La Banque de France constate une augmentation de 17%, en un an, du nombre de dossiers de surendettement. Le surendettement peut se constater dés lors que le remboursement des crédits concerne au moins 30% des revenus globaux. La Banque de France peut ainsi, si elle est saisie (notamment par le particulier), jouer la médiation pour renégocier la dette.
Le profil type de la personne surendettée est plutôt un ouvrier / employé qui touche moins de 2000€ par mois. Bien souvent, les dossiers concernent surtout des personnes touchant plus ou moins le SMIC (la grande majorité). Une partie non négligeable d’entre elles est au chômage, et ce sont surtout les personnes vivant seules qui sont concernées. Elles sont très largement locataires et la banque constate aussi qu’elles sont de plus en plus âgées.
Les explications sont multiples mais en premier lieu, force est de constater que la facilitation d’accès aux crédits revolving est une des premières causes d’autant que les conditions exigées par les organismes financiers sont de moins en moins contraignantes. Par ailleurs, la stagnation des retraites et le fait d’avoir à supporter plus longtemps, financièrement, les enfants, sont des effets aggravants. La dette moyenne par dossier est de 34 500€ qui se décompose généralement en une dizaine de dettes. L’immobilier, la consommation et le découvert sont les principales causes qui poussent à recourir à l’emprunt et l’on constate aussi, de plus en plus, des crédits pour payer les dettes courantes (logement, flux, santé...).
Le rapport recommande une plus grande vigilance aux organismes prêteurs, leur suggérant de s’attacher davantage à l’analyse de chaque cas.























