27.11.2011

UMP : 30 propositions destinées à achever l’école de la République

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Vendredi 25 novembre 2011

  • Dénonce un projet éducatif fondé sur des analyses biaisées de la réalité du système éducatif.
  • Demande à Luc Chatel de répondre publiquement à nos questions sur les propositions de son groupe politique dont il est comptable : où est l’intérêt des élèves dans ce projet politicien dont on sent bien que le fonds de commerce est l’anti-fonctionariat primaire.
  • Appelle l’ensemble des organisations attachées au service public d’éducation à se mobiliser contre un projet aux antipodes des idéaux de l’école Républicaine.

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15.03.2010

La réforme des lycées contre les sciences sociales

par Laurence De Cock, Philippe Olivera, Marjorie Galy, Sylvain David
[Ce texte est à paraître dans les Cahiers d'histoire d'avril 2010]

La réforme présentée par Luc Châtel est de bien mauvais augure pour l'enseignement de l'histoire-géographie au lycée et celui des sciences humaines et sociales (SHS) en général. Contrairement à la grande envolée médiatique qui a suivi l'effet d'annonce ministériel, le problème est loin de pouvoir se limiter à la suppression du caractère obligatoire de l'histoire-géographie en Terminale scientifique. Concentrer l'attention sur ce dernier point révèle un point de vue pour le moins réducteur et élitiste. Car l'enjeu de la réforme en cours est beaucoup plus lourd de sens pour l'avenir de nos disciplines. Nous proposons ici une lecture aussi large que possible des multiples enjeux que soulèvent les différents axes de l'opération rondement menée par le ministère Châtel contre les SHS au lycée.

La décision de rendre optionnelle l'histoire-géographie en TS est présentée comme une volonté de valoriser les autres filières, de mieux préparer les lycéens aux carrières scientifiques et, plus globalement, d'articuler davantage le secondaire au supérieur. Ici, le ministère se livre à une communication mensongère. À première vue, qui pourrait sérieusement s'opposer à un objectif aussi urgent que louable ? Mais cette justification semble ignorer totalement que nombre de bacheliers scientifiques s'orientent ensuite vers des études où l'histoire et la géographie occupent une place non négligeable, les classes préparatoires littéraires ou commerciales, les IEP, et évidemment les Universités.

Il est vrai que la question de l'articulation entre le lycée et l'Université est posée par la réforme qui insiste sur la nécessité de consacrer l'année de terminale aux « outils et méthodes » afin de préparer l'entrée à l'université. Objectif là encore plutôt louable à première vue. Mais le cloisonnement entre le Supérieur et le Secondaire est tel qu'il n'est pas étonnant qu'il n'existe, à ce jour, aucune concertation sur une éventuelle continuité pédagogique. L'effet d'annonce ministériel ne vise donc qu'à vanter les compétences « méta-universitaires » des professeurs de terminale, mais l'objectif de renforcement des relations entre lycée et Université n'est à ce jour qu'une pure déclaration de principe. Notons que les taux d'échec ne sont pas si élevés à l'université si on ne retient que les bacheliers généraux mais qu'ils explosent lorsqu'on intègre les bac professionnels et technologiques. C'est donc donc un piètre prétexte de réformer les séries générales pour répondre à l'échec dans certaines licences.

 

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29.01.2010

Le gouvernement met en danger l'éducation des générations futures.

Par Charles Max

Avec la mise en place de la réforme de la formation des enseignants - prévue pour 2010 ou 2011 - baptisée « masterisation », le ministère de l'éducation nationale s'apprête à « dégraisser le mammouth »: des conséquences importantes sur la qualité de l'enseignement sont déjà constatables. Le pire est à venir.

 La masterisation qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un allongement des études nécessaires pour pouvoir présenter les concours de l'enseignement primaire et secondaire ( professorat des écoles, caplp, capes, agrégation).

Aujourd'hui:

  • Licence (bac+3) ou maîtrise (bac + 4) + 1 an de préparation au concours+
  • 1 année de formation professionnelle rémunérée
  • comme fonctionnaire stagiaire ( 1300 à 1500 euros/mois)

Demain ?

  • Licence (bac+3) + 2 ans de master avec au mieux
  • une gratification de 3000 euros en lieu et place de
  • l'année de stage de formation rémunérée.

On le voit, la masterisation ne constitue pas un allongement réel des études des futurs professeurs, mais un moyen de diminuer d'un an au moins le temps de formation salariée.

Dans le contexte politique actuel, visant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (sans considération pour son utilité sociale), quelles sont les conséquences de cette réforme pour les enseignants et pour les élèves ?

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