21.07.2011
Dépendance des personnes âgées : les retraités paieront !
Aujourd’hui, le gouvernement dévoile les pistes de financement de la dépendance et ce après des mois de réunion des 4 groupes de travail mis en place par la Ministre et un avis rendu par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) le 14 juin dernier sur lequel FO s’est abstenu.
Que ce soit dans les groupes ou au sein du CESE, FORCE OUVRIERE a, à maintes reprises, exposé ses revendications sur le sujet et a avancé le schéma d’une création d’un 5 ème risque dans le cadre de l’assurance maladie de la Sécurité sociale de 1945, géré en coordination avec la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).
S’agissant du financement, FORCE OUVRIERE préconise une hausse de la cotisation maladie qui, même limitée permettait à travers un financement collectif universel et solidaire de financer une grande partie des besoins, auquel doit s’ajouter un recours à l’impôt pour les revenus non soumis à cotisation sociale.
Ce schéma n’est apparemment pas celui qui a été choisi dans les différents cercles appelés à élaborer des propositions. Celui qui retient l’attention recommande un financement par l’alignement du taux plein de la CSG sur les pensions de retraite sur le taux des actifs. Ce qui représenterait 1,7 milliards d’euros qui seraient donc ponctionnés sur les montants des retraites : Ce qui pour FO n’est pas envisageable car, autrement dit, seuls les retraités paieraient.
Le Président de la République ayant indiqué en début d’année qu’il ne fallait pas alourdir le
coût du travail, les réflexions actuelles préfèrent s’orienter vers des prélèvements fiscaux supplémentaires au détriment de la solidarité : c’est donc pour FORCE OUVRIERE la traduction logique de cette position qui se retrouve parmi les pistes de financement actuelles. (Paris, le 21 juin 2011).
10:42 Publié dans La crise, Sarkoland, Social, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance, csg, fo, retraites, cese, cnsa
31.10.2010
Chronique d'un déficit de la branche famille méthodiquement organisé
25/10/10 -
L'Union nationale des associations familiales n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer la politique gouvernementale qui vise, selon elle, à déstabiliser l'équilibre des finances de la branche famille depuis les années 2000 et ainsi diminuer ses marges de manœuvre en matière de développement de la politique familiale.
Elle revient notamment sur les excédents de la branche famille confisqués par la LFSS (1) pour 2001 du fait de la prise en charge partielle par la CNAF de la majoration de pension de 10 % servie aux parents de trois enfants ou plus. Une prise en charge de dépenses relevant de la branche vieillesse qui n'a cessé d'augmenter au fil des années pour s'achever en 2009 avec la LFSS qui programme le transfert total de la majoration à la branche famille en 2011. L'UNAF rappelle à nouveau que "cette prestation reste un avantage vieillesse qui est un juste retour accordé aux parents qui ont contribué, en élevant des enfants, à l'équilibre des régimes de retraite par répartition".
Enfin, elle dénonce le nouveau coup de boutoir contre la branche famille, déjà déficitaire, avec le tour de passe passe du transfert au profit de la Cades d'une fraction du produit de la CSG de 0,28 point, normalement dévolue au financement de la branche famille. Transfert qui "s'inscrit une fois de plus dans une démarche de détournement de fonds".
Rappelons qu'en contrepartie de ce transfert de CSG, le PLFSS pour 2011 prévoit que la branche famille bénéficiera du produit des trois mesures de niches initialement attribuées à la Cades, pour un total de 3,6 milliards d'euros en 2011 et de 3,4 milliards en 2012. Il s'agit de l'assujettissement à la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) des contrats santé responsables à un taux réduit de 3,5%, de la taxation forfaitaire des sommes placées dans la réserve de capitalisation des sociétés d'assurance et de la perception anticipée de la taxation aux prélèvements sociaux des compartiments euros des contrats d'assurance vie multi-supports.
L'UNAF prévient qu'elle "n'acceptera en aucun cas de reculs en matière de politique familiale au motif d'un déficit de la branche famille que les pouvoirs publics ont consciencieusement organisé".
(1) Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale
11:51 Publié dans Bonimenteur, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déficit, branche famille, plfss, csg, unaf























