28.08.2011

La réforme de la dépendance, qui devait être lancée le mois prochain, est une nouvelle fois reportée

ANNUSECU.JPG26/08/11 - Le chantier de la dépendance, cheval de bataille de Nicolas Sarkozy, et projet phare de Roselyne Bachelot, n'est plus prioritaire.

La faute à la crise économique et à la situation financière de l'Etat. C'est en tous cas ce qu'a affirmé le Premier ministre, mercredi dernier, lors de la présentation de son plan d'austérité. "Traiter ce dossier dans le contexte économique et financier que nous connaissons aujourd'hui, dans l'urgence, ne serait pas responsable", a estimé François Fillon. "L'adaptation de notre modèle social, c'est une nécessité de long terme (...), il nous faudra trouver des ressources adaptées, nous devons y travailler encore d'ici le début de l'année 2012 avec tous les acteurs de ce secteur", a-t-il ajouté.

Un report qui réduit quasiment à néant les chances de faire aboutir la réforme avant les prochaines élections. Lancé début 2011, le calendrier de cette réforme se resserre et les mesures d'urgence promises par Roselyne Bachelot au printemps dernier semblent bien compromises. Elles devaient représenter 1 milliard d'euros et figurer dans le PLFSS pour 2012, débattu cet l'automne. Et puis, comme "il est évident que la dépendance ne sera pas traitée avant la présidentielle, la France n'a aucune raison d'annoncer aujourd'hui des dépenses futures qui inquiéteraient les marchés”, estime Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, cité par Acteurspublics.com.

Au-delà de la déception, ce nouveau report inquiète les acteurs de terrains. Dans un communiqué, l'Association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile (AD-PA) s'alarme notamment du risque de suppressions d'emplois dans les services à domicile déjà financièrement fragilisés.

http://www.acteurspublics.com/article/26-08-11/la-reforme...

13.03.2010

En quoi l'Europe influe-t-elle sur les régions ?

Mettre les régions en concurrence pour attirer les entreprises et les capitaux conduit le gouvernement à supprimer la taxe professionnelle.

Mettre en place un plan d'autérité, pour les 3 ans à venir, en diminuant les dépenses publiques de 100 milliards d'euros, soit 5% du PIB.

Pour l'union européenne, le déficit public recouvre les déficits de l'Etat, des collectivités territoriales et de la sécurité sociale.

Dans la réforme territoriale, il est question d'abolir ce qu'on appelle la compétence générale des régions et cela aura des conséquences sur le plan démocratiue, sur le plan social et sur le plan de financement. Cette réforme s'inscrit dans une politique menée au niveau européen.

Le fondement  des traités européens, en particulier depuis Maastricht et le traité constitutionnel, devenu traité de Lisbonne, c'est la soumission des sociétés, et même des Etats, aux exifences des marchés financiers.

(Nde = Bolkestein le retour !)

Ex: Dans le Land de Basse-Saxe, une entreprise avait remporté un marché dans le bâtiment en sous-traitant ce marché à une entreprise Polonaise, avec les conditions salariales que vous imaginez. Ce Land et les syndicats, ayant refusé que, les ouvriers de cette entreprise gagnent deux fois moins que le salaire minimum du bâtiment en vigueur dans ce Land, ont été condamnés par la CEj : Leur refus rendant leur région moins attrayante que d'autres pays, en l'occurrence la Pologne, pour le prestataire de service.

Quelques chiffres :

  • 100 milliards d'euros, c'est le montant du plan d'austérité français pour les trois ans à venir, validé par le C.E
  • 27,7 milliards d'euros, c'était le budget primitif des régions voté en 2009, une jolie manne lorgnée par les marchés.
  • 344 membres, le Comité des régions, organe consultatif de l'UE, ne compte pas un siège par région.