01.05.2012
Tourner la page du sarkozysme : une nécessité citoyenne
En 2007, l’UFAL avait fait un communiqué pour mettre en garde contre le risque de régression sociale que portait le candidat Sarkozy. L’histoire lui a malheureusement donné raison. Tant et si bien que de nombreuses organisations syndicales et associatives 1 ont appelé cette année à faire battre Sarkozy, certaines avant même le premier tour, la plupart n’ayant jamais pris position jusqu’alors lors d’une échéance électorale.
Alors qu’il s’était fait le chantre des “valeurs républicaines”, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, pendant 5 ans, d’attaquer la République dans ses principes (laïcité, École publique, acquis du CNR), dans son indépendance (ralliement à l’OTAN), et dans sa souveraineté (traité de Lisbonne). Aujourd’hui, il court après les voix du FN et divise, plus que jamais, les français, en opposant les “vrais” travailleurs aux “assistés”, les salariés du privé à ceux du public, les non syndiqués aux syndiqués. Tout cela est très inquiétant. Les 5 dernières années n’auront été qu’une longue succession de régressions sociales pour les citoyens et leurs familles, et gageons qu’ils sortiront encore plus exsangues de 5 années supplémentaires de sarkozysme : la cure d’austérité que Sarkozy appelle de ses vœux fragilisera encore davantage les plus précaires et creusera encore plus les inégalités.
Si une association familiale n’a pas à afficher une préférence partisane, il est de notre responsabilité citoyenne d’alerter nos adhérents et nos sympathisants sur les menaces qui pèsent sur nos vies et notre société. Vouloir tourner la page du sarkozysme, ce n’est en aucun cas donner un chèque en blanc et encore moins soutenir une autre candidature. Nous considérons simplement que c’est un préalable nécessaire à toute idée de progrès pour que la France retrouve le chemin de la République sociale et laïque.
Comme aucun des programmes en concurrence ne nous permet d’être rassurés en ce qui concerne la défense de la laïcité, l’école publique, la politique fiscale, la redistribution des richesses ou la lutte contre le néo-libéralisme, quel que soit l’élu au soir du 6 mai, l’UFAL restera résolument engagée dans le mouvement social et familial pour défendre les intérêts des citoyens et leurs familles et reprendre le chemin de la République sociale et laïque.
- la CGT, SOS Racisme, l’UNEF, le Snes-FSU, la LDH, le CLR, l’Inter-LGBT, ATTAC, Solidaires, etc [↩]
15:26 Publié dans Laicite, Les libertés, Services publics, UFAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, sarkozy, laïcité, école publique, néo-libéralisme
25.01.2012
Le Sénat se prononce pour le financement public des crèches confessionnelles privées !
Une proposition de loi, déposée au Sénat par Mme Françoise LABORDE (RDSE), visait à étendre le respect du principe de laïcité aux crèches privées, suite à l’affaire récente de l’association « Baby-Loup ». On rappelle néanmoins que la Cour d’Appel de Versailles avait confirmé la validité du règlement intérieur de cette crèche privée subventionnée, imposant à ses salariés la neutralité religieuse : toutes les dispositions initiales proposées n’étaient sans doute pas exemptes de défauts.
Mais le pire est venu des amendements présentés par Alain Richard (PS), et adoptés par la majorité sénatoriale. Véritablement détournée, la proposition a été votée par le Sénat le 17 janvier 2012, et transmise à l’Assemblée Nationale.
L’article 2 introduit subrepticement deux dispositions contraires au principe de séparation posé par la loi de 1905 :
« Les deux alinéas précédents [obligation de neutralité du personnel] ne sont pas applicables aux personnes morales de droit privé se prévalant d’un caractère propre porté à la connaissance du public intéressé. Toutefois, lorsqu’elles bénéficient d’une aide financière publique, ces personnes morales accueillent tous les mineurs, sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyances. Leurs activités assurent le respect de la liberté de conscience des mineurs. »
Ainsi serait explicitement introduite la possibilité pour les collectivités publiques de subventionner les crèches confessionnelles (comme le fait la Mairie de Paris avec les crèches intégristes Loubavitch).
17:52 Publié dans Laicite, UFAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, laïcité, crèche, baby-loup, neutralité
01.12.2011
Lettre ouverte à Monsieur GUEANT, Ministre de l'Intérieur
Paris, le 2 novembre 2011
Monsieur le Ministre,
Vous venez, coup sur coup de publier un "code de la laïcité et de la liberté religieuse" et de demander aux Préfets de créer et réunir dans chaque département une "Conférence départementale de la laïcité et des libertés religieuses".
Sur la forme, publier un code - qui n'en est d'ailleurs pas un mais plutôt un recueil...
je vous rappelle que seul le Parlement peut se livrer à un exercice de codification - ou bien convoquer des conférences départementales sur ces sujets, aurait pu réunir un consensus républicain.
C'est sur le fond que vos initiatives posent un grave problème. Le fond révèlé par ce titre qui commence bien, la "laïcité" et finit mal, très mal, avec cette "liberté religieuse".
Comme je vous l'ai dit il y a quelques mois dans l'hémicycle lors du débat parlementaire sur l'interdiction du voile intégral dans les lieux publics, ce concept de "liberté religieuse" n'existe pas dans le droit français. Il a toujours été rejeté par les républicains qui lui ont préféré, notamment dans la loi de 1905, celui de "liberté de conscience" qui est plus universel parce qu'il reconnaît la liberté de croire - ce que vous appelez la liberté religieuse - et la liberté de ne pas croire, d'être athée ou agnostique ce qui concerne la majorité de nos concitoyens d'après de récentes enquêtes.
Les républicains, dans notre droit, ont conjugué "la liberté de conscience", sans doute la plus belle de nos libertés individuelles, et le "libre exercice des cultes" dans le respect de l'ordre public. Nulle part, dans notre droit, nulle part, ce concept de "liberté religieuse" n'a eu droit de cité.
Pour être précis et au risque de vous déplaire, il y a eu, dans notre histoire, deux tentatives de reconnaissance de cette liberté religieuse : d'abord par le Maréchal Pétain et le gouvernement de Vichy, ensuite par des sectes contemporaines et, en particulier, l'église de scientologie.
Pourquoi donc relayer aujourd'hui ces tentatives et leur donner quelque aval que ce soit ? C'est pourquoi je vous demande solennellement de rebaptiser ce code et ces conférences départementales du nom de "la laïcité et la liberté de conscience".
Dans la négative, nous serions nombreux à demander leur boycott.
Croyez, Monsieur le Ministre, à l'assurance de mes salutations les meilleures.
Jean GLAVANY
09:13 Publié dans Laicite, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, liberté religieuse, conférence, droit français, républicains
26.11.2011
UFAL 77 : Table ronde le 09/12/11 "la laïcité: garant du vivre-ensemble quotidien"

18:38 Publié dans Laicite, UFAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, 77, laïcité, chelles, table ronde, bricq
17.11.2011
TABLE RONDE « LA LAÏCITÉ : GARANT DU VIVRE-ENSEMBLE QUOTIDIEN.
L'union des familles laïques de Seine-et-Marne
a le plaisir de vous inviter, à l'occasion de la journée de la laïcité,
Le 9 décembre 2011, 19h30, à Chelles
A l’Université inter-âges – 2 avenue Aimé-Auberville – 77500 Chelles
Sur réservation obligatoire auprès de l’université interâge au 01 64 26 61 40
TABLE RONDE « LA LAÏCITÉ : GARANT DU VIVRE-ENSEMBLE QUOTIDIEN. »
En présence de Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne et de représentants des cultes monothéistes, animée par Charles Arambourou, administrateur de l’UFAL.
Clôture de la soirée à 21h30 par le verre de l’amitié.
Organisés par l’UFAL 77 en partenariat avec l’Université inter-âge de Chelles.
Damien Pernet, Président de l'UFAL 77, administrateur national.
18:46 Publié dans Laicite, UFAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laicité, chelles, vivre-ensemble, garantie
04.11.2011
Les intégrismes religieux unis contre la liberté d’expression : c’est en France que ça se passe !
Fanatisés par leur conception particulière de la religion, des intégristes catholiques s’en sont pris à la liberté de création et de représentation théâtrale (Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville), causant de graves troubles à l’ordre public. Si les précédents ne manquent pas (attentat de 1988 contre un cinéma projetant La dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, saccage récent de l’œuvre Piss Christ d’Andres Serrano), le plus étonnant cette fois est le soutien apporté par un contingent d’intégristes musulmans dont les propos confus sont rapportés sur le site islamenfrance.fr. C’est par ailleurs sur ce site qu’a été publié le 31 octobre un appel « pour rigoler » à brûler Charlie Hebdo.
Un pas de plus vient d’être franchi avec l’incendie criminel qui a détruit les locaux de cet hebdomadaire. Le fanatisme révélé à l’époque des caricatures du prophète par les menaces et le procès fait au directeur de Charlie Hebdo n’a fait que croître.
Ces graves atteintes à la liberté d’expression démontrent qu’il ne doit pas y avoir de tolérance pour l’intolérance dans notre République laïque.
Pour l’UFAL, qui avait en 2007, à l’occasion des Rencontres Laïques Internationales, soutenu Charlie Hebdo traîné en justice, il ne s’agit pas seulement d’atteintes à la liberté d’expression, mais de menaces pour l’ensemble des libertés publiques. Seule la laïcité garantit que les expressions religieuses ne puissent plus devenir synonymes d’oppression des autres formes de pensée, ni des libertés d’autrui. La loi du 9 décembre 1905 a ainsi placé en tête de son article premier le principe de la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de croire, ou ne pas croire, de douter, ou de refuser de se prononcer en la matière. C’est pourquoi nous souhaitons que les articles 1er et 2 de la loi de 1905 soient intégrés à la Constitution française et que la date anniversaire du 9 décembre devienne une fête reconnue, non par simple devoir de mémoire mais comme impératif démocratique pour l’avenir.
Au moment où des inquiétudes se font jour sur le devenir des « révolutions arabes », sous l’effet d’intégristes cherchant à imposer l’emprise de la religion sur l’état, sur le droit civil, sur la situation des femmes et la liberté de pensée, sachons en France réaffirmer que le blasphème n’est pas un délit, et que seule la laïcité constitutionnelle garantit l’ensemble des libertés fondamentales.
Et sachons aussi agir : l’UFAL appelle tous les mouvements laïques qui partagent les principes fondamentaux de la république à œuvrer ensemble pour promouvoir le principe de laïcité comme facteur d’émancipation individuelle et sociale, défendre la liberté d’expression et exiger que le gouvernement fasse respecter les libertés publiques garanties par la Constitution.
09:21 Publié dans Actualités, Laicite, UFAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, liberté d'expression, intégristes, incendie, laïcité
28.09.2011
Motion ponctuelle EELV : laïcité n’est pas racisme !
Laïcité n’est pas racisme !
Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste de nos dirigeants politiques surfant sur les thèses de l’extrême droite. Celles-ci visent les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », stigmatisation des musulmans en pointant leur « accroissement », volonté de réduire l’immigration légale et le regroupement familial, éthnicisation de la question sociale dans nos quartiers populaires, campagnes contre « l’islamisation » de la France.
Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.
Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale.
08:16 Publié dans Démocratie, Ecologie, Laicite, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, racisme, extrème droite, colorisation, immigration
03.04.2011
La laïcité pour les Nuls, à l’usage de Claude Guéant
Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant s’est laissé aller, jeudi 24 mars, à une ahurissante déclaration : « Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne [le] doivent pas non plus ».
La proximité du second tour des élections cantonales et la course aux voix du Front National ne sauraient justifier un tel dérapage, de la part d’un ministre de la République. Pour sa gouverne, l’UFAL lui rappelle ici les règles de la laïcité dans notre société démocratique.
Le principe de laïcité interdit effectivement aux agents publics, même s’ils ne sont pas en contact avec le public, toute manifestation religieuse : ils doivent assurer à chaque usager du service public une égalité absolue de traitement, quelles que soient ses convictions ou ses origines (réelles ou supposées).
Mais en aucun cas une telle interdiction ne s’applique aux usagers eux-mêmes. La liberté de religion, garantie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, s’exerce « en privé ou en public » selon l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les seules restrictions qui peuvent lui être apportées relèvent du respect des libertés d’autrui, et de « l’ordre public déterminé par la loi » (et pas par le ministre de l’Intérieur !).
Ces restrictions concernant les usagers varient selon les lieux. Ainsi, à l’école publique, seul le port de signes religieux ostensibles est interdit aux élèves – alors que tout signe religieux est interdit aux personnels, agents publics. Dans les services publics, rien n’interdit aux usagers une tenue religieuse, mais aucun motif religieux ne permet de dérober son visage lorsqu’on doit justifier de son identité, ou de récuser un médecin hospitalier à cause de son sexe. L’UFAL rappelle à ce sujet que la commission Stasi avait, en 2003, souhaité une mesure législative encadrant la liberté religieuse à l’hôpital public : il serait bon de mettre en application cette proposition, que le respect des libertés d’autrui et la continuité du service rendent toujours nécessaire.
Dans une République laïque, la liberté est la règle, l’interdiction l’exception, obligatoirement justifiée par la loi. M. Guéant, la laïcité, c’est la liberté !
15:50 Publié dans Culture, Laicite, Les libertés, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, laïcité, guéant, république, liberté
06.01.2011
Appel Europe Ecologie – Les Verts: Laïcité n’est pas racisme !
Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste visant les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », lois visant spécifiquement les musulmans, ethnicisation de la question sociale en ce qui concerne les difficultés que rencontrent les banlieues, campagnes contre « l’islamisation » de la France, amalgames entre terrorisme, islamisme, musulmans, jeunes de banlieue.
Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.
Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale.
L’un des tours de « passe passe » qui a permis, malgré une tradition anti-raciste et anti-coloniale, d’étendre ces grilles d’analyse même au sein de l’institution républicaine, s’est fait par l’instrumentalisation et le pervertissement de la notion de « laïcité ».
09:39 Publié dans Culture, Laicite, Les libertés, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eelv, laicité, racisme, colonies, identité nationale, musulmans
26.01.2010
La loi CARLE remet en cause la LAICITE et la LIBERTE D'ADMINISTRATION COMMUNALE!
Attention, votre information est obsolète à cette page de votre site.
Vous trouverez une actualisation du sujet à cette adresse: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition/php/texte_pet...
Et surtout, dans le contexte de l'examen des budgets communaux, nous vous invitons vivement à prendre connaissance du document sur la maîtrise du forfait communal en pièce-jointe ou à cette adresse: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition-document/cont... , et à le relayer aussi largement que possible.
Bien cordialement
CDPEPP - Collectif pour la défense et la promotion de l'école publique de proximité http://ecoledeproximite.lautre.net/ 06 22 13 57 29
Non aux fermetures d'écoles publiques - Non aux faveurs et au financement accrus de l'enseignement privé
http://ecoledeproximite.lautre.net/salon - http://ecoledeproximite.lautre.net/petition/php/texte_petition.html
1)Non aux fermetures d'écoles de proximité à Quimper*, Gouvieux*, Indret*, Chateauroux, à Rennes*, dans le Centre Ouest Bretagne , ICI, LA , AILLEURS!
2) Assez de cadeaux à l'enseignement privé à La Seyne-sur-mer* et ailleurs!
Retrait de la loi Carle - Ni Article 89, Ni Copie aggravée!
Adressez cette lettre aux Maires et aux Conseillers municipaux:
MAITRISE DU FORFAIT COMMUNAL AUX ECOLES PRIVEES
Voir aussi Main basse sur l'école publique de Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
17:02 Publié dans Laicite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carle, laicité, maire, député


























