01.04.2012

Hausse du nombre des demandeurs d'emploi pour le 10e mois consécutif

ANNUSECU.JPG27/03/12 - En février, pour le 10e mois consécutif, le nombre de demandeurs d'emploi est en augmentation. Selon les chiffres rendus publics lundi 26 mars par le ministère du Travail, les derniers avant le premier tour de la présidentielle, la progression est de + 0,2 % pour la catégorie A (sans activité), pour atteindre 2,867 millions de personnes en France métropolitaine, soit 6 200 de plus qu'en janvier.

Les chiffres incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (A + B et C) augmentent en février à un rythme plus soutenu que le mois précédent avec une hausse de 20 400 personnes (+0,5 %).

Ainsi, 4,278 millions de demandeurs d'emploi exerçant ou non une activité réduite cherchaient un travail en février en métropole et 4,547 millions en incluant l'Outre-mer.

Sur un an, la hausse est de 6,2 % en France métropolitaine en catégorie A et de 5,8 % pour les catégories A à C. Si l'on se réfère à la progression de février pour la seule catégorie A, elle provient exclusivement des très mauvais chiffres des seniors, avec + 1,4 % d'augmentation en un mois du nombre des 50 ans et plus, soit + 15,3 % en un an !. Le nombre de jeunes demandeurs d'emploi baisse pour le deuxième mois consécutif (- 0,2% après -0,6% en janvier). Sur un an, leur nombre reste en augmentation de 3,5%. La situation des chômeurs de longue durée inquiète : le nombre des inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus qui représentent 38 % des inscrits a augmenté de 0,8 % en février, signe que le marché du travail n'est pas encore reparti, et de + 7,2% sur un an), à 1,634 million de personnes (catégorie A, B et C) en métropole. La catégorie E (emplois aidés), avec plus de 370 000 personnes, n'a pas augmenté en février (après 2 % en janvier).

Avec la publication des données sur le mois de février, la guerre des statistiques redouble entre les candidats à la présidentielle pour connaître la réalité de l'évolution de la hausse des demandeurs d'emploi sur la durée du quinquennat. Les passionnés de statistiques s'intéresseront aux explications de La Tribune.

Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en février 2012 - DARES :
http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-Wahl87.pdf
La bataille des chiffres monopolise le débat sur le chômage - La Tribune
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120326trib000690350/la-bataille-des-chiffres-monopolise-le-debat-sur-le-chomage.html

19.02.2012

Bertrand ferait pression pour décaler les licenciements

Par lefigaro.fr (Nde = si c'est le figaro qui le rapporte, ce n'est pas une rumeur !)

Selon le magazine Challenges, le ministre du Travail aurait donné des instructions à la FNAC ou encore à Areva pour qu'elles décalent de quelques mois leurs projets de licenciements.

Une poussée du chômage n'est pas de bon augure à quelques semaines des élections. Afin d'éviter l'effet délétère qu'aurait l'annonce de nouveaux plans sociaux, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, aurait donné des instructions à plusieurs grandes entreprises afin qu'elles décalent leurs projets de licenciements, fait savoir le magasine Challenges .

La Fnac, qui avait annoncé au mois de janvier un plan d'économies comprenant 500 suppressions de postes, aurait été contactée, de même que le groupe Areva. Selon les chiffres que s'est procuré le Figaro en octobre dernier, le groupe énergétique envisagerait la suppression de 3000 à 4000 postes dans le monde, «selon le scénario le plus dur évoqué au sein du management». Le ministre de l'Economie, François Baroin, avait cependant déjà tapé du poing sur la table au mois de novembre et obtenu d'Areva qu'il ne procède à «aucune suppression de postes, aucun plan de départs volontaires et aucun impact sur les sites français». La direction du groupe avait alors démenti le volet français du plan.

Selon Challenges, PSA Peugeot Citroën et Renault seraient également concernés par ces instructions émanant du ministre du Travail. PSA, qui envisagerait selon les syndicats de supprimer plus de 4000 postes en France, avait déjà précisé, sous la pression du gouvernement, que son plan d'économie ne se traduirait par aucun plan de départ volontaire ni licenciements, mais essentiellement par des départs en retraite non remplacés.

En 2011, plus de 150.000 demandeurs d'emploi supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi, portant à 2,88 millions le nombre de chômeurs en France. La barre des 3 millions de chômeurs n'est pas encore franchie, mais au ryhtme actuel de la progression du chômage, elle pourrait l'être avant l'élection présidentielle. Un cap symbiolique qui serait du plus mauvais effet.

LIRE AUSSI:

L'inquiétant retour des plans sociaux

Le nombre de chômeurs a augmenté de 5,6% en 2011


21.01.2012

Le bilan de Sarkozy : les Français plus pauvres qu'avant

NLOBS.JPGSur le plan social, le quinquennat de Nicolas Sarkozy restera marqué par de graves reculs, entre la hausse du chômage et l’appauvrissement des Français.

Augmentation du taux de pauvreté

Avec la très forte augmentation du chômage, notamment de longue durée, la crise financière qui a éclaté en 2008 a appauvri les Français. Entre 2009 et 2008, le taux de pauvreté a augmenté de 0,5 points, soit 300.000 personnes supplémentaires vivant sous le seuil de pauvreté, établi à 954 euros par mois en 2009 selon l’Insee. Il s’agit de l’augmentation la plus brutale mesurée depuis que cet indicateur est suivi. Au total, près de 8,2 millions de Français sont considérés comme pauvres.

Cette statistique ne rend toutefois compte que de manière incomplète de l’appauvrissement des Français. Comme le chômage de longue durée a poursuivi sa progression, l’augmentation du taux de pauvreté devrait continuer en 2010 et 2011. La grande pauvreté a en outre davantage progressé que la pauvreté dans son ensemble : l’intensité de la pauvreté a ainsi connu une hausse de 3 points depuis 2002.

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19.12.2011

PS : La droite, c'est le chômage.


La droite c'est le chômage par PartiSocialiste

26.06.2011

Un sondage Harris Interactive met en évidence un certain scepticisme des Français face aux services publics en ligne

21/06/11 - Un sondage Harris Interactive sur "Les Français et la dématérialisation des services publics"  a été rendu public le 20 juin à l'occasion d'un colloque sur le sujet organisé par l'éditeur de logiciels Berger-Levrault."La place des services publics dématérialisés est aujourd'hui trop importante, et il n'y a plus assez de possibilités de contact avec les membres des administrations publiques", estiment 47 % des Français.

Les services publics dématérialisés occupent au contraire une place insuffisante aujourd'hui, et "il faudrait pouvoir effectuer plus de démarches administratives sur Internet" pour un quart des Français (25 %).
Parmi les répondants qui jugent trop importante la place occupée par les services en ligne, les plus de 50 ans et les personnes peu ou pas diplômées sont largement majoritaires (autour de 60 %). Les Français estiment à 73 % que les services publics en ligne ne sont pas adaptés à tous et sont partagés sur leur facilité d'utilisation (47 % contre 49 %). La dématérialisation bien que qualifiée de "pratique", semble pour 57 % des personnes interrogées, générer une inquiétude, celle de la "détérioration de la qualité de service".
Le gouvernement souhaite permettre aux usagers des services publics de réaliser 80 % de leurs démarches administratives sur Internet d'ici la fin 2011.

Le député UMP Franck Riester, qui doit présenter en septembre prochain de nouvelles propositions pour améliorer l'administration numérique, réagit à ce sondage. Face à ces critiques de la dématérialisation, "ce qu'il faut viser, c'est la possibilité pour toute personne engagée sur une démarche en ligne qui souhaite être accompagnée d'être orientée vers un accompagnement humain lorsqu'il est nécessaire.

On peut penser aux technologies qui permettent de contacter un conseiller qui aide à la réalisation de la démarche en ligne ou répond à un point particulier (par exemple “clic to call” ou “clic to chat”). Là encore, on voit qu'Internet et contact humain ne s'opposent pas, mais se complètent pour offrir un service optimal à l'usager", estime le parlementaire.

Le communiqué de presse et l'ensemble des résultats : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/20062011.asp
“Le développement des services en ligne permet d'améliorer le service aux non-internautes” - Interview du député Franck Riester sur Acteurspublics.com : http://www.acteurspublics.com/article/20-06-11/aucun-serv...

08.05.2011

Le surendettement toujours en hausse (+17%)!

EVOUS.JPGNos amis les banquiers...

La Banque de France constate une augmentation de 17%, en un an, du nombre de dossiers de surendettement. Le surendettement peut se constater dés lors que le remboursement des crédits concerne au moins 30% des revenus globaux. La Banque de France peut ainsi, si elle est saisie (notamment par le particulier), jouer la médiation pour renégocier la dette.

Le profil type de la personne surendettée est plutôt un ouvrier / employé qui touche moins de 2000€ par mois. Bien souvent, les dossiers concernent surtout des personnes touchant plus ou moins le SMIC (la grande majorité). Une partie non négligeable d’entre elles est au chômage, et ce sont surtout les personnes vivant seules qui sont concernées. Elles sont très largement locataires et la banque constate aussi qu’elles sont de plus en plus âgées.

Les explications sont multiples mais en premier lieu, force est de constater que la facilitation d’accès aux crédits revolving est une des premières causes d’autant que les conditions exigées par les organismes financiers sont de moins en moins contraignantes. Par ailleurs, la stagnation des retraites et le fait d’avoir à supporter plus longtemps, financièrement, les enfants, sont des effets aggravants. La dette moyenne par dossier est de 34 500€ qui se décompose généralement en une dizaine de dettes. L’immobilier, la consommation et le découvert sont les principales causes qui poussent à recourir à l’emprunt et l’on constate aussi, de plus en plus, des crédits pour payer les dettes courantes (logement, flux, santé...).

Le rapport recommande une plus grande vigilance aux organismes prêteurs, leur suggérant de s’attacher davantage à l’analyse de chaque cas.

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lundi 2 mai 2011

12.02.2011

La loi Loppsi 2 renforce la lutte contre les fraudes en matière sociale

10/02/11 - La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite « Loppsi 2 »,  a été adoptée définitivement par le Parlement le 8 février dernier.

Liaisons Sociales quotidien (10-02) nous signale que ce texte "comporte des mesures pour lutter contre les fraudes en matière sociale et notamment sur les revenus de remplacement". Il s'agit des articles 104 à 106 du texte de loi définitif.

Les agents de l'État et des organismes de protection sociale sont habilités à s'échanger tous renseignements et tous documents utiles à l'accomplissement des missions de recherche et de constatation des fraudes en matière sociale, ainsi qu'au recouvrement des cotisations et contributions dues et des prestations sociales versées indûment. Ces échanges croisés de données sont limités à la prévention, la recherche et la répression des fraudes en matière sociale (notamment l'escroquerie, l'usage de faux, ou la fraude aux allocations chômage).

Les agents concernés sont plus nombreux. Outre les contrôleurs assermentés des Urssaf, s'ajoutent les agents des organismes nationaux de protection sociale (Cnamts, Cnaf, RSI, CCMSA, Cnav) en charge de la lutte contre la fraude,  les agents de direction des organismes locaux de protection sociale ainsi que leurs agents de contrôle en charge de la lutte contre la fraude, les agents de Pôle emploi, de l'Unédic et de l'AGS en charge de la lutte contre la fraude. Les agents de Pôle emploi seront à leur tour agréés et assermentés dans le cadre de la lutte contre les fraudes.

Liaisons Sociales quotidien du 10 février 2011
La loi : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lopsi_performance.asp

30.01.2011

Forte hausse des demandeurs d'emploi en décembre 2010

26/01/11 - La France n'en a pas fini avec le chômage. Le nombre des demandeurs d'emploi, incluant ceux ayant une activité réduite (A-B-C), a augmenté de 0,8 % sur un mois en France métropolitaine, au mois de décembre (+ 32 600), pour atteindre le nombre de 4,051 millions. Sur l'année 2010, la hausse est de 5,3 %, a annoncé mercredi 26 janvier le ministère du Travail.

Les demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucun emploi ont été également plus nombreux en décembre : + 27 100, à 2,725 millions, en hausse de 1 % sur un mois et de 3 % en 2010. Avec les DOM, 4,309 millions de personnes figuraient au total sur les listes de demandeurs d'emploi (incluant l'activité réduite) en France à fin décembre

(Nde = La crise est derrière nous, il parait ! Une situation vue du gotha sans doute ? )

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13.07.2010

Pétition : Appel « Stop paradis fiscaux »

PARADIS.JPGLes paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !

Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.

Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !

Qui que l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !

Je signe l’appel « Stop paradis fiscaux », je consulte les dix propositions et je m’engage dans la mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.

Une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.

Les 10 propositions dans la suite de la note.

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