15.12.2010
Lettre ouverte des organisations signataires de l’Appel national pour l’Ecole Publique
Au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l’Education nationale, aux présidents des groupes parlementaires, aux présidents des Conseils régionaux, aux présidents des Conseils généraux, aux responsables des partis politiques, le 9 décembre 2010
En quelques mois, plus de 300 000 « citoyens‐militants » ont engagé leur signature au bas de l’ « Appel national pour l’Ecole Publique » lancé par nos organisations. C’est en leur nom que nous vous interpellons aujourd’hui.
Nous refusons que l’État contribue au dépérissement de notre service public et laïque d’Education. Nous considérons que l’École de la République est aujourd’hui mise en danger par des choix politiques qui, de fait, favorisent l’enseignement privé et encouragent le consumérisme éducatif.
Nous rappelons que l’Education n’est pas une marchandise. C’est, au contraire, un bien commun et un investissement nécessaire pour l’avenir de notre pays.
Nous considérons que les largesses budgétaires et les encouragements permanents dont bénéficie l’enseignement privé doivent cesser. L’argent de tous ne doit plus financer les choix particuliers de quelques-uns. C’est pour cela que nous demandons que l’engagement éducatif sans faille de la Nation soit réservé à l’Ecole de la Nation.
Nous exigeons que la liberté de conscience soit respectée partout. C’est grâce à elle que les élèves aiguisent leur esprit critique et se préparent à l’exercice de leur future citoyenneté. L’École publique doit demeurer l’espace d’apprentissage du « vivre ensemble », indispensable à la cohésion sociale.
Nous affirmons que notre modèle d’Ecole publique laïque et gratuite garde toute sa pertinence pour une France innovante et ancrée dans l’Europe.
Nous vous demandons donc, solennellement, d’oeuvrer pour que l’École de la République retrouve son rang. Forts du soutien des 300 000 « engagés » que nous avons rassemblés, nous vous invitons à vous engager, vous aussi, du coté de l’École Publique.
Soyez assurés de notre entière détermination à défendre et promouvoir le service public et laïque d’Education.
Organisations signataires :
A ET I, ACTION ET DEMOCRATIE, ADFE, ADLPF, AFPEN, ANATEEP, APAJH, APERF, CDPEPP, CEDEC, CGT EDUC ACTION, CNAFAL, CONVERGENCE REPUBLICAINE, DDEN, FAEN, FCPE, FERC CGT, FGR‐FP, FLE , FNER , GDID, L’APPEL DES APPELS, LMDE, RNCE, RNP, SE‐UNSA, SGL, SIEN, SNASEN, SNCL, SNEA , SNETAA EIL, SNIES, SNMSU, SNPDEN, SNPSYEN, SNPTES, SUDEL, SUP’RECHERCHE, UDAS, UFAL, UNEF, UNL, UNSA, UNSA LABOS EDUCATION, UNSA MAIF, UNSA TECHNICOLOR, UNSA‐EDUCATION
08:21 Publié dans Les libertés, Scolaire, Services publics, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, école publique, école privée, laïque, service public
03.06.2010
L’Ufal 77 organise une conférence-débat : « La laïcité en questions »
Lundi 14 juin 2010 à MEAUX 19h-21h Salle Rapin . Cité administrative
Nous pouvons tous constater le retour de la problématique religieuse dans notre société.
Dans une perspective laïque, ce processus doit avoir toute latitude pour s'exprimer dans l'espace
privé et les lieux de culte. La liberté de conscience et de culte est en effet au centre de la réflexion laïque. Mais des événements récents font apparaître une collusion entre des opérateurs privés religieux et le pouvoir politique pour affaiblir l'ensemble des services publics et en premier lieu l'Education Nationale. Cette manoeuvre a un double objectif : ouvrir un marché lucratif pour les opérateurs privés et mener une diversion idéologique pour un pouvoir discrédité sur la question sociale.
Cette logique insidieuse doit alerter l'ensemble des laïques.
En effet, la liste des atteintes, plus ou moins frontales, aux principes laïques est malheureusement
bien longue. Il y a eu le concept de "laïcité ouverte" prônée par notre chanoine de Latran, la
pitoyable tentative de dresser les communautés les unes contre les autres à l'occasion du débat
sur l'identité nationale, la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités confessionnelles, la création de fonds spécifiques pour les lycées catholiques dans les quartiers
populaires, la loi Carle qui oblige les communes à financer les écoles privées, la remise en cause
de la mixité sociale appuyée sur la carte scolaire, et sur un autre plan, la fermeture de centres IVG qui transforme une liberté fondamentale en un droit à peine toléré...
Venant s'ajouter à cette liste, une polémique récente doit attirer notre attention :
Lors de la session 2009 du baccalauréat, des professeurs qui faisaient passer cet examen dans des locaux mis à disposition par des lycées privés sous contrat, ont demandé que les signes religieux soient retirés dans les salles pendant l'examen. Dans certains cas cette demande a été refusée, provoquant des dysfonctionnements.
Il s'agit là encore d'une entorse au principe de laïcité et de neutralité qui doit régir l'organisation du service public de l'Education Nationale. La réponse des pouvoirs publics, d'abord inutilement répressive envers les enseignants, puis imprécise sur le plan juridique, n'est pas à la hauteur de l'enjeu.
L'UFAL 77 vous invite à venir débattre de ces questions qui, loin d'être anecdotiques, traversent tous les courants d'opinion.
17:53 Publié dans Laicite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : problématique religieuse, education nationale, laïque, loi carle
























