12.04.2012
L'Europe divisée sur l'exploitation du gaz de schiste
11/04/12 - Déjà exploité aux Etats-Unis et au Canada, le gaz de schiste comporte des risques environnementaux et sanitaires ayant rapidement été mis en évidence, notamment par une étude commandée par la commission ENVI du Parlement européen. Parmi les pays membres de l'Union, la Pologne se présente comme un farouche partisan de l'exploitation de ce gaz "non-conventionnel" au nom de son indépendance énergétique et défendra ses positions au Parlement européen dans le courant du mois d'avril.
"le forage de gaz de schiste au Royaume-Uni a causé deux séismes de magnitude 2,3 et 1,5 près de Blackpool en mai 2011. La compagnie Cuadrilla y injectait des fluides sous haute pression souterraine pour faire sauter la roche."
08:50 Publié dans Ecologie, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaz de schiste, pétrole de schiste, pologne, fracturation hydraulique
28.03.2012
Gaz et pétroles de schistes : Des perspectives désastreuses.
Les tensions sur le marché des hydrocarbures obligent les sociétés pétrolières et gazières à chercher pétroles et gaz enfermés dans les schistes. La Seine et Marne dispose, par sa géologie d’ « un trésor » d’après les sociétés intéressées.
Instruits par les conséquences catastrophiques sur l’environnement de l’extraction de ces gaz et de ces huiles dans les Etats du Canada et des Etats-Unis, les Seine et Marnais comme leurs compatriotes concernés ont exprimé leur hostilité à ces projets par deux manifestations à Doue et à Meaux.
Ces mobilisations ont conduit le gouvernement à interdire par la loi Jacob la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz et pétroles de schistes. Seuls les permis liés à la recherche sont autorisés.
Mais comme on le sait à l’UMP , l’écologie « ça commence à bien faire » M Gonnot (UMP) a rédigé un rapport parlementaire favorable à l’exploitation des gaz de schiste et organisé une réunion avec les amis de notre député, Mrs Fillon, Besson et Mme Kociusko-Morizet, une réunion sur le thème : peut-on sortir de l’interdiction française ?
Les sociétés pétrolières ont déposé 12 demandes de nouveaux permis alors que les gisements de pétrole conventionnels sont épuisés.
Mais les partisans de l’exploitation des huiles de schistes font valoir l’indépendance énergétique du pays ; or, cette exploitation d’après P. Le Corneur (collectif 77 stop pétroles de schistes) représenterait 5 % de notre consommation. On fait valoir également les emplois créés et les redevances perçues par les communes.
Hélas, l’exploitation des pétroles de schistes s’accompagnerait de dégâts irréversibles sur deux ressources renouvelables indispensables à la vie : l’eau et l’agriculture.
La Seine et Marne ne doit pas sacrifier sa vocation agricole à la production de pétrole non conventionnel. Elle doit préserver ses nappes phréatiques des additifs chimiques nécessaires aux nouvelles techniques.
Ces deux ressources sont déjà fragilisés par la sécheresse et les tensions sur les matières premières agricoles liées au réchauffement climatique et à la croissance démographique.
N’oublions pas que ces gisements de pétrole seront épuisés dans 60 ans alors que l’agriculture et le cycle de l’eau accompagneront l’espèce humaine et la nature pendant des millions d’années.
De même, ce choix énergétique contribue en raison des fuites de méthane à l’ effet de serre. La France renoncerait alors à son objectif de diviser par 4 ces émissions de gaz à l’horizon 2050. Quant aux paysages de notre Brie, ils seraient défigurés et sur un plan plus matériel, la valeur du patrimoine foncier diminuerait considérablement.
« un monde plus sûr ne peut être qu’un monde qui respecte davantage la nature et encourage la sobriété plutôt que la satisfaction d’exigences matérielles démesurées » W. Kromy.
D.Lagorce
08:07 Publié dans Bonimenteur, Ecologie, Sarkoland, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schiste, permis, fracturation hydraulique, ump, 77
15.02.2012
Pétrole de schiste 77 : Réunion publique le 21/02/2012 à Charly / Marne.
07:32 Publié dans Ecologie, Sarkoland, Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, schiste, 77, permis, fracturation hydraulique
12.02.2012
Huile de schiste : Bassin Parisien à vendre !
« Le Bassin Parisien disposerait (…) de réserves d’huile de schiste représentant la moitié du champ pétrolifère de la mer du Nord » a assuré le sénateur centriste Daniel Dubois (Somme), le 7 février 2012, au Palais du Luxembourg. Le sénateur est bien informé, c’est la ruée des pétroliers.
Pour cette seule région, le gouvernement vient d’accorder une dizaine de permis de recherche à des fins scientifiques. Ce ne sont que des déclarations unilatérales des compagnies pétrolières, sans aucune procédure contradictoire. L’or noir n’attend pas.
Or, les permis concernent bel et bien le pétrole de schiste, même s’il n’est jamais mentionné. L’IFP (Institut français des pétroles) avait dévoilé l’intérêt des compagnies pétrolières pour l’huile de schiste du Bassin Parisien dans sa brochure sur « les hydrocarbures non conventionnels », en avril 2011. Il avait également confirmé « l’utilisation de forages horizontaux et de fracturation hydraulique ». Il n'y a pas d’autre procédé.
Les compagnies seront donc autorisées à faire un forage vertical suivi d’un carottage pour examiner d’un peu plus près la teneur du gisement parisien. Pourquoi faire des recherches ? Sûrement pas pour la beauté du geste. Vermilion pourra même stimuler quelques puits en fin de course (permis de Champfolie) par le biais la fracturation hydraulique, comme l’avait reconnu Peter Sider, le vice-président Europe, le 17 janvier dernier, lors du colloque sur « le bouquet énergétique ». Le terme ne figure pas dans le dossier…
Peu importent les résultats dévastateurs de la pulvérisation de la roche mère, de la disparition de l’eau douce par cette technologie.
Peu importe que le code minier n’ait pas encore intégré la charte de l’environnement, que la réglementation ne soit pas achevée, que les commissions prévues par la loi du 13 juillet 2011 ne soient pas encore créées.
« Les pétroliers préfèrent exploiter jusqu’au bout des gisements de plus en plus coûteux, de plus en plus profonds, de plus en plus difficiles d’accès parce qu’ils espèrent faire payer le lient au final » a résumé Évelyne Didier (PC, Meurthe-et-Moselle). Avec le soutien du gouvernement.
No Fracking France appelle les communes concernées par les permis à opposer un refus clair et net aux permis de recherche, d’ici le 19 février 2012.
Elles peuvent faire valoir le manque d’information, l’absence de procédure scientifique contradictoire, l’absence d’étude d’impact.
Lire le compte rendu des débats du 7 février 2012, au Sénat, sur « le devenir des permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels », après une question orale posée par Nicole Bricq (PS, Seine-et-Marne)
08:53 Publié dans Ecologie, Sarkoland, Sénat, Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : huile de schiste, exploration, fracturation hydraulique, bassin parisien
19.11.2011
USA: Des produits chimiques, de la fracturation hydraulique, dans les nappes phréatiques
Publié le 19 novembre 2011 à 07h28 | Mis à jour à 11h07
L'industrie ne pourra peut-être plus affirmer qu'il n'y a aucun cas prouvé de contamination des nappes phréatiques attribuable à l'extraction du gaz de schiste.
L'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) a publié récemment des résultats d'analyse qui montrent que des produits chimiques employés dans les fluides de fracturation ont trouvé leur chemin jusque dans des puits d'eau potable au Wyoming.
Les analyses ont été faites dans la région de Pavillion, où les résidants se plaignent depuis longtemps d'effets néfastes de l'industrie sur l'environnement et la santé.
Selon une présentation de l'EPA diffusée sur le web le 9 novembre, sur 28 puits analysés, 10 contenaient du méthane d'une signature similaire à celle du gaz produit.
19:37 Publié dans Ecologie, Santé, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fracturation hydraulique, nappe0 phréatique, contamination, schiste
07.03.2011
VOEU du CONSEIL GENERAL 77 - SÉANCE DU 4 mars 2011 - Attribution des permis de forage
VOEU (Article 66 du Règlement Intérieur) adopté à la l'unanimité !
Relatif à l’attribution des permis de forage pour la recherche de pétrole dans notre sous-sol seine-et-marnais.
CONSIDERANT l’octroi par le Ministre chargé de l'Energie de nombreux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur tout le territoire français et particulièrement en Seine-et-Marne. Ce dans la plus grande opacité, sans aucune transparence ni concertation avec les collectivités concernées,
CONSIDERANT que l’exploitation coûteuse des gaz de schistes ne présentait jusqu’à présent que peu d’intérêt aux yeux des industriels du secteur, mais que la hausse inexorable des prix de l’énergie et la raréfaction des ressources « conventionnelles » en font désormais un enjeu stratégique,
CONSIDERANT que leur extraction comporte des risques environnementaux très élevés : la technique dite de « fracturation hydraulique » consiste à propulser à très haute pression des millions de litres d’eau mélangés avec des produits chimiques et du sable, afin de faire exploser la roche à plus de 2500 mètres de profondeur et ainsi récupérer l’huile ou les gaz de schiste,
CONSIDERANT qu’il pourrait en résulter une pollution durable du sous-sol, un risque élevé de contamination des nappes phréatiques par des composés cancérigènes ou toxiques comme les métaux lourds, et donc un danger non négligeable pour la santé des habitants,
CONSIDERANT que le Département de Seine-et-Marne s’est particulièrement mobilisé pour une meilleure qualité de l’eau en Seine-et-Marne au travers d’un plan départemental de l’eau et n’acceptera pas que les forages, autorisés par le Gouvernement, puissent avoir un impact sur celle-ci notamment en contaminant les nappes phréatiques,
CONSIDERANT le classement en Zone de Répartition des Eaux, qui limite les prélèvements en eau potable de la nappe du Champigny,
CONSIDERANT l’annonce de la Ministre Kosciusko-Morizet à l’Assemblée Nationale d’ « une mission pour évaluer les enjeux, et d'abord les enjeux environnementaux », des gaz de schiste et le fait qu’ « aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée ni même instruite avant le résultat de cette mission ».
L’Assemblée départementale,
DENONCE l’opacité des conditions d’attribution de ces permis d’explorer dont aucun élu seine-et-marnais n’a eu connaissance,
SOUHAITE l’ouverture d’un véritable débat national sur ces questions par la Commission Nationale du débat public,
DEMANDE à la ministre de l’écologie :
-
d’étendre cette mission aux huiles de schiste,
-
de suspendre l’attribution de permis d’exploration, et de le faire respecter,
-
d’annuler les permis en cours
-
de décréter un moratoire d’urgence sur tous les forages d’exploration prévus dans les prochaines semaines en Ile de France.
S’OPPOSE en l’état actuel des connaissances à toutes explorations employant la fracturation hydraulique sur le territoire seine-et-marnais,
EXIGE de conditionner la décision publique d’instruire les permis d’exploration au résultat de cette mission et en concertation avec les collectivités impactées, afin que soient respectées les dispositions de l’article 1er de la loi « Grenelle II » qui instaure le principe de renversement de la charge de la preuve pour tout projet susceptible de porter atteinte à l’environnement,
DEMANDE une réforme profonde du Code Minier qui prenne en compte les dispositions du Grenelle I et II.
09:31 Publié dans Conseil général, Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, forage, huile de schiste, fracturation hydraulique, pollution, grenelle























