29.01.2012

Marine Le Pen valse à Vienne avec des pangermanistes

EXPRESS.JPG 27/01/2012 à 17:57 Par notre correspondant Blaise Gauquelin

Invitée par le FPÖ, le parti autrichien d'extrême-droite, la présidente du FN était à Vienne ce vendredi. Elle a rencontré le leader de cette formation et a participé au bal d'une corporation pangermaniste.

Ce vendredi soir, Marine Le Pen doit valser dans le bal traditionnel d'une corporation secrète où des négationnistes sont chaque années ovationnés.

En peine campagne présidentielle, la présidente du FN a répondu à une invitation du FPÖ, le parti autrichien d'extrême-droite. Ce vendredi, Marine Le Pen a rencontré Martin Graf, la personnalité d'extrême-droite qui occupe actuellement les plus hautes fonctions au coeur d'un État européen: ce député du FPÖ, le parti de la liberté, est depuis 2008 vice-président du Parlement autrichien.

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28.09.2011

Motion ponctuelle EELV : laïcité n’est pas racisme !

Laïcité n’est pas racisme !

Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste de nos dirigeants politiques surfant sur les thèses de l’extrême droite. Celles-ci visent les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », stigmatisation des musulmans en pointant leur « accroissement », volonté de réduire l’immigration légale et le regroupement familial, éthnicisation de la question sociale dans nos quartiers populaires, campagnes contre « l’islamisation » de la France.

Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.

Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale.

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01.08.2010

La "divine surprise".

C'est l'expression employée par Charles Maurras, en 1940, pour saluer l'accession au pouvoir du Maréchal   Pétain.   Quelle   «divine   surprise »   aujourd'hui encore,   pour  le   sympathisant  moyen   du Front National, que d'entendre Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux nous rejouer la petite rhapsodie de la xénophobie! Quelle « bonne nouvelle » pour le racisme ordinaire, que le président de la République ait décidé de déchoir de la nationalité Française les « français d'origine étrangère » jugés coupables de certains crimes ou délits!

Ces annonces inscrivent  de facto  l'hôte de l'Elysée dans la tradition du populisme français, mais peut –on pour autant redouter une crispation nationaliste et identitaire du pouvoir? Jusqu'où cette chasse au bouc–émissaire peut–elle mener la République?

Effet d'annonce ou politique d'extrême droite assumée ?

Miné par les affaires, en échec total au plan économique, le Sarkozysme se replie naturellement sur son cœur de métier, la politique sécuritaire, focalisée sur l'amalgame immigration = délinquance.
Or,  comme  le   rappelle  Patrick  Weil   dans  Qu'est  ce  qu'un  français?  Histoire  de  la   nationalité Française depuis la Révolution (Paris, Gallimard, 2005), la mesure de déchéance de la nationalité française existe déjà : un citoyen naturalisé français depuis moins de 10 ans peut être déchu de sa nationalité   pour   des   faits   très   graves.   Donc,   encore   un   effet   d'annonce   électoraliste, un   coup médiatique consistant à inventer une loi qui existe déjà..?

Un autre point de vue est possible. Si par « français d'origine étrangère » on entend non plus les enfants naturalisés mais ceux nés en France, il y a alors remise en cause du droit du sol au profit du doit du sang. La segmentation entre « français de souche » et « français de papiers »( expression de J.M. Le  Pen)  créerait  deux  catégories de  citoyens,  inégaux  devant  la  loi  en  raison  de  critères ethniques fondés sur l'ascendance. Des citoyens inférieurs et supérieurs (blancs, mais pas Roms...).

Sarkozysme et pétainisme.

Certes, au niveau du droit international, cette mesure serait inapplicable dans la mesure où l'ONU prohibe la création d'apatrides que l'application de cette politique engendrerait ipso facto.

Mais elle confirme de manière aveuglante la thèse d'Alain Badiou, (dans De quoi Sarkozy est -il le nom? – Circonstances 4) selon laquelle il y aurait «une barbarie Sarkozyste», un «pétainisme Sarkozyste». Non, il ne s'agit pas d'un accident, le Président de la République n'est pas Lepeniste par opportunisme, mais par conviction. Il est un maillon de la tradition d'extrême–droite Française. Qu'on se rappelle ainsi le débat organisé l'an dernier par philosophie magasine, dans lequel Nicolas Sarkozy, face à Michel Onfray, livrait ses convictions sur un prétendu gêne de la délinquance. Où on   pouvait  lire   que   la   délinquance   était,   pour   le   dire   sans   détour,  déterminée   par   l'hérédité, consubstantielle à certains êtres. On est, là, dans le recyclage des théories raciales  du 19eme siècle; on retrouve les idées de Gall sur la phrénologie, de Vacher de Lapouge sur l'inégalité des races humaines; on tombe dans la «société organique» de Maurras, nationalisme du sang pour lequel la société est un organisme, pas une communauté d'êtres libres et égaux; on s'affaisse dans l'idéologie de l'anti–France, dont on sait combien, sous Vichy, cette dernière catégorie était liée à l'idée d'une communauté raciale qu'il fallait débarrasser de ses impuretés.

Il y à la une cohérence doctrinale dont tous   les   Républicains   doivent   se   méfier,   et   une   idéologie   nauséabonde   qu'il   faut  refuser et combattre.