23.09.2011

Esbly : Le 1er adjoint = le niveau zéro de l’argumentation politique !

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La majorité municipale sous la plume de Monsieur Duplessy a évoqué, dans le bulletin municipal n° 21, la dette grecque pour mieux fustiger ces socialistes qui ne sont décidément pas crédibles.

Pour notre argentier local, « la politique menée depuis plusieurs années par son premier ministre socialiste Papandréou , par ailleurs président de l’internationale socialiste, a accumulé des déficits budgétaires mettant le pays en quasi faillite »

Rendons à César ce qui appartient à César :

Monsieur Papandréou qui accédé au pouvoir en octobre 2009 a été contraint de mettre en œuvre en 2010 une politique d’austérité compte tenu de l’explosion de l’endettement due à la politique conduite par monsieur Karamanlis, premier ministre de droite de 2004 à 2009.

Rappelons qu’en France, la dette publique était de moins de 60% du PIB après 5 ans de gestion socialiste. Elle atteint en 2011, après 9 ans de gouvernement UMP, 81 % du PIB.

Quand la maison brûle , il est insupportable d’entendre les pyromanes accuser les pompiers.

D. Lagorce

22.09.2011

Esbly : L'économie pour les nuls : réponse à Monsieur Duplessy, 1er adjoint en charge des finances locales.

bonimenteur.jpgDans le n°21 du journal municipal « vivre à Esbly »(grece-rag-gc1.jpg), Monsieur Duplessy propose une lecture personnelle de l'actuelle crise financière, et la relie aux thèses « démagogiques » de l'opposition municipale, qui voudrait dépenser toujours plus en récoltant moins d'impôts.

Examinons les arguments de "notre" Sarkozyste local.

Selon ses dires, les « lois de l'économie » se résumeraient à l'équilibre recettes/dépenses. Par conséquent, les politiques d'austérité menées en Grèce, au Portugal et en Espagne,et bientôt en France si Sarkozy était réélu (« la règle d'or »),cette nouvelle « promesse de sang de sueur et de larmes » faite aux peuples étranglés en guise de lendemains qui chantent, seraient un juste retour de bâton. Honte à nous! Cette simple confession suffirait à nous vacciner de l'idée de voter pour sa majorité en 2013, comme la plupart de nos concitoyens, malades du Sarkozysme, le sont pour 2012.

Or, est-il besoin de rappeler à notre Pangloss local que tous ces pays se sont vus imposer (comme le nôtre) l'obligation de renflouer, avec les deniers publics, l'incurie des banques privées, qui ont spéculé à outrance pour ensuite crier au secours( Crise des Sub-Primes)? Car M. Duplessy est, comme ses amis de l'UMP, favorable à la socialisation des pertes et à la privatisation des bénéfices, au détriment de tous et au profit de ses amis du Fouquet's.

Faut-il lui rappeler qu'en France, la loi de 1973 dites « Giscard », interdit à l'Etat d'emprunter directement à la banque centrale et donc nous oblige à emprunter sur les marchés à un taux usuraire? Faut il se souvenir que la constitution Européenne ainsi que que le champion de notre édile nous ont contraint à adopter en 2005 à l'insu de notre plein gré et gravé dans le marbre le même système au niveau Européen : les banques privées empruntant à des taux de 1 à 2% auprès de la banque centrale européenne, pour financer ensuite les dépenses publiques à des taux de plus de 20% (C'est le cas en Grèce)?

Faut-il se remémorer que les agences de notations, les mêmes qui évaluaient Goldman-Sachs d'un triple A avant la crise, obligent les pays à s'endetter en remboursant des dettes – revolving exponentielles (la charge de la dette étant principalement composée des intérêts et non du capital)?

Et oui, Monsieur Duplessy, si les choses étaient si simples...

Enfin, monsieur le « bon gestionnaire », que n'expliquez vous, vous l'ennemi de la dette, le thuriféraire de « l'équilibre budgétaire », à nos concitoyens, pourquoi, sous votre dernière mandature, vous avez multiplié la dette publique par deux sur notre commune (plus de 6 millions), atteignant ainsi une limite d'élasticité désormais ingérable?

http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/          ESBLY123.JPG

Maintenant que les masques tombent, il est temps de passer d'une mauvaise gestion au service  d'une mauvaise politique, à un projet d'avenir cohérent que nous incarnons. Les Esblygeois, comme tous les Français, le méritent.