23.05.2012
Les comptes sociaux s'améliorent sensiblement en 2011. Mais la dette publique se creuse
15/05/12 - Le besoin de financement des administrations de sécurité sociale se réduit significativement en 2011, s'établissant à 12,5 milliards d'euros après 23,3 milliards en 2010, pour revenir au niveau des années 2008 (13,5) et 2009 (15), selon l'INSEE qui vient de publier les comptes des administrations publiques en 2011. Les recettes ont fortement progressé l'année dernière du fait à la fois d'une masse salariale dynamique et de la mise en œuvre de mesures nouvelles. Les recettes des administrations de sécurité sociale croissent en effet de 5,5 %, après + 2,0 % en 2010.
Cette accélération est en partie due aux cotisations sociales qui progressent de 4,2 % après + 2,1 % en 2010, mais aussi aux recettes fiscales qui progressent de 10,3 % après + 1,0 % en 2010, du fait de mesures nouvelles. Citons l'annualisation des allègements généraux de cotisations sociales (+ 1,8 milliard), la majoration de 1,4 point du prélèvement social sur les revenus du capital, le transfert aux administrations de sécurité sociale de la TVA sur les produits de santé ou encore la hausse de 6 % des prix du tabac appliquée en octobre 2011.
Dans le même temps, les dépenses des administrations de sécurité sociale ralentissent un peu (+ 3,2 % après + 3,6 % en 2010). Ceci tient notamment au repli des prestations d'assurance chômage (- 0,3 % après une hausse de 7,6 % en 2010), lié à une situation du marché du travail plus favorable.
Les prestations vieillesse continuent en revanche d'augmenter à un rythme soutenu (+ 4,0 % après + 3,8 % en 2010). Si la réforme des retraites de 2010 entraîne une diminution des départs en retraite à partir de juillet 2011, la revalorisation des pensions est nettement plus élevée en 2011 qu'en 2010 (+ 1,8 % après + 0,9 %, en moyenne annuelle).
Par ailleurs, les prestations familiales et de logement évoluent de façon plus dynamique (+ 1,9 % après + 0,8 %), en raison de la revalorisation de 1,5 % de la base mensuelle de calcul des allocations (après une stabilité en 2010). Enfin, l'ONDAM, construit sur la base d'une évolution des dépenses maladie de 2,9 %, est respecté en 2011 pour la deuxième année consécutive.
La dette publique au sens de Maastricht s'élève à 1 717,3 milliards d'euros fin 2011 après 1 595,2 milliards un an plus tôt. Elle représente 86 % du PIB (82,3 % fin 2010). La contribution à la dette des administrations de sécurité sociale augmente de 30,4 milliards pour s'établir à 205,4 milliards d'euros fin 2011. L'augmentation de la dette est nettement supérieure au déficit de 12,5 milliards car la trésorerie des administrations de sécurité sociale, en particulier celle de la Cades, augmente de 11,7 milliards et les détentions d'obligations progressent de 5,6 milliards. Fin 2011, la dette publique nette de la Sécu ressort à 146,8 milliards contre 128,3 fin 2010.
Les comptes des administrations publiques en 2011 - INSEE 15 mai 2012 :
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1400
08:23 Publié dans Santé, Sarkoland, solidarité, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : insee, comptes sociaux, 2011, dette, vieillesse, famille, sécurité sociale
21.02.2010
Nouveau schéma départemental de l’enfance
Vers un diagnostic partagé:
Le Conseil général de Seine-et-Marne engage une démarche d'élaboration de son nouveau schéma départemental de l'enfance, de l'adolescence et de la famille ; la loi du 5 mars 2007 renforçant le rôle des départements pour les missions de prévention et de protection de l'enfance.
Afin de répondre à ces nouvelles exigences et dans un souci d'améliorer encore l'aide et la prise en charge de l'enfance dans toute sa diversité, le Conseil général lance l'élaboration du nouveau schéma départemental de l'enfance, de l'adolescence et de la famille 2010-2014.
Pour cela, il souhaite associer les questions de la petite enfance, de l'enfance et de l'adolescence à celles de la famille (développement des modes d'accueil de la petite enfance, soutien à la parentalité, santé des femmes enceintes, de la mère et de l'enfant ...).
Ce nouveau schéma élargit les compétences du précédent dans la protection de l'enfance. Il répond à plusieurs objectifs :
garantir la coordination des acteurs et la cohérence des interventions dans le parcours de l'usager.
adapter, de la conception à l'âge adulte, l'offre sociale et médico-sociale existante aux besoins repérés.
évaluer les perspectives et objectifs de développement au fil de leur mise en place.
Afin d'atteindre ces objectifs, ce nouveau schéma départemental ne pourra s'établir que par une démarche participative. Le Département sollicitera les différents acteurs associatifs et professionnels du secteur de l'enfance et de la famille pour contribuer à un diagnostic partagé à l'élaboration de ce nouveau schéma départemental.
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mercredi 17 février 2010
23:49 Publié dans Conseil général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démarche, enfance, prévention, protection, famille























