02.03.2011

La Seine et Marne et Paris conventionnent !

"Eau, agriculture, biodiversité, construction durable : Paris et la Seine-et- Marne s’engagent ensemble pour le développement durable de la métropole"

Ces bonnes intentions font l’objet d’un partenariat entre le Conseil Général de Seine et Marne et la ville de Paris et qui porte sur l’augmentation des collaborations entre les deux collectivités. Les destins de ces deux territoires sont étroitement liés, la Seine et Marne ayant traditionnellement le rôle de base arrière, amenant services et produits, mais servant aussi, trop souvent, d’exutoire.

4 engagements et 23 actions.

Premier axe de cette coopération, l’eau.

La Seine-et-Marne est un département riche en eaux superficielles et souterraines (la nappe du Champigny, plus grand gisement d’eau potable d’Ile-de-France, alimente en eau 1 million de Franciliens) mais la ressource se raréfie et sa qualité tend à se dégrader. Les aires d’alimentation des captages en eaux souterraines de Paris en Seine-et-Marne représentent plus de 15 000 hectares, dont près des trois quarts sont des terres agricoles. Leur exploitation, malgré le nombre croissant d’agriculteurs engagés dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement, (Mesures Agro-Environnementales), donne encore souvent lieu à l’utilisation de nitrates ou de pesticides qui s’infiltrent dans les nappes.

2e axe : l’agriculture respectueuse

Pour améliorer la qualité des eaux captées, Paris a décidé de s’associer à l’accompagnement des agriculteurs vers des modes de production limitant les intrants, développés dans le Plan départemental de l’eau initié par le Conseil général de la Seine-et-Marne. Deuxième axe, la promotion d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. La Ville de Paris est engagée dans un plan de développement de l’alimentation durable pour sa restauration collective depuis 2010, avec un objectif de 30% d’alimentation bio, labellisée, de saison, de proximité en 2014. Elle souhaite donc promouvoir, en Seine-et-Marne, une agriculture plus respectueuse de l’environnement, notamment en contribuant à l’organisation de filières bio et intégrées ainsi qu’en soutenant des circuits courts de valorisation des productions agricoles seine-et-marnaises. De plus, les deux collectivités encourageront l’approvisionnement des restaurants collectifs qu’elles gèrent par les productions issues de l’agriculture intégrée ou biologique, ainsi que la mise en place de structures pour centraliser la production et organiser la logistique (collecte, stockage, conditionnement, commercialisation).

Troisième axe de coopération : la biodiversité.

Le plan biodiversité élaboré par la Ville de Paris tend à protéger les trames vertes et bleues et à développer l’écotourisme. Le territoire de la Seine-et-Marne, constitué à 80 % d’espaces naturels et agricoles, situé dans la région la plus urbanisée de France, constitue un réservoir de biodiversité crucial pour l’équilibre territorial. Les deux collectivités s’engagent pour le maintien, le prolongement ou l’établissement de quatre corridors écologiques de la trame verte régionale et départementale : les périmètres et aqueducs gérés par Eau de Paris, l’ancien chemin de fer qui reliait la Bastille à Verneuill’Étang (chemin des roses), la promenade de la Dhuis et le canal de l’Ourcq.

Quatrième volet de la coopération : promouvoir la Seine-et-Marne comme territoire ressource et innovant pour la construction durable et Paris comme ville durable exemplaire.

Des projets et expérimentations innovants en matière d’éco-construction ou d’énergies renouvelables feront l’objet de recherches au sein de la Cité Descartes et du pôle de compétitivité ADVANCITY (Champs-sur-Marne) pour leur apporter une visibilité utile à leur rayonnement. Paris et la Seine-et-Marne s’engagent également à soutenir des actions de formation en direction des professionnels du secteur de l’éco-construction, à redéfinir leurs politiques publiques d’achat pour y promouvoir les éco-matériaux et à développer des filières courtes d’éco-matériaux.

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dimanche 13 février 2011

02.07.2010

Nouveau logo européen sur les produits bio

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Aricle précédent du blog annonçant l'Eurofeuille.

De nouvelles règles d’étiquetage pour les produits bios entrent en vigueur aujourd’hui 1 er juillet. Prévues par le règlement du 28 juin 2007, elles rendent le nouveau logo Eurofeuille obligatoire sur tous les aliments biologiques préemballés produits dans l’Union européenne.

Il permet aux consommateurs européens d’identifier avec certitude les produits qui contiennent au moins 95 % d’ingrédients bio. Ce logo doit être systématiquement accompagné de précisions sur l’origine géographique des produits (lieu de production des matières premières agricoles composant le produit), pour une meilleure traçabilité. Le numéro de code de l’organisme de certification devra également être présent sur l’étiquette. Les logos nationaux (par exemple la marque AB en France), ainsi que les logos privés, pourront toujours être utilisés car ils répondent aux mêmes conditions d’utilisation que le logo communautaire.

Mais attention, le logo restera facultatif pour les denrées alimentaires importées. «  Les produits biologiques en provenance de pays tiers ne pourront être distribués sur le marché communautaire que s’ils ont été produits et contrôlés dans les mêmes conditions ou dans des conditions équivalentes », précise la commission européenne sur son site dédié à l’agriculture biologique.

Les nouvelles règles d’étiquetage concernent également la production aquacole biologique de poissons, coquillages et algues marines. Ces règles régissent, dans toute l’UE, l’environnement de cette production et la séparation des unités de production biologique et non biologique. Elles fixent également des conditions relatives au bien-être animal, notamment en ce qui concerne les densités de peuplement maximales. Les aliments pour animaux doivent être biologiques et peuvent être utilisés en association avec des aliments pour poissons provenant de pêcheries gérées de façon durable. Des dispositions spécifiques sont prévues pour la production de mollusques bivalves et d’algues marines.

Les opérateurs disposent d'une période transitoire de deux ans pour se conformer à ces nouvelles règles.

Le 01 juillet 2010 par Célia Fontaine - Le journal de l'environnement

30.06.2010

Le geste utile (4)

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