02.04.2012

La pauvreté, le mal français

E77.JPGL’observatoire national de la pauvreté (ONEPS) a rehaussé les chiffres de ces dernières observations, ce sont désormais 11 millions de personnes qui sont concernées par la pauvreté...

Selon l’étude, présentée dans ses grandes lignes par Didier Gelot, le secrétaire général, la pauvreté augmente sans discontinuité depuis 2004. Ainsi, plus de 8 millions de personnes vivent avec moins de 954€ par mois dont 2 millions avec moins de 640€ auxquelles on ajoute celles qui se privent matériellement. Le constat est affligeant pour une société dite moderne et parmi les cinq premières puissances mondiales.

Les familles monoparentales sont les plus touchées mais, surtout, on peut aujourd’hui travailler dans notre société et être en pauvre. Si les constats ont été faits avant la crise, il n’en reste pas moins que la précarité est de plus en plus associée au travail, les contrats courts et l’intérim devenant de plus en plus la norme.

On peut se rassurer en regardant ce qui se passe autour de nous, notamment en Espagne où l’on parle, de plus en plus fort, de générations sacrifiées pour qualifier la jeunesse ibérique, mais aussi en Italie. Notre système de protection joue à plein et limite les constats. Toutefois, cela n’est pas satisfaisant de prendre conscience, qu’en France, au XXIe siècle, des gens souffrent au point de ne plus se soigner et d’arbitrer entre les besoins fondamentaux alors que, par ailleurs, d’autres vont toucher plusieurs dizaine de millions d’€ de salaire sur une année, simplement.

Le conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion constatant que les minima sociaux n’ont été que peu revalorisés ces dernières années, encourage à une revalorisation des minima sociaux de 25%.

21.01.2012

Le bilan de Sarkozy : les Français plus pauvres qu'avant

NLOBS.JPGSur le plan social, le quinquennat de Nicolas Sarkozy restera marqué par de graves reculs, entre la hausse du chômage et l’appauvrissement des Français.

Augmentation du taux de pauvreté

Avec la très forte augmentation du chômage, notamment de longue durée, la crise financière qui a éclaté en 2008 a appauvri les Français. Entre 2009 et 2008, le taux de pauvreté a augmenté de 0,5 points, soit 300.000 personnes supplémentaires vivant sous le seuil de pauvreté, établi à 954 euros par mois en 2009 selon l’Insee. Il s’agit de l’augmentation la plus brutale mesurée depuis que cet indicateur est suivi. Au total, près de 8,2 millions de Français sont considérés comme pauvres.

Cette statistique ne rend toutefois compte que de manière incomplète de l’appauvrissement des Français. Comme le chômage de longue durée a poursuivi sa progression, l’augmentation du taux de pauvreté devrait continuer en 2010 et 2011. La grande pauvreté a en outre davantage progressé que la pauvreté dans son ensemble : l’intensité de la pauvreté a ainsi connu une hausse de 3 points depuis 2002.

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19.12.2011

PS : N.Sarkozy, les 15 chiffres de l'échec.

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21.10.2011

Taux de pauvreté : qui croire ?

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Le dernier rapport au Parlement sur le suivi de l'objectif de baisse d'un tiers de la pauvreté en cinq ans apporte son nouveau lot de polémiques. En cause : l'indicateur principal retenu par le gouvernement qui mesure la pauvreté ancrée dans le temps alors que la plupart des associations, tout comme l'Insee, raisonnent à partir du taux de pauvreté "relatif", c'est-à-dire le pourcentage des individus vivant, à un instant T, sous le seuil de pauvreté à 60%.

Pour la troisième année consécutive (voir nos articles ci-contre du 14 octobre 2010 et du 15 octobre 2009), le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale a remis au Parlement son rapport sur le suivi de l'objectif de baisse d'un tiers de la pauvreté en cinq ans. L'engagement chiffré sur la réduction de la pauvreté a été pris par le chef de l'Etat au début de son quinquennat, tandis que l'obligation de publier un rapport annuel sur le suivi de cet objectif est inscrite dans la loi du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d'insertion. Et comme chaque année, la sortie de ce document - dont cette édition porte sur l'année 2009 - donne lieu à une polémique...

Pour approfondir....

07.01.2011

Les chiffres qui marquent

  • 116 millions. C'est le nombre d'Européens, soit prêt d'un quart de la population de l'Union européenne, qui étaient menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2008, selon un récent rapport d'Eurostat. Le document ne dit mot de l'échec de la stratégie de Lisbonne, qui voulait faire de l'U.E. "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010".
  • 4 milliards d'euros. C'est le plan d'économie étalé sur cinq ans lancé par la SNCF, avec 550 millions de réductions des coûts dès 2011. "Dans la continuité de la politique de dissolution de la SNCF", estime SUD-Rail, qui ajoute que 1 870 suppressions de postes sont aussi programmées en 2011.
  • 240 millions d'euros. C'est ce que doivent au fisc quatorze des dirigeants et anciens dirigeants du groupe Wendel, dont Ernest-Antoine Seillière, ancien patron du Medef, selon le JDD du 2 janvier. Ces redressements font suite à une information judiciaire ouverte en 2008 après une plainte pour enrichissement frauduleux. Seillière se voit réclamer la bagatelle de 50 millions d'euros.

22.05.2010

LES CHIFFRES qui marquent !

  • 0,09 % d'allocataires de la Caisse Nationale des Allocations Familiales,

sont considérés comme fraudeurs, soit un résultat infime qui contredit les effets d'annonce de grands médias, parlant de sommes records de 504 à 808 millions d'euros résultant de la fraude, ce qui représenterait 2,15 % des allocataires.

Le très faible taux de fraude est pourtant dans la note de la CNAF dont se sont inspirés ces médias.

  • 27,1 millions de personnes dans le monde ont été contraintes de quitter leur foyer

en 2009, en raison de conflit, de violences et de pauvreté, selon l'observatoire des situations de déplacements internes (IDMC). Ce chiffre "impressionnant", "le plus élévé depuis le milieu des années 1990", n'a cessé de progresser ces dernières années.

02.03.2010

Le service civique volontaire définitivement adopté au Parlement

Les sénateurs ont adopté le 25 février, sans modifications, la proposition de loi créant le service civique. Ce texte, qualifié de « petit miracle républicain » par Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse, permet, dès cette année, aux jeunes de 16 à 25 ans de s'engager dans un projet collectif relevant de l'intérêt général, pour une période de six à douze mois. Cet engagement, qui concerne les domaines de la culture, du sport, de l'environnement, du social, de la famille, ou encore de la coopération décentralisée, peut se faire auprès d'ONG ou de collectivités locales.
Une indemnité sera servie aux jeunes pendant les six à douze mois durant lesquels ils accompliront leur service civique et elle sera compris entre 440 euros et 540 euros par mois en fonction de la situation sociale du jeune engagé, auquel viendront s'ajouter 100 euros par mois versés par la structure d'accueil, sous la forme d'une prestation en nature ou en espèce. Au total, c'est donc une indemnité mensuelle pouvant atteindre jusqu'à 640 euros qui sera servie au jeune engagé en service civique.

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06.06.2009

les "think tanks" libéraux veulent en finir avec la retraite solidaire

L'Institut Montaigne - le laboratoire d'idées - très libéral et soutenu par les plus grandes entreprises - diffuse une étude sur les systèmes de retraite et propose des pistes pour un "big-bang" des retraites en France, illustré par des exemples étrangers (Allemagne, Suède, Italie et Chili). Les réformes de 1993 et 2003 « ne suffisent pas, le système de retraite doit être remis à plat » indique la présentation.
Selon l'auteur - l'économiste Jacques Bichot - la réforme des retraites devrait donner naissance à un système contributif : les pensions sont attribuées « en proportion des efforts réalisés ». L'équilibre budgétaire des retraites est un principe de base. C'est -à-dire que chacun reçoit en fonction de ce qu'il a cotisé. Ceux qui n'ont pas assez cotisé recevront « les secours requis pour échapper à la grande pauvreté ».

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