04.11.2011
Appel au G 20: 10 mesures d’urgence pour éviter l’effondrement
Quand le gouverneur de la Banque d’Angleterre explique que la prochaine crise peut être "plus grave que celle de 1930"¹, quand le Président de l'Autorité des marchés financiers français affirme que nous risquons "un effondrement de l'ensemble du système économique mondial"², quand Nicolas Sarkozy explique qu’un tsunami menace nos économies³ ("Non pas une récession, comme en 2008-2009 mais un vrai tsunami" dit-il), nul ne peut plus douter de la gravité de la situation.
Hélas, depuis 2008, «on s’est contenté de déplacer les fauteuils sur le pont du Titanic » comme le dit Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie. Cette inertie est insupportable car dans tous nos pays, le chômage et la précarité atteignent des sommets et il est de plus en plus évident que le monde risque de replonger bientôt dans la récession. Il est urgent d’agir pour éviter l’effondrement.
Quand Roosevelt arrive au pouvoir en 1933, dans un pays miné par la crise et le chômage, il succède à Hoover dont le surnom était Do Nothing (Ne Fait Rien). Le but de Roosevelt n’est absolument pas de "rassurer les marchés financiers" mais de les dompter et de les remettre à leur place !
Il lui suffit de 3 mois pour mettre en œuvre 15 réformes majeures ......
08:57 Publié dans La crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : g20, mesures d'urgence, marchés financiers, inértie, effondrement
Comment sortir de l'emprise des marchés financiers !
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Par P. Khalfa, coprésident de la fondation Copernic.
Le mois d’octobre a vu la crise de la zone euro s’aggraver considérablement et les agences de notations s’en donner à cœur joie : dégradation de la note de l’Espagne et de l’Italie, menace sur la Belgique, « mise sous surveillance » de la France qui est ainsi menacée de perdre son triple A.
Tout a déjà été dit sur le rôle des agences de notation. Aveugles lors des crises financières qu’elles ont été incapables d’anticiper, donnant la note maximale à la banque Lehman Brothers à la veille de son effondrement, certifiant l’innocuité des produits financiers hautement toxiques, baignant en permanence dans le conflit d’intérêt, leurs déclarations devraient susciter l’hilarité générale. Pourtant, gouvernements et institutions européennes, tout en les dénonçant et en promettant de les mater, persistent à se prosterner devant elles.
C’est que les agences de notations, aussi discréditées soient-elles, jouent un rôle indispensable au fonctionnement des marchés financiers. Le problème n’est pas de savoir si elles ont raison ou tort ou si leurs jugements sont basés sur une analyse objective de la situation. Il vient du comportement même des acteurs de la finance qui ont besoin d’une autorité extérieure pour orienter leurs décisions grégaires. Les agences de notation ne jouent pas le rôle de thermomètre, mais d’un virus qui fait monter la fièvre de la cupidité, laquelle pousse à la formation de bulles dans les moments d’euphorie boursière, et qui déchaîne une panique incontrôlée dans les moments de doute. Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, mais les marchés financiers. Il est donc criminel d’avoir mis les dettes publiques dans leurs mains.
07:10 Publié dans La crise, Sarkoland, Services publics, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agence notations, crise, marchés financiers, dette publique, bce, emprunts
02.09.2011
Ils ont choisi les marchés financiers contre les peuples
Si l’affolement des marchés financiers n’existait pas, il faudrait l’inventer. Pour « rassurer les marchés », et faire plier les peuples devant l’appétit des manipulateurs de la finance, voici venu le temps de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire.
L’entretien médiatique entre Merkel et Sarkozy nous en donne la preuve : le « couple européen » au service du grand capital veut nous faire les poches jusqu’au dernier centime et nous demande de leur faire crédit les yeux fermés.
Qu’ont-ils annoncé ?
- harmoniser les économies européennes ? Nous qui croyions que le traité constitutionnel servait à cela, ne nous l’ont-ils pas assez dit !
- mise à l’étude d’une « taxe sur les transactions financières » : pur affichage sans engagement concret, échéance, ni précision, le tout ayant peu de chance d’aboutir dans les caisses de l’état.
- imposer « la règle d’or » pour interdire les déficits : cela ressemble à une manœuvre électorale concernant uniquement les élections présidentielles françaises. Constitutionnaliser « la règle d’or » pour interdire les déficits : c’est sacraliser la domination des marchés, autrement dit le culte du Veau d’or.
- convergence fiscale entre l’Allemagne et la France : en continuant à alléger les impôts des plus riches et les cotisations sociales des grosses entreprises ?
16:31 Publié dans Bonimenteur, La crise, Sarkoland, Social | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, marchés financiers, peuples, règle d'or























