12.02.2012

Huile de schiste : Bassin Parisien à vendre !

« Le Bassin Parisien disposerait (…) de réserves d’huile de schiste représentant la moitié du champ pétrolifère de la mer du Nord » a assuré le sénateur centriste Daniel Dubois (Somme), le 7 février 2012, au Palais du Luxembourg. Le sénateur est bien informé, c’est la ruée des pétroliers.

Pour cette seule région, le gouvernement vient d’accorder une dizaine de permis de recherche à des fins scientifiques. Ce ne sont que des déclarations unilatérales des compagnies pétrolières, sans aucune procédure contradictoire. L’or noir n’attend pas.

Or, les permis concernent bel et bien le pétrole de schiste, même s’il n’est jamais mentionné. L’IFP (Institut français des pétroles) avait dévoilé l’intérêt des compagnies pétrolières pour l’huile de schiste du Bassin Parisien dans sa brochure sur « les hydrocarbures non conventionnels », en avril 2011. Il avait également confirmé « l’utilisation de forages horizontaux et de fracturation hydraulique ». Il  n'y a pas d’autre procédé. 

Les compagnies seront donc autorisées à faire un forage vertical suivi d’un carottage pour  examiner d’un peu plus près la teneur du gisement parisien. Pourquoi faire des recherches ? Sûrement pas pour la beauté du geste. Vermilion pourra  même stimuler quelques puits en fin de course (permis de Champfolie) par le biais la fracturation hydraulique, comme l’avait reconnu Peter Sider, le vice-président Europe, le 17 janvier dernier, lors du colloque sur « le bouquet énergétique ».  Le terme ne figure pas dans le dossier…

Peu importent les résultats dévastateurs de la pulvérisation de la roche mère, de la disparition de l’eau douce par cette technologie.   

Peu importe que le code minier n’ait pas encore intégré la charte de l’environnement, que la réglementation  ne soit pas achevée, que les commissions prévues par la loi du 13 juillet 2011 ne soient pas encore créées.

« Les pétroliers préfèrent exploiter jusqu’au bout des gisements de plus en plus coûteux, de plus en plus profonds, de plus en plus difficiles d’accès parce qu’ils espèrent faire payer le lient au final » a résumé Évelyne Didier (PC, Meurthe-et-Moselle). Avec le soutien du gouvernement.

No Fracking France appelle les communes concernées par les permis à opposer un refus clair et net aux permis de recherche, d’ici le 19 février 2012.

Elles peuvent faire valoir  le manque d’information, l’absence  de procédure scientifique contradictoire, l’absence d’étude d’impact.

Lire le compte rendu des débats du 7 février 2012, au Sénat, sur « le devenir des permis exclusifs de recherche  d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels », après une question orale posée par Nicole Bricq (PS, Seine-et-Marne)

11.06.2011

Loi sur les gaz et huiles de schiste : le Greenwashing du Gouvernement !

gouvernement schiste.jpghttp://www.dictionnaire-environnement.com/greenwashing_ID...

19.04.2011

16/04/2011 : Quand le Maire de Meaux ne "schiste" pas la honte !

DSC00054.JPGUne image collector à conserver (le Gaz en 77 ?) En plus il a fait distribuer des "pubs" sur les voitures des participants.

Un nouveau rétro-pédalage de l'UMP qui met au pilori ce qu'il a cautionné avant ! Mais, "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", dit le proverbe !

Amender le code minier et autoriser les permis d'exploration  en catimini par le Ministre de l'écologie (J.L. Borloo qui propose une loi d'encadrement maintenant ) est révélateur, soit il ne sait pas ce qu'il signe ou c'est un bonimenteur (comme beaucoup dans ce pseudo gouvernement et même au dessus) ?

Ce volte-face est principalement électoral d'ou un revirement avant les cantonales et une loi avant (ou pendant) les sénatoriales (3ème ou le 4ème dimanche du mois de septembre 2011. 170 sièges sont à pourvoir) pour calmer les élus municipaux grands électeurs aux sénatoriales.

Une loi certes mais qui a de grandes chances d'être vidée de sa substance avec les allers et retours entre le parlement et le sénat, d'autant que les pétroliers font le forcing auprès des députés (notre post du 12/04/2011) et que les rapports d'experts minimiseront les risques (l'argent n'a pas d'odeur et pourtant le gaz et le pétrole ...!)

Lettre ouverte aux Députés, en particulier aux 124 signataire de la proposition de loi N° 3301 (Interdiction forages pétrole et huile des chiste)

J.Picchio EELV77

12.03.2011

Hydrocarbures de schistes ni gaz ni petrole ni ici ni ailleurs ! (pétition)

GREEN.JPGGaz, pétrole de schiste … le danger des hydrocarbures non conventionnel s’étend

Les projets se multiplient : dans le bassin parisien, il s’agit de pétrole de schiste (shale oil). Dans le Sud de la France, il s’agit de gaz de schiste (shale gaz).

Il est temps de demander des clarifications !

Gaz de schiste, pétrole de schiste : même combat !

Signez la pétition demandant l’abrogation de tous les permis, pétrole et gaz de schiste

73 563 signataires au 12/03/2011

11.03.2011

Huiles de schiste : Toréador ne prend pas garde à ses contradictions

Face à leur inquiétude, le pétrolier Toréador assure aux habitants de Seine-et-Marne ne pas vouloir exploiter les huiles de schiste... mais promet exactement l'inverse à ses actionnaires dans un document révélé par OWNI

Les différents articles sur le sujet

07.03.2011

VOEU du CONSEIL GENERAL 77 - SÉANCE DU 4 mars 2011 - Attribution des permis de forage

VOEU (Article 66 du Règlement Intérieur) adopté à la l'unanimité !

Relatif à l’attribution des permis de forage pour la recherche de pétrole dans notre sous-sol seine-et-marnais.

CONSIDERANT l’octroi par le Ministre chargé de l'Energie de nombreux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur tout le territoire français et particulièrement en Seine-et-Marne. Ce dans la plus grande opacité, sans aucune transparence ni concertation avec les collectivités concernées,

CONSIDERANT que l’exploitation coûteuse des gaz de schistes ne présentait jusqu’à présent que peu d’intérêt aux yeux des industriels du secteur, mais que la hausse inexorable des prix de l’énergie et la raréfaction des ressources « conventionnelles » en font désormais un enjeu stratégique,

CONSIDERANT que leur extraction comporte des risques environnementaux très élevés : la technique dite de « fracturation hydraulique » consiste à propulser à très haute pression des millions de litres d’eau mélangés avec des produits chimiques et du sable, afin de faire exploser la roche à plus de 2500 mètres de profondeur et ainsi récupérer l’huile ou les gaz de schiste,

CONSIDERANT qu’il pourrait en résulter une pollution durable du sous-sol, un risque élevé de contamination des nappes phréatiques par des composés cancérigènes ou toxiques comme les métaux lourds, et donc un danger non négligeable pour la santé des habitants,

CONSIDERANT que le Département de Seine-et-Marne s’est particulièrement mobilisé pour une meilleure qualité de l’eau en Seine-et-Marne au travers d’un plan départemental de l’eau et n’acceptera pas que les forages, autorisés par le Gouvernement, puissent avoir un impact sur celle-ci notamment en contaminant les nappes phréatiques,

CONSIDERANT le classement en Zone de Répartition des Eaux, qui limite les prélèvements en eau potable de la nappe du Champigny,

CONSIDERANT l’annonce de la Ministre Kosciusko-Morizet à l’Assemblée Nationale d’ « une mission pour évaluer les enjeux, et d'abord les enjeux environnementaux », des gaz de schiste et le fait qu’ « aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée ni même instruite avant le résultat de cette mission ».

L’Assemblée départementale,

DENONCE l’opacité des conditions d’attribution de ces permis d’explorer dont aucun élu seine-et-marnais n’a eu connaissance,

SOUHAITE l’ouverture d’un véritable débat national sur ces questions par la Commission Nationale du débat public,

DEMANDE à la ministre de l’écologie :

  • d’étendre cette mission aux huiles de schiste,

  • de suspendre l’attribution de permis d’exploration, et de le faire respecter,

  • d’annuler les permis en cours

  • de décréter un moratoire d’urgence sur tous les forages d’exploration prévus dans les prochaines semaines en Ile de France.

S’OPPOSE en l’état actuel des connaissances à toutes explorations employant la fracturation hydraulique sur le territoire seine-et-marnais,

EXIGE de conditionner la décision publique d’instruire les permis d’exploration au résultat de cette mission et en concertation avec les collectivités impactées, afin que soient respectées les dispositions de l’article 1er de la loi « Grenelle II » qui instaure le principe de renversement de la charge de la preuve pour tout projet susceptible de porter atteinte à l’environnement,

DEMANDE une réforme profonde du Code Minier qui prenne en compte les dispositions du Grenelle I et II.