16.05.2011
Quelques réflexions sur une sortie du nucléaire
L'une des réactions au double séisme qui a frappé le Japon en mars 2011 a été, sans grande surprise, une montée en puissance des demandes d'arrêt des centrales nucléaires un peu partout dans le monde. La modeste ambition de cette page n'est ni de traiter des inconvénients du nucléaire, qui font déjà l'objet d'une dissertation longue et indigeste ailleurs sur ce site, ni de la tentation des media de renvoyer dos à dos techniciens et militants antinucléaires dans un domaine difficile d'accès pour beaucoup, mais juste de donner quelques ordres de grandeur pour cadrer le débat.
L'article du 1er avril 2011 en entier
- Combien de nucléaire... et de charbon ?
- Par quoi remplacer une sortie du nucléaire ?
- Economies
- Renouvelables... ou fossiles ?
- Fossiles... ou fossiles ?
Car c'est hélas l'option charbon+gaz qui est la plus probable en cas de "sortie du nucléaire" implémentée dans les années à venir, au Japon comme ailleurs. Mais comme il va par ailleurs y avoir des soubresauts économiques, il n'est pas du tout dit que l'électeur, qui est aussi consommateur, soit d'accord pour en payer le prix en même temps qu'il faut "sortir du fossile" (parce que sortir du nucléaire n'allège en rien le fardeau sur les combustibles fossiles, mais oblige à courir les deux lièvres en même temps). Nous allons vivre une période intéressante !
10:57 Publié dans Ecologie, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, charbon, gaz, renouvelable, fossile, énergie
26.06.2010
Titre de la noteComme prévu, l’UE repousse le projet de taxe carbone
Une nouvelle fois, l’Europe a fait montre, mercredi 23 juin, de ses dissensions sur le dossier climatique. Les commissaires européens ont rejeté le projet de taxe carbone européenne, présenté par le commissaire à la fiscalité, Algirdas Šemeta. Le mécanisme préparé par le commissaire lituanien prévoit de taxer les produits et services (à hauteur de 20 euros par tonne de gaz carbonique), en fonction de leur contenu carbone et de leur contenu énergétique. Ce qui n’est pas du goût de certains pays membres.
Le Royaume-Uni, qui a déjà mis en œuvre un mécanisme presque comparable, n’entend pas s’en faire imposer un nouveau par la Commission. Une position également défendue par l’Irlande. Les gros consommateurs de charbon, comme l’Allemagne, la Pologne ou la République tchèque, voient dans le projet européen une menace pour leur secteur énergétique national.
En revanche, le projet reste soutenu par la France et l’Italie, ainsi que par les pays nordiques, dont les émissions de CO2 sont déjà très taxées. L’unanimité étant requise pour modifier toute règle fiscale en Europe, le projet Šemeta 1 n’a, pour le moment, aucune chance d’être voté. Raison pour laquelle Algirdas Šemeta a été prié de revoir le dossier et de soumettre un nouveau projet à une date qui n’a pas été arrêtée. Une façon d’enterrer l’initiative.
(Nde = Le locataire de l'Elysée doit être soulagé puisqu'il était, lors du Grenelle, pour cette taxe, puis, une nouvelle volte face en subordonnant cette taxe carbone Française à une décision Européenne. Le tango de la décision comme d'habitude !)
15:18 Publié dans Ecologie, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dossier climatique, taxe carbone, charbon, co2























