09.08.2010

LA XENOPHOBIE DE NICOLAS SARKOZY MENACE LA DEMOCRATIE

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Appel Citoyen - Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

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Le  président  de  la  République  a  pris  la  lourde  responsabilité  de  faire  des  étrangers  et  des personnes  d’origine  étrangère  ceux  et  celles  qui  seraient  responsables  de  l’insécurité.

Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de  sa  campagne  électorale,  et  parce  qu’il  aggrave  l’insécurité  sociale  et  économique  de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République  et  son  gouvernement  ont  manifestement  décidé  d’agiter  les  vieux  refrains  des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.

En  se  livrant,  à  quelques  jours  d’intervalle,  à  un  discours  discriminatoire  contre  les  Gens  du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les  personnes  d’origine  étrangère  les  causes  de  l’insécurité,  Nicolas  Sarkozy  est  en  train  de menacer les fondements mêmes de la République.

Ce  ne  sont  pas  les  délinquants  que  Nicolas  Sarkozy  poursuit,  ce  sont  les  Français  d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.

Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.

Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.

Communiqué LDH - Paris, le 30 juillet 2010