12.11.2011
Esbly : La politique antisociale de la majorité UMP. Plaidoyer pour la génération à venir.
En digne émule de Nicolas Sarkozy, MME le Maire d'Esbly, conseillère générale du canton de Crécy, mène depuis des années une politique qui pénalise nos concitoyens n'ayant pas le privilège d'appartenir aux classes les plus aisées de notre commune.
Tout d'abord, il faut savoir que le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) a vu son budget amputé, et ce malgré la crise qui sévit depuis deux ans. Ce choix à contre-courant des réalités, qui eût voulu que la puissance publique corrigeât les effets néfastes d'un cycle économique difficile, en dit long sur la préoccupation de MME le Maire envers nos concitoyens en difficulté.
Ensuite, les taxes municipales augmentent de manière exponentielle : vote récent du taux maximum sur les taxes d'électricité en faveur de la transcription de la directive européenne NOME (conseil municipal du 29/09/2011), proposition de vote de la taxe d'aménagement au taux maximum de 5% (qui peut varier de 1% à 5% au conseil municipal du 17/11/2011), taxe maximum votée par la majorité sur le ramassage des ordures ménagères. Ces taxes ne sont pas progressives : c'est là que le bât blesse pour beaucoup d'entre nous. La justice, la simple justice évidente pour chacun de nous, doit être instauré au niveau municipal.
Par ailleurs, les contributions demandées aux familles à la faveur des classes de neige et d'environnement – sorties en elles-mêmes extrêmement utiles aux élèves – brillent également par leur inéquité : la participation municipale n'étant pas progressive, toutes les familles, qu'elles soient smicardes ou aisées, se voient demander la même somme. Combien de familles sont ainsi obligées de se serrer la ceinture, alors qu'une contribution plus juste eût amélioré le quotidien par une simple politique de solidarité évidente par elle-même?
Nous, nous le ferons.
Enfin, malgré la flambée des prix de l'immobilier que tout le monde aura pu constater, aucune politique de facilitation à l'accès au logement locatif n'existe à Esbly. La simple idée de mixité sociale y est tabou. Aucun logement aidé n'est sorti de terre depuis près de 20 ans, malgré la politique d'urbanisation locale (résidence de l'Hermière par exemple). Or, sans compter la loi SRU qui demande qu'une municipalité réserve 20 % de logements sociaux sur sa commune, le rapport Apparu de l'année dernière préconise de réserver, pour toute opération immobilière collective, 30 % de logements aidés. Logements aidés, cela signifie que nos jeunes puissent démarrer leur vie en n'étant pas obligés de se délocaliser au fin fond de la Seine-et-Marne! MME le Maire, un peu de courage politique n'a jamais fait de mal à personne, surtout pas à celles et ceux qui en ont besoin! Si vous pensez encore que le rêve de tous les Français est d'accéder à la propriété, sachez que celui de beaucoup consiste simplement à pouvoir se loger dignement.
Nous, nous le ferons.
Car il est des réalités sociales que seul la crispation idéologique peut expliquer : aujourd'hui, les ouvriers et employés ne représentent plus que 35% de la population Parisienne, alors qu'ils furent 65% en 1954.1 Où croyez vous que les nouveaux travailleurs, nos jeunes, dont la précarité existait d'autant moins pour votre génération qu'elle explose pour la leur, voient leur avenir? Dans les espaces périurbains, dans nos territoires, dans notre ville. Que faites vous pour eux, qui attendent tout de nous? Rien.
Nous, nous le ferons.
Engageons nous pour une vie meilleure, à Esbly comme ailleurs.
Engagez vous.
Rejoignez nous.
Damien Pernet.
1INSEE, recensement 1999.
20:00 Publié dans Conseil municipal, Démocratie, Esbly, Forum, Social, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : esbly, mme le maire, ump, antisocial, majorité, ccas, logements sociaux























