03.08.2011
Le service public, c’est la république
Le gouvernement vient d’officialiser que l’application du dogme du non remplacement d’un départ à la retraite de fonctionnaire sur deux détruit 31638 emplois publics en 2011 et 30401 en 2012 ! A cette mesure globale appliquée depuis 2007, s’ajoutent les suppressions des postes vacants et de ceux effectifs des services et des opérateurs de l’Etat lors des restructurations imposées par les 561 mesures de la RGPP.
FO a calculé que 400000 emplois publics seront ainsi détruits entre 2007 et 2013 dans la seule Fonction Publique d’Etat. Au niveau des trois versants de la Fonction Publique, 500000 emplois publics vont être anéantis et dans chaque département, cela représente une suppression des 2/3 des effectifs publics sur cette période.
La République est victime d’une désertification territoriale sans précédent de ses services
publics et d’un plan social brutal d’une ampleur inégalée. Cela vaut pour tout le service public : les hôpitaux où l’accès aux soins est menacé, l’éducation nationale où la scolarisation des moins de trois ans recule et où l’enseignement technique est menacé, l’aménagement du territoire où la surveillance des fleuves et rivières est menacée ; pour ne prendre que ces exemples.
Tout cela se situe en rupture avec l’idée républicaine selon laquelle le service public doit permettre l’organisation collective de la satisfaction des besoins sociaux. Les valeurs républicaines d’égalité, de liberté, de fraternité, de laïcité impliquent que la Fonction Publique et ses personnels ne soient soumis ni à des équations comptables de courtes vues, ni à des pressions politiques et mercantiles, ni à des lobbies, ni à des intérêts contraires à l’intérêt général. Les valeurs de neutralité, d’impartialité et d’indépendance dans une fonction publique de carrière se révèlent essentielles.
Au-delà de la souffrance au travail générée pour les personnels, du coût induit pour tous les usagers et des inégalités que cela génère, les effectifs publics et les valeurs précédemment citées sont indissociables d’une action publique républicaine.
FO appelle tous les fonctionnaires et agents publics ainsi que les usagers à résister contre ce plan social qui pose la question de la pérennité de la République.
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21.07.2011
Dépendance des personnes âgées : les retraités paieront !
Aujourd’hui, le gouvernement dévoile les pistes de financement de la dépendance et ce après des mois de réunion des 4 groupes de travail mis en place par la Ministre et un avis rendu par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) le 14 juin dernier sur lequel FO s’est abstenu.
Que ce soit dans les groupes ou au sein du CESE, FORCE OUVRIERE a, à maintes reprises, exposé ses revendications sur le sujet et a avancé le schéma d’une création d’un 5 ème risque dans le cadre de l’assurance maladie de la Sécurité sociale de 1945, géré en coordination avec la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).
S’agissant du financement, FORCE OUVRIERE préconise une hausse de la cotisation maladie qui, même limitée permettait à travers un financement collectif universel et solidaire de financer une grande partie des besoins, auquel doit s’ajouter un recours à l’impôt pour les revenus non soumis à cotisation sociale.
Ce schéma n’est apparemment pas celui qui a été choisi dans les différents cercles appelés à élaborer des propositions. Celui qui retient l’attention recommande un financement par l’alignement du taux plein de la CSG sur les pensions de retraite sur le taux des actifs. Ce qui représenterait 1,7 milliards d’euros qui seraient donc ponctionnés sur les montants des retraites : Ce qui pour FO n’est pas envisageable car, autrement dit, seuls les retraités paieraient.
Le Président de la République ayant indiqué en début d’année qu’il ne fallait pas alourdir le
coût du travail, les réflexions actuelles préfèrent s’orienter vers des prélèvements fiscaux supplémentaires au détriment de la solidarité : c’est donc pour FORCE OUVRIERE la traduction logique de cette position qui se retrouve parmi les pistes de financement actuelles. (Paris, le 21 juin 2011).
10:42 Publié dans La crise, Sarkoland, Social, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance, csg, fo, retraites, cese, cnsa
27.03.2011
Accord en vue sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco
Précédent article du 13/03/2011 : Retraites complémentaires Agirc-Arrco : le Medef soumet un projet d'accord qui divise les syndicats
25/03/11
Le projet d'accord sur les retraites complémentaires du privé est désormais bien parti pour s'appliquer. Force ouvrière a décidé, lors d'une réunion de son bureau confédéral le 24 mars, de signer le texte, mettant en avant la garantie que l'AGFF perdure jusqu'en 2018 et la stabilisation du taux de rendement des régimes, tout en regrettant notamment l'absence de hausse de cotisations.
L'accord entérine de fait le recul de l'âge légal de la retraite à 62 ans, alors que le récent congrès de FO s'était fixé pour objectif d'obtenir le retour à 60 ans ! Il y aura donc au moins deux signatures syndicales, la CFDT s'étant déjà prononcée favorablement sur le compromis avec le patronat.
La CGT, et surtout la CFE-CGC, y sont hostiles. La négociatrice de la centrale des cadres, Danièle Karniewicz, qui est aussi la présidente de la CNAV, dénonce un virage "gravissime" dans l'interview à l'Expansion. "Ce projet d'accord ne fait que renvoyer à 2031 au lieu de 2029 l'épuisement des réserves financières. C'est loin d'être à la hauteur des enjeux". De plus, il "constitue un virage gravissime" car "il prévoit en réalité d'aligner le taux de rendement de l'Agirc sur celui de l'Arrco en 2011, c'est-à-dire de baisser de 0,1 point le taux de rendement des pensions de l'encadrement, soit une économie de 7 milliards d'euros pour le régime de l'Agirc.
Ce taux serait ensuite stabilisé pendant quatre ans. Soit un manque à gagner de 2 milliards. Il s'agit ni plus ni moins d'une tentative de transfert entre la retraite des cadres et celle des non cadres, qui revient à spolier les retraités de l'encadrement de 5 milliards d'euros". Il faut à présent que trois syndicats fassent valoir leur droit d'opposition pour remettre en cause l'accord.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/retraites-compleme...
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