03.05.2011

La menace de la droite extrême !

MONDE.JPG| 19.04.11 | 15h07  •  Mis à jour le 19.04.11 | 15h07

Malheureusement, les résultats des élections en Finlande, dimanche 17 avril, auront consolidé un peu plus encore l'analyse de Dominique Reynié : la vague populiste menace chaque jour davantage une Europe vieillissante, frileuse et inquiète.
Avec 19 % des voix, le parti des Vrais Finlandais, xénophobe et eurosceptique, y a réalisé une percée spectaculaire et fait désormais jeu égal avec les conservateurs et les sociaux-démocrates. A l'instar des mouvements enregistrés, depuis une dizaine d'années surtout, dans des pays aussi divers que la Norvège et la Bulgarie, l'Autriche et la Hollande, la Suisse, la Hongrie... ou la France. Au total, 27 partis de droite extrême quand ils ne sont pas ouvertement d'extrême droite, ont acquis une influence significative dans 18 pays européens.

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12.03.2011

François Hollande a fait un vrai numéro d'humoriste à Toulon le 5 mars.

14.10.2010

Esbly - L'ordre et le désordre : l'heure des bilans.

Suite au post : Esbly, le premier adjoint fait de la "pub" UMP dans le bulletin municipal ! (04/10/2010).


Une majorité de Droite gouverne notre pays depuis 2002, avec les pleins pouvoirs : Présidence de la République, majorités gouvernementale et parlementaire, et l’on constate depuis :

  • + 22%, de hausse des atteintes aux personnes : atteintes de plus en plus violentes.

  • + 40% de hausse du nombre de blessés dans les forces de l’ordre.

  • 11 000 suppressions de policiers et de gendarmes (chiffre atteint en 2010).

  • Disparition totale de la police de proximité.

  • - 20% en moyenne du budget de fonctionnement du ministère de l'intérieur.

Les résultats en matière de sécurité sont si mauvais que le gouvernement, pour masquer son bilan, est contraint de faire croire qu’il reprend la main sur la sécurité.

Toutefois, force est de constater qu’un discours sécuritaire de quelques heures à Grenoble, cela ne rattrape pas 8 ans d’échec de la droite dans ce domaine. La réalité sur le terrain contredit le catalogue d’annonces jamais tenues.

La vieille tactique consistant pour la droite partout où elle est présente, y compris dans notre assemblée communale, à claironner qu’elle prend mieux en compte que les autres la politique sécuritaire, ne paie plus.
Aujourd’hui la dégradation sur le front de la sécurité est telle que cette stratégie politicienne de pure communication ne trompe plus personne.

Non seulement le bilan en terme de délinquance en « col bleu » est, les chiffres ne mentant pas, catastrophique, mais les Français ne supportent plus que la délinquance en « col blanc » soit à ce point tolérée. La loi doit s'appliquer à tous, sans impunité pour les puissances d'argent.

Les Esblygeois, comme tous les Français, sont lucides ; ils sont dans le réel, et ils constatent chaque jour la dégradation de leurs conditions de vie, conséquence de la politique économique de plus en plus dure menée par la majorité de droite.

Le niveau d’insécurité à Esbly est-il meilleur que dans le reste de la France?

Nous sommes tous en droit d’attendre que la majorité municipale nous établisse un état chiffré et qu’elle fasse des propositions pour la commune.

Les élus d'opposition RAG.

25.08.2010

Qu'est ce que le libéralisme ?

Certains termes prêtent à confusion. Que ce soit pour le militant ou pour tout un chacun, il est courant d'entendre parler de « libéralisme » pour qualifier la doctrine économique de la droite, support politique du capitalisme aujourd'hui mondialisé.

Il est important de lever l'ambigüité de cette notion, car elle dessert l'emprise citoyenne pourtant nécessaire sur le débat politique.

Le Libéralisme, avant d'être la matrice conceptuelle de différentes théories économiques du 18 eme siècle à nos jours, est une philosophie morale et politique, dont le grand théoricien est l'anglais John Locke. Ce dernier vit au 17 ème siècle, dans l'Angleterre de la « glorious revolution », qui met aux prises les monarchistes et les tenants du parlementarisme. A la même époque, John Filmer, dans sa Patriarca,  assimile le souverain au  pater familias  investi par Dieu, et Thomas Hobbes compare l'Etat à un Leviathan tout puissant, au service de la sécurité intérieure et extérieure du Royaume. Contre la thèse absolutiste, Locke, dans le second traité du gouvernement civil, montre au contraire que le meilleur régime politique est celui qui permet l'avènement des droits individuels dans un Etat laïque  et démocratique. C'est l'idée des droits de l'homme : l'Etat libéral.

Le   lien   intellectuel   entre   philosophie   politique   et   pensée   économique   est   établi   par  Turgot, Encyclopédiste   et   surintendant   aux   finances   de   Louis   16.   Selon   lui,   dans  l'éloge  de   Gournay, « l'intérêt des particuliers est le même que l'intérêt général : le mieux est de laisser chaque homme libre de faire ce qu'il veut »; Cette thèse se veut une double réfutation de l'absolutisme ainsi que de la   théorie   du   Despotisme   éclairé   chère   à  Voltaire   et   Diderot.   Mais   il   poursuit   et   conseille   au souverain la célèbre maxime de la déréglementation : en matière économique, «  laissez les faire, laissez aller ». Ainsi donc, il déduit de la liberté individuelle la théorie du choix rationnel : les individus, mieux placés que l'Etat pour juger de leurs intérêts, ne doivent demander à ce dernier que la levée de tout obstacle commercial ainsi que la paix et la protection de la propriété privée. Etant entendu que, comme chez Mandeville dans la fable des abeilles , «  les vices privés font la fortune publique », cette politique ne peut que correspondre à l'intérêt général.

Hayek et les théoriciens du néo – libéralisme, dans les années 30, n'ont donc fait qu'ossifier cette conception   en   dogme   économique   dans   leur   combat   contre   le   paradigme   Keynésien   alors communément admis.

Or cette conception est éminemment discutable, et comme telle enjeu du débat politique. Critiquable du point de vue des Marxistes d'abord : ce ne sont pas les individus, mais les groupes qui font l'histoire économique, donc politique.
D'un point de vue Républicain ensuite, puisque le néo libéralisme part des Individus, non des citoyens, et parce que le marché y est conçu, non comme une construction sociale et politique, mais comme une réalité naturelle supposant une liberté individuelle en réalité innervée par les forces d'un Marché plus déterministe pour les libertés que fondé en elles.

Damien Pernet.