13.01.2012

Sarkozy et la perte du triple A: retour au réel

MEDIAPAR.JPGLa dégradation de la note de la France n’est pas une surprise. Dès novembre, nous l’annoncions comme imminente (lire ici l'article de Martine Orange), tant l’évolution de la crise des dettes publiques en Europe et l’incapacité du couple franco-allemand à l’endiguer la rendaient inéluctable. Elle peut même apparaître comme logique, voire bienvenue si l’on veut bien considérer qu’enfin, le vrai débat va pouvoir commencer. Combien de gesticulations politiques, de compromis médiocres et de confiscations démocratiques (lire ici) ont-ils été effectués ces derniers mois au seul prétexte de ne pas « agacer » les marchés et ces chères agences de notation ?

Au moins le paysage est-il éclairci. L’ampleur de la crise, comme nous n’avons cessé de le répéter dans nos éditoriaux et analyses, ne peut se satisfaire d’une gestion désordonnée faite sur fond de calendrier électoral en France, mais aussi en Allemagne. Cette perte du triple A de la France vient à point nous rappeler comment l’Europe, faute de volonté et d’ambition politique depuis deux ans, a été incapable de forger des accords qui auraient permis d’imposer aux banques, aux marchés et par conséquence aux agences de notation une politique basée sur la régulation, la solidarité et l’ambition sociale.

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