20.11.2011

FCPE : Non à la réduction des bourses scolaires !

FCPE3.JPGNon contente de supprimer 14 000 postes dans l’Education nationale pour 2012, la majorité à l'Assemblée nationale a voté la suppression de 11 millions d’euros de crédits de bourses de collèges et de lycées ainsi que 2 millions d’euros sur les fonds sociaux, tout en prétendant lutter contre les inégalités sociales à l’Ecole !

A jouer avec les milliards d'euros dans leurs discours, certains ont manifestement perdu tout sens de la réalité de ce que vivent les familles pour qui la scolarité, normalement gratuite, coûte déjà trop cher et alors qu’elles ne seront pas épargnées par l’augmentation de la TVA.

La majorité de l'Assemblée nationale pense-t-elle que c'est ainsi que l'on réglera la question des inégalités dans notre pays et dans notre Ecole ? Ces députés savent-ils seulement quel est le montant d’une bourse de collège ? Savent-ils ce que représentent les coûts directs d'une scolarité?

Il est grand temps au contraire, face à la précarité des familles et à la pauvreté des jeunes qui impose à certains lycéens de travailler pendant leurs études, de revaloriser les bourses dont le montant est ridiculement bas. Au collège, ce montant se situe entre 80,91 euros par an (pour une famille de deux enfants et entre 1 500 et 760 euros de revenu par mois) et 350,01 euros (pour un revenu de 260 euros par mois maximum).

La FCPE appelle à une autre politique sociale, non seulement nécessaire mais possible à l'Education nationale.

Tourner le dos à ces réalités ne permettra en aucun cas d’assurer le savoir pour tous, ni la réussite de chacun!

14.09.2011

Les CCAS/CIAS dans le collimateur !

ccas,cias,suppression,sénateur,majorité présidentielleParis, le 31 août 2011

Dans une proposition de loi sur la simplification des normes déposée au beau milieu de l'été, le sénateur Eric Doligé envisage la suppression pure et simple du centre communal d'action sociale (CCAS). Dans un contexte d'extension de la précarité, l'UNCCAS dont l'action des adhérents concerne plus de 44 millions de citoyens, est prête à se mobiliser.

En substance, la proposition de loi veut autoriser toute commune (ou toute intercommunalité dotée d'un centre intercommunal d'action sociale ou CIAS) à supprimer le CCAS, établissement public local dont les missions de prévention et de développement social lui ont été confiées par la loi. Une fois dissous, la commune exercerait alors en direct les missions du CCAS.

Or, rendre facultative la création d'un CCAS est une fausse bonne idée, qui fragilise davantage l'action sociale de proximité qu'elle ne simplifie le travail des élus locaux.

Pour l'UNCCAS, l'heure n'est pas aux fausses économies. En témoigne l'étude de l'INSEE, publiée hier, sur la progression du nombre de personnes en situation de pauvreté. Un constat que devraient également confirmer les résultats du baromètre annuel UNCCAS-Gazette santé-social à paraître lors du congrès national des CCAS/CIAS, les 27 et 28 septembre prochains à Paris. Ce contexte de crise invite donc chacun, au niveau communal et intercommunal, à prendre ses responsabilités, notamment grâce à l'action quotidienne des CCAS et des CIAS.

L'UNCCAS, qui n'a pas été consultée sur ce texte, ni même auditionnée dans le cadre du rapport parlementaire préparatoire, n'entend pas en rester là.
Elections sénatoriales obligent, l'examen de la proposition de loi n'est prévu qu'à la mi-octobre. Ceci étant, et sans attendre l'inscription du texte à l'ordre du jour du Sénat, l'ensemble du réseau national reste sur ses gardes. Prêt à monter au créneau si nécessaire.

Patrick Kanner

Président de l'UNCCAS,
Président du conseil général du Nord,
Adjoint au maire de Lille