18.06.2011
La dette de la France ou l'histoire d'une escroquerie
Lire l'article complet (pour les deux derniers paragraphes chacun fera son choix)
C'est devenu une litanie: la France serait endettée jusqu'au cou (à hauteur de 1650 milliards d'euros). Un endettement si énorme qu'il compromettrait l'avenir des jeunes générations et priverait l'État de toute marge de manœuvre, le contraignant à des politiques de restriction budgétaire, sinon d'austérité.
Vérité apparemment inattaquable puisque assénée partout, dans les médias et dans les hémicycles politiques. Et pour celles et ceux qui seraient tentés d'émettre des doutes, il est de bon ton de leur rappeler que cet endettement correspond à 81% du produit intérieur brut http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut .
Les causes de cet endettement seraient, paraît-il, double: une mauvaise gestion des comptes publics et un pays qui vivrait au dessus de ses moyens. Fermez le ban!
Mais qu'en est-il réellement? Cette description correspond t-elle vraiment à la réalité? Si oui, qui est en responsable?
...../.....
Une loi – adoptée après la mort du Général de Gaulle – va tout changer: c'est la loi de 3 janvier 1973. Adoptée sous la présidence de Georges Pompidou et sous la houlette du ministre des Finances de l'époque, un certain Valery Giscard D'Estaing, elle prévoit l'interdiction pour l'Etat d'emprunter auprès de la Banque de France, mais de le faire auprès des banques d'affaires et des marchés financiers avec un taux d'intérêt minimum de 4%.
Toute l'historique de la dette française provient de cette loi dont le principe sera repris au niveau européen par les traités de Maastricht et de Lisbonne.
Depuis aucun gouvernement – de droite comme de gauche – n'a eu l'idée ni le courage de la remettre en question. Pire les intérêts de la dette n'ont eu de cesse d'augmenter à un niveau inquiétant, mettant en péril toute l'économie nationale.
Aujourd'hui 85% de la dette de notre pays est constitué par des intérêts exorbitants que nous payons tous collectivement à hauteur de 37 milliard d'euros par an.
Sur les trente années qui viennent de s'écouler, la France s'est acquittée d'un peu plus de 1000 milliards d'intérêts cumulés, sans se défaire pour autant de son lourd (et fictif) endettement.
Un économiste français, prix Nobel, Maurice Allais s'insurgera toute sa vie contre cette loi scélérate de 1973 qui privait volontairement la France de sa souveraineté monétaire et budgétaire au service de l'oligarchie bancaire.
19:12 Publié dans La crise, Services publics, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, loi du 3 janvier 1973, pompidou, giscard, banque de france























