27.04.2011
Y a-t-il un ouvrier à l'Assemblée nationale ?
Oui, un seul: Maxime Gremetz, le remuant deputé communiste de la Somme, métallo de profession. Meme si on y ajoute Roland Muzeau, ajusteur-outilleur (PCF) ou Reneé Rouquet, électromecanicien (PS), tous deux considerés comme «Employés», l'hémicycle est un veritable désert pour les classes populaires, y compris sur les bancs de la gauche, censée les défendre.
Le groupe socialiste (204 députés) compte 8 employés et 5 fonctionnaires «de base» (categorie B), isolés au milieu des cohortes de cadres supérieurs, d'avocats, de médecins, d'agrégés, d'universitaires ou de hauts fonctionnaires. La «gauche démocrate et républicaine» (PCF, écologistes, Parti de gauche) s'en sort plus honorablement avec 1 métallurgiste, 5 employés et 2 fonctionnaires d'échelon moyen sur ses 26 représentants.
Parmi les 577 élus nationaux, les ouvriers représentent ainsi 0,1%, les fonctionnaires modestes à peine 2% et les employés 5%.
Dans les conseils régionaux et généraux, les cols bleus restent les mal-aimés de la représentation politlque: ils ne depassent jamais la barre des 1%. Comme s'il fallait les gommer du champ politlque alors qu'lls constituent un actlf sur 5 dans la vie réélle. Ouant aux employés, ils demeurent largement sous-representés.
Autre fracture, générationnelle celle-la, les députés de gauche sont aussi ceux qui sont le plus agés: 56 ans en moyenne.
18:42 Publié dans Conseil général, Conseil régional, Démocratie, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assemblée nationale, ouvriers, employés, représentativité























