14.04.2012

Huit candidats s’engagent sur les droits humains, sauf Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, selon Amnesty international

LAGAZETE.JPGHuit des dix candidats à la présidentielle ont répondu aux dix recommandations en matière de Droits de l'Homme formulées par Amnesty international France, à l'exception de Nicolas Sarkozy et Marine le Pen, a déploré jeudi 12 avril 2012 l'ONG dans un communiqué.

Absence de réponse alarmante - Les candidats étaient invités à cocher les recommandations pour lesquelles ils s’engagent. « Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen n’ont pas répondu malgré de nombreuses relances », explique le communiqué.

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13.04.2012

Tapage : le n°17 de mars 2012 est paru (gratuit) !

tapage.jpegAu sommaire du Tapage 17 de mars

La démocratie à l'épreuve de la crise :


Certes des menaces pèsent lourdement sur les peuples, en France (p16) et d’en d’ autres pays d’Europe (p 18) Mais ne désespérons pas de la démocratie (p 4 et 5) En effet, que ce soit en matière d’énergie (p 10) d’éducation (p 2 et 3) de production (p14) et de « Droits de l’homme » (p 17) nous avons encore bien des raisons de garder espoir.
Cependant pour cela il nous faut parfois perdre certaines illusions (p15), déjouer des pièges grossiers (p6 et 7) et garder notre passé en mémoire (p9)…

20.11.2011

Les mots du FN dans la bouche de l'UMP: l'inventaire

« La liste n'est pas exhaustive, mais le but de cet article, dans la lignée de notre "BuissonScope" créé en mai 2011, est de montrer combien le champ lexical de l'UMP puise aujourd'hui dans la besace du FN. » Source Médiapart (article payant)

  • «L'assistanat», «cancer de la société»
  • «Les profiteurs du haut et les profiteurs du bas»
  • «Les racailles» et les «voyous» des «cités»
  • Les «signes extérieurs de richesse des voyous»
  • Les «racailles» et les «zones de non-droit»
  • «Homosexualité» et «polygamie»
  • «Contrôler» le rap «issu de l'immigration»
  • «Apéros saucisson-pinard»
  • «Le mépris des élites»
  • Le «racket» des automobilistes
  • «La délinquance a des liens avec l'immigration»
  • Expulser les «Roms»
  • Les «Roumains délinquants»
  • «Que la France reste la France»
  • Deux catégories de Français
  • Préférence nationale
  • «La carte d'identité» n'est pas «une carte bleue»
  • «Supprimer la double nationalité»
  • «Pétition contre le droit de vote des étrangers»
  • «Que la France reste la France»
  • «L'accroissement des musulmans pose problème»
  • «Pas de signes religieux» dans les hôpitaux
  • Interdire les «drapeaux» lors des mariages
  • Les restaurants halal, «dérive communautariste»
  • «Expulser» les maris de femmes portant le niqab
  • «Remettons-les dans les bateaux!»
  • «Réduire» l'immigration légale
  • Course au record «historique» d'expulsions de clandestins
  • L'«assimilation» des immigrés

28.01.2011

Des passagers d’un avion filment et contestent l’expulsion brutale d’un étranger

roissy,expulsion,clandestiin,droits de l'homme,malienLe 20 janvier à Roissy, un homme de nationalité malienne doit être expulsé. Monté de force dans un avion de ligne d’Air France, l’homme se débat et crie. Des passagers protestent, d’autres filment la scène… Résultat : deux escouades de la police aux frontières (Paf) débarquent et interpellent quatorze voyageurs, onze d’entre eux finissent en garde à vue et sont désormais passibles de poursuites judiciaires. En exclusivité,

les Inrocks se sont procuré trois vidéos de la scène

Il est environ 16h, jeudi dernier à Roissy. Les passagers du vol AF 3096 à destination de Bamako ont quasiment tous embarqué. Muni d’un fin brassard orange, un fonctionnaire de l’Unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention (Unesi) de la police aux frontières (Paf) passe alors dans les rangs des voyageurs. Dans ses mains, des tracts qu’il distribue aux passagers en guise d’avertissement. S’ensuit un petit laïus quelque peu différent de celui habituellement récité par les hôtesses de l’air.

"Un expulsé va entrer dans l’avion, il risque de crier pendant cinq minutes mais tout ira bien après. Ne faites rien, car vous encourez l’expulsion de l’avion (et des sanctions pénales précisées dans le tract)."

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10.12.2010

Un lycéen de Thorigny expulsé et victime de violences policières.

Oussama Benbrahim, élève de 18 ans au lycée Perdonnet de Thorigny/ Marne, a été arrêté le 21 novembre 2010 à Meaux, interné au CRA du Mesnil – Amelot, puis expulsé de force dans la nuit du samedi 4 décembre. Le père d'Oussama travaille pourtant depuis 6 ans en France, en situation régulière, mais sa démarche de regroupement familial s'est heurtée au mur de la préfecture de Seine – et – Marne.

Devant la violence de son expulsion un comité de soutien s'est constitué. Jeudi 8 décembre, en mairie de Thorigny, en présence du maire Thibault Guillemet et du conseiller régional Jean – François Pellissier, une conférence a eu lieu. Il a été décidé de continuer la lutte pour soutenir Oussama et lui permettre de terminer ses études. Un dossier juridique va être monté, afin de déterminer les entorses aux droits de l'homme qui auraient pu être commises contre le jeune lycéen d'une part, et d'autre part, un parrainage Républicain sera organisé en mairie de Thorigny, accompagnée d'une nouvelle conférence de presse courant janvier.

Pour signer la pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/article32963.html

Damien pernet.

06.08.2010

Pétition : Nous sommes tous Français !

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Source Mediapart : Pour signer la pétition cliquer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le constitutionnaliste Olivier Duhamel et quatre autres signataires lancent un appel solennel après les déclarations de Nicolas Sarkozy stigmatisant les Français «d'origine étrangère». Ils appellent le Président de la République «à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en œuvre d'une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République». Ils invitent tous ceux qui approuvent cet appel à le faire circuler et à le signer.

Nous sommes tous français quelle que soit notre origine. Et la plupart des Français ont, d'une façon ou d'une autre, une origine étrangère.

Nous sommes membres d'une nation qui, selon l'article 1er de sa Constitution, «assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion». Nous sommes citoyens d'une république qui refuse de discriminer les Français selon leur origine, quelle qu'elle soit. Nous appartenons à un peuple qui, en proclamant solennellement son attachement aux droits de l'homme, se souvient que cette sélection entre Français selon l'origine fut celle du régime raciste de Vichy.

Le premier des pouvoirs et des devoirs du président de la République française est de veiller au respect de la Constitution, et donc de ces principes. Or Nicolas Sarkozy a déclaré publiquement, à Grenoble, le 30 juillet, que «la nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police, d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique».

Si cette intention devenait réalité, elle instaurerait deux catégories de Français, ruinant le principe d'égalité devant la loi et instaurant une nationalité conditionnelle pour les Français d'origine étrangère. Rien ne saurait justifier que l'on commette de telles atteintes à l'unité de notre communauté nationale et à la tradition républicaine, telles qu'elles sont définies par notre Constitution.

Nous ne savons pas si et jusqu'où ces atteintes pourraient s'étendre dans l'avenir. Nous serions entièrement solidaires de tout «Français d'origine étrangère» qui serait victime d'une telle discrimination. D'ores et déjà, nous appelons le Président de la République à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en œuvre d'une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République.

31.07.2010

Le droit à l'eau, nouveau droit de l’Homme

« L’accès à une eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme », a déclaré l’assemblée générale de l’Organisation des Nations-unies (Onu) dans une résolution adoptée le 28 juillet. Le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo et la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno saluent cette « très importante avancée », qui hisse le droit à l’eau et à l’assainissement au rang de droit de l’homme à part entière.

Dans le monde, environ 884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre. Plus de 2,6 milliards à des services d’assainissement de base. Cela a pour effet de causer la mort de 3 millions de personnes par an, et d’un enfant toutes les trois secondes. Un tiers de ces morts pourraient être évité grâce à la mise en place de services adéquats d’assainissement. Malgré ces chiffres éloquents, la question de la reconnaissance du droit a l’eau longtemps suscité débats et atermoiements.

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30.01.2010

Vu au ciné – club de Meaux ( le majestic).

Le ciné - club de Meaux, en partenariat avec la ligue des droits de l'homme, nous a proposé de voir ou de revoir 10eme chambre : instants d'audience de Raymond Depardon sorti en 2004.

Autant le dire tout de suite, voilà un docu-drama exceptionnel.

Par les circonstances du tournage d'une part : le réalisateur a reçu l'autorisation exceptionnelle de filmer, de mai à juillet 2003, le déroulement des audiences de la 10eme chambre correctionnelle de Paris. Douze affaires, douze histoires d'hommes et de femmes qui se sont retrouvés un jour devant la justice nous font pénétrer dans le fonctionnement quotidien de la machine judiciaire.

Par la profondeur humaine des situations d'autre part : Depardon choisit de filmer le face à face entre la justice et les prévenus en un simple champ / contre - champ qui permet de saisir sur le vif la diversité des réactions, des émotions. De l'incompréhension à la naïveté, de la remise en cause du droit à la peur, le théâtre du monde judiciaire est saisi dans toute sa richesse au moyen de douze tranches de vie.

Par la pertinence des interrogations philosophiques qu'il suscite enfin : au détour de délits mineurs, et au delà de toute lourdeur pédagogique, Depardon parvient à faire un grand film de réflexion sur la justice et la vérité. Peut - on questionner la légitimité d'une loi? Pourquoi le cannabis est - il légal ailleurs, illégal ici? Y a- il des lois universelles? Comment appliquer des normes générales à des cas singuliers? Le nombre d'affaire traitées par jour n'implique t-il pas un risque accru d'erreurs judiciaires?

Complexe, fluctuante, la Justice apparaît au spectateur comme une problématique citoyenne majeure. 

Damien Pernet