03.06.2010

L’Ufal 77 organise une conférence-débat : « La laïcité en questions »

ufal.jpgLundi 14 juin 2010 à MEAUX 19h-21h Salle Rapin . Cité administrative

Nous pouvons tous constater le retour de la problématique religieuse dans notre société.
Dans une perspective laïque, ce processus doit avoir toute latitude pour s'exprimer dans l'espace
privé et les lieux de culte. La liberté de conscience et de culte est en effet au centre de la réflexion laïque. Mais des événements récents font apparaître une collusion entre des opérateurs privés religieux et le pouvoir politique pour affaiblir l'ensemble des services publics et en premier lieu l'Education Nationale. Cette manoeuvre a un double objectif : ouvrir un marché lucratif pour les opérateurs privés et mener une diversion idéologique pour un pouvoir discrédité sur la question sociale.

Cette logique insidieuse doit alerter l'ensemble des laïques.
En effet, la liste des atteintes, plus ou moins frontales, aux principes laïques est malheureusement
bien longue. Il y a eu le concept de "laïcité ouverte" prônée par notre chanoine de Latran, la
pitoyable tentative de dresser les communautés les unes contre les autres à l'occasion du débat
sur l'identité nationale, la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités confessionnelles, la création de fonds spécifiques pour les lycées catholiques dans les quartiers
populaires, la loi Carle qui oblige les communes à financer les écoles privées, la remise en cause
de la mixité sociale appuyée sur la carte scolaire, et sur un autre plan, la fermeture de centres IVG qui transforme une liberté fondamentale en un droit à peine toléré...

Venant s'ajouter à cette liste, une polémique récente doit attirer notre attention :
Lors de la session 2009 du baccalauréat, des professeurs qui faisaient passer cet examen dans des locaux mis à disposition par des lycées privés sous contrat, ont demandé que les signes religieux soient retirés dans les salles pendant l'examen. Dans certains cas cette demande a été refusée, provoquant des dysfonctionnements.
Il s'agit là encore d'une entorse au principe de laïcité et de neutralité qui doit régir l'organisation du service public de l'Education Nationale. La réponse des pouvoirs publics, d'abord inutilement répressive envers les enseignants, puis imprécise sur le plan juridique, n'est pas à la hauteur de l'enjeu.

L'UFAL 77 vous invite à venir débattre de ces questions qui, loin d'être anecdotiques, traversent tous les courants d'opinion.