19.01.2012

Extraction du pétrole : Dites "non" au piège annoncé des accords UE-Canada

Dans sa dernière livraison, "Lignes d'Attac",  le journal de l'association altermondialiste, nous informe des conséquences de l'accord UE-Canada (AECG, pour Accord économique, commercial et golbal) en cours de négociation et dont la presse ne parle pas. Elles pourraient pourtant  s'avérer désastreuses à plus d'un titre, notamment en matière d'accès aux ressources naturelles. 

Les Canadiens demandent en effet que l'UE cesse de réglementer, voire d'interdire, l'extraction du pétrole de sables bitumineux sur le Vieux continent. La réglementation sur les autres ressources pourrait aussi en pâtir, comme le pétrole et le gaz de schiste ! Sans parler de la directive REACH sur les produits chimiques ou celle sur  sur la qualité de l'air. Une entreprise canadienne comme Vermilion, qui rachète à tour de bras des permis d'exploration et d'exploitation de pétrole en France, serait évidemment bien placée, mais la porte s'ouvrirait en réalité pour  tous les autres opérateurs. Ce serait en outre le prélude à l'arrivée des entreprises états-uniennes spécialisées dans l'extraction de d'hydrocarbures de schiste. Le Canada fait en effet partie de l'Alena (accord de libre échange entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis)...    
 
Il ne faut pas que cet accord soit signé, ce qui est prévu début 2012 !! Avec une ratification un an après. Il s'apparente, en pire !, à l'AMI (accord multilatéral sur les investissements) qu'un vaste mouvement social avait permis de défaire il y a 13 ans. 
 
 
Je vous propose d'alerter un maximum de monde, d'abord dans votre réseau, mais aussi les médias, les élus locaux et nationaux, et bien sûr les candidats aux élections présidentielles et législatives, pour qu'ils se déterminent sur la question. Il y a fort à parier que très peu d'entre eux soient au courant de cette initiative qui se fait dans la plus grande discrétion, comme l'AMI en son temps. Or, ces accords honteux tendent à tomber d'eux-mêmes une fois mis en lumière ("effet Dracula") . Il est clair également qu'après les élections, il sera très difficile de mobiliser la population sur ce sujet. 

Non aux accords UE-Canada !

Emmanuel Thévenon
Journaliste

27.03.2011

Accord en vue sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco

Précédent article du 13/03/2011 : Retraites complémentaires Agirc-Arrco : le Medef soumet un projet d'accord qui divise les syndicats

25/03/11 

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires du privé est désormais bien parti pour s'appliquer. Force ouvrière a décidé, lors d'une réunion de son bureau confédéral le 24 mars, de signer le texte, mettant en avant la garantie que l'AGFF perdure jusqu'en 2018 et la stabilisation du taux de rendement des régimes, tout en regrettant notamment l'absence de hausse de cotisations.

L'accord entérine de fait le recul de l'âge légal de la retraite à 62 ans, alors que le récent congrès de FO s'était fixé pour objectif d'obtenir le retour à 60 ans ! Il y aura donc au moins deux signatures syndicales, la CFDT s'étant déjà prononcée favorablement sur le compromis avec le patronat.

La CGT, et surtout la CFE-CGC, y sont hostiles. La négociatrice de la centrale des cadres, Danièle Karniewicz, qui est aussi la présidente de la CNAV, dénonce un virage "gravissime" dans l'interview à l'Expansion. "Ce projet d'accord ne fait que renvoyer à 2031 au lieu de 2029 l'épuisement des réserves financières. C'est loin d'être à la hauteur des enjeux". De plus, il "constitue un virage gravissime" car "il prévoit en réalité d'aligner le taux de rendement de l'Agirc sur celui de l'Arrco en 2011, c'est-à-dire de baisser de 0,1 point le taux de rendement des pensions de l'encadrement, soit une économie de 7 milliards d'euros pour le régime de l'Agirc.

Ce taux serait ensuite stabilisé pendant quatre ans. Soit un manque à gagner de 2 milliards. Il s'agit ni plus ni moins d'une tentative de transfert entre la retraite des cadres et celle des non cadres, qui revient à spolier les retraités de l'encadrement de 5 milliards d'euros". Il faut à présent que trois syndicats fassent valoir leur droit d'opposition pour remettre en cause l'accord.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/retraites-compleme...