de 2009.
Elle critique vigoureusement les mesures prises en décembre par le président de la République dans le cadre du plan de relance: un programme de construction de 70.000 logements supplémentaires sur 2009-2010 qui s'ajoute aux 30.000 logements que les organismes HLM doivent racheter à des promoteurs privés. Faisant valoir que ces 100.000 logements supplémentaires comporteront moins de 50% de véritables logements sociaux, la Fondation dénonce «le développement d'une offre totalement décalée par rapport à une demande sociale qui elle-même continue à se fragiliser».