Selon l’étude, présentée dans ses grandes lignes par Didier Gelot, le secrétaire général, la pauvreté augmente sans discontinuité depuis 2004. Ainsi, plus de 8 millions de personnes vivent avec moins de 954€ par mois dont 2 millions avec moins de 640€ auxquelles on ajoute celles qui se privent matériellement. Le constat est affligeant pour une société dite moderne et parmi les cinq premières puissances mondiales.
Les familles monoparentales sont les plus touchées mais, surtout, on peut aujourd’hui travailler dans notre société et être en pauvre. Si les constats ont été faits avant la crise, il n’en reste pas moins que la précarité est de plus en plus associée au travail, les contrats courts et l’intérim devenant de plus en plus la norme.
On peut se rassurer en regardant ce qui se passe autour de nous, notamment en Espagne où l’on parle, de plus en plus fort, de générations sacrifiées pour qualifier la jeunesse ibérique, mais aussi en Italie. Notre système de protection joue à plein et limite les constats. Toutefois, cela n’est pas satisfaisant de prendre conscience, qu’en France, au XXIe siècle, des gens souffrent au point de ne plus se soigner et d’arbitrer entre les besoins fondamentaux alors que, par ailleurs, d’autres vont toucher plusieurs dizaine de millions d’€ de salaire sur une année, simplement.
Le conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion constatant que les minima sociaux n’ont été que peu revalorisés ces dernières années, encourage à une revalorisation des minima sociaux de 25%.
























