08.07.2011

Les écologistes s’opposent à la marchandisation de la perte d’autonomie

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le jeudi 7 juillet 2011

Les écologistes franciliens se sont opposés au vote d’une subvention régionale au projet AMISURE, porté par le pôle de compétitivité Finance Innovation. L’objectif du projet est de développer les nouvelles technologies dans le but de rendre plus compétitif les contrats d’assurance privés. Pour les écologistes, ce projet s’inscrit dans une logique financière qui participe à la marchandisation du secteur dit de la  « dépendance ».
 
Comme on l’a vu avec le débat sur les retraites, les écologistes s’opposent au démantèlement des logiques de solidarité nationale au bénéfice du secteur marchand. La perte d’autonomie ne peut constituer un marché comme les autres, livré à l’appétit grandissant des assurances privées.  Or ce projet va à rebours des débats visant à créer une cinquième branche pour la sécurité sociale consacrée à la dépendance, puisqu’il  vise à « rendre plus attractifs les contrats d’assurance dépendance, qui rencontrent aujourd’hui un très faible succès ».  Aux yeux des élus écologistes ce n’est pas là l’objectif que doit poursuivre la Région Ile-de-France.  
 
Parlant de perte d’autonomie plutôt que de dépendance, les écologistes entendent combiner les moyens humains aux solutions technologiques, afin d’améliorer l’accompagnement des personnes concernées et de créer de l’emploi. Ils considèrent indispensable que les services d’assurance demeurent accessibles à l’ensemble d’entre eux, et non pas à une seule minorité qui en aurait les moyens.  
 
Pierre Larrouturou, conseiller régional EELV en Ile-de-France

27.07.2010

Dépendance : une mission parlementaire qui n’augure rien de bon

Le gouvernement en position d'attente

Face à ce tollé général, le gouvernement adopte la position de repli classique.
Par la voix de Nora Berra,  secrétaire d'Etat aux Aînés, il  assure que "la solidarité nationale continuera à jouer son rôle" et  que le rapport Rosso Debord n’est pas une base de travail gouvernementale.
Dans un second temps, il ne condamne pas le recours à l’assurance privée ni la récupération sur succession.
Dans un troisième temps, toujours par la voix de la secrétaire d’Etat, le gouvernement fait appel à la « responsabilité individuelle » face  à la crise des finances publiques.

 

ufal.jpgPour pouvoir enchaîner les réformes régressives concernant la protection sociale, le gouvernement prépare dès maintenant l’entrée de la dépendance dans le processus général de la marchandisation et de la privatisation de la protection sociale.
Dans un contexte de finances publiques qu’elle qualifie d’ «exangues », la mesure phare proposée par la mission parlementaire (voir le rapport) présidée par la députée de la droite néolibérale Valérie Rosso-Debord est de préconiser, sauf pour les plus pauvres et les plus dépendants, le remplacement de l’Allocation personnalisée autonomie (APA) par une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans.
Il faudra donc prendre une assurance pour sa dépendance comme on prend une assurance pour sa voiture : voilà l’être humain rabaissé au niveau d’une « bagnole » ! Tous les dépendants en GIR 4, soit plus de 50 % des bénéficiaires (GIR 4 correspond au premier stade de la dépendance pris en charge par l’APA) seraient exclus de l’allocation.

par Bernard Teper, Monique Vézinet - Vendredi 16 juillet 2010 - Lire la suite de l'article

agev.jpg5ème risque : chantier prioritaire pour Sarkozy, selon le Figaro, un projet enterré selon la Fnapaef

La Fédération nationale des associations de familles et personnes âgées (FNAPAEF) rappelle que le candidat Sarkozy s'était en engagé à créer un "5ème risque" pour financer les services aux personnes handicapées, âgées. En 2010, le président enterre ce nouveau risque de protection sociale, s'indigne la FNAPAEF.

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