06.06.2011

Les chiffres qui marquent

  • 400, c'est le nombre de produits pharmaceutiques, dont certains utilisés de façon très courante, comme les dentifrices, qui contiennent des parabènes. iI s'agit de conservateurs dont la toxicité et les effets cancérigènes font l'objet de débats scientifiques. L'Assemblée nationale en a voté l'interdiction le 3 mai. Reste au Sénat à l'adopter...
  • Vies à crédit : en 2008, on comptait 185 000 dossiers déposés à la Banque de France. Ils étaient  218 000 fin 2010, soit 15% de plus. Si les Français demeurent moins nombreux à être endettés que leurs voisins européens, leur dette par ménage sont plus importante. En moyenne 40 000€ (22 000 en Allemagne ou 15 000 en Belgique). Les crédits revolving représentent 70% des crédits non remboursés.
  • 227 500 personnes. C'est le nombre d'auto-entrepreneurs qui ont déclaré un chiffre d'affaire positif au 1er trimestre 2011. Seuls un tiers des 687 900 auto-entrepreneurs ont cette chance, alors que ce trimestre est considéré comme "très dynamique" par l'ACOSS. Car l'auto-entrepreneur est avant tout un précaire permanent.

08.05.2011

Le surendettement toujours en hausse (+17%)!

EVOUS.JPGNos amis les banquiers...

La Banque de France constate une augmentation de 17%, en un an, du nombre de dossiers de surendettement. Le surendettement peut se constater dés lors que le remboursement des crédits concerne au moins 30% des revenus globaux. La Banque de France peut ainsi, si elle est saisie (notamment par le particulier), jouer la médiation pour renégocier la dette.

Le profil type de la personne surendettée est plutôt un ouvrier / employé qui touche moins de 2000€ par mois. Bien souvent, les dossiers concernent surtout des personnes touchant plus ou moins le SMIC (la grande majorité). Une partie non négligeable d’entre elles est au chômage, et ce sont surtout les personnes vivant seules qui sont concernées. Elles sont très largement locataires et la banque constate aussi qu’elles sont de plus en plus âgées.

Les explications sont multiples mais en premier lieu, force est de constater que la facilitation d’accès aux crédits revolving est une des premières causes d’autant que les conditions exigées par les organismes financiers sont de moins en moins contraignantes. Par ailleurs, la stagnation des retraites et le fait d’avoir à supporter plus longtemps, financièrement, les enfants, sont des effets aggravants. La dette moyenne par dossier est de 34 500€ qui se décompose généralement en une dizaine de dettes. L’immobilier, la consommation et le découvert sont les principales causes qui poussent à recourir à l’emprunt et l’on constate aussi, de plus en plus, des crédits pour payer les dettes courantes (logement, flux, santé...).

Le rapport recommande une plus grande vigilance aux organismes prêteurs, leur suggérant de s’attacher davantage à l’analyse de chaque cas.

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lundi 2 mai 2011