11.11.2010

« L'abandon du « 5e risque » ? » ou comment « détricoter la Sécurité sociale »

Beaucoup d'inquiétude sur les orientations  du  rapport Rosso-Debord. 

Bref rappel historique

En 2007,  la promesse faite par Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République était la suivante : « je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d'autonomie et garantir à tous les Français qu'ils pourront rester à domicile s'ils le souhaitent ».

Cet engagement a été réitéré, par le président de la République lui-même, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre 2009 , puis, le 1er juin 2010, par le Premier ministre qui, lors d'une rencontre avec une délégation de l'Assemblée des départements de France à Matignon, a pris l'engagement de lancer la réforme de la dépendance « avant la fin de cette année pour qu'elle soit opérationnelle en 2011 ».

De ce fait, la « dépendance » est devenue un sujet à la mode dans la presse quotidienne :

« Les Français face au défi de la dépendance », « Le casse-tête du financement de la dépendance », « Personnes âgées : Le plan français contre la dépendance ».  

De même, depuis 2005, les rapports sur ce sujet se sont multipliés :   le rapport de la Cour des comptes, le rapport  Gisserot, le rapport  Vasselle,  le dossier de la CFDT « Vieillesse et dépendance », le numéro spécial de la revue Risques. Les cahiers de l'assurance, intitulé : « Dépendance... perte d'autonomie. Analyses et propositions », le livre blanc du Grand Orient de France, « de la perte d'autonomie à la prise en charge de la dépendance ou cinquième risque de protection sociale » et enfin, en juin 2010, le rapport  Rosso-Debord  , rapport de la mission d'information sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes. 

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