15.02.2010
Lâchage- lynchage.
Les professeur du lycée professionnel Auguste Perdonnet ont cessé le travail le 20 et le 21 janvier dernier, suite à l'agression de leur proviseur - adjointe ayant entrainé deux semaines d'I.T.T. Enquête et analyse.
«C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase » s'insurge un professeur d'EPS.
Alors qu'elle tentait de connaître l'identité d'un individu s'étant introduit illégalement dans l'établissement, l'adjointe au proviseur a été frappée au visage par ce dernier.
Cet événement s'ajoute à une longue liste d'actes de violence ordinaire dans ce lycée sensible, pourtant non classé comme tel, de l'académie de Créteil.
Plus de 1000 incidents recensés depuis septembre.
De l'injure à l'agression, en passant par les bombes lacrymogènes, les délégués du personnels ont recensé 1059 incidents pour l'établissement de 635 élèves, dont 18% sont jugés graves, comme des agressions à l'arme blanche.
Depuis plusieurs années la situation empire, sans réaction de la part du Rectorat. La proviseure a d'ailleurs fait l'aveu de son « incapacité à assurer la sécurité des personnels. » Les enseignants en débrayage réclament maintenant le classement de leur établissement en zone sensible, ce qui leur permettrait d'assurer leurs missions dans «des conditions normales» . Ils seront reçus en délégation à cet effet auprès du Recteur le 17 février prochain. Mais voilà, cela coûte de l'argent...
Conséquences funestes des restrictions budgétaires.
Comment assurer les missions d'instructions et d'encadrement dans le contexte budgétaire actuel, où l'on supprime des postes à tour de bras? Cette problématique aporétique fomente des drames que pourtant les enseignants et l'administration ne peuvent assumer seuls. Le lâchage aboutit au lynchage, sans qu'aucune vague ne secoue les oreilles ouatées du ministère de l'éducation nationale.
Mais quand le temps est à l'orage, les vagues se forment naturellement et risquent d'éclabousser cette grande muette que tend à devenir l'Education Nationale.
Copé et sa politique de la ville : petites causes et grands effets.
Au niveau local, la politique urbaine de Monsieur Copé est dénoncée par certains enseignants, bien renseignés. En effet, la politique de destruction des ensembles HLM de la ville de Meaux a pour eux une conséquence sociale importante : en ventilant des jeunes, qui autrefois avaient une unité géographique, dans des cités hostiles entre elles,on a accentué le phénomène des bandes rivales. Cela se répercute sur la vie d' établissements déjà difficiles.
Damien Pernet
11:50 Publié dans Scolaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agression, itt, violence, lycée, injures, restrictions budgétaires























