28.03.2012

Gaz et pétroles de schistes : Des perspectives désastreuses.

LAGORCE-c.jpgLes tensions sur le marché des hydrocarbures obligent les sociétés pétrolières et gazières à chercher pétroles et gaz enfermés dans les schistes. La Seine et Marne dispose, par sa géologie d’ « un trésor » d’après les sociétés intéressées.

Instruits par les conséquences catastrophiques sur l’environnement de l’extraction de ces gaz et de ces huiles dans les Etats du Canada et des Etats-Unis, les Seine et Marnais comme leurs compatriotes concernés ont exprimé leur hostilité à ces projets par deux manifestations à Doue et à Meaux.

Ces mobilisations ont conduit le gouvernement à interdire par la loi Jacob la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz et pétroles de schistes. Seuls les permis liés à la recherche sont autorisés.

Mais comme on le sait à l’UMP , l’écologie « ça commence à bien faire » M Gonnot (UMP) a rédigé un rapport parlementaire favorable à l’exploitation des gaz de schiste et organisé une réunion avec les amis de notre député, Mrs Fillon, Besson et Mme Kociusko-Morizet, une réunion sur le thème : peut-on sortir de l’interdiction française ?

Les sociétés pétrolières ont déposé 12 demandes de nouveaux permis alors que les gisements de pétrole conventionnels sont épuisés.

Mais les partisans de l’exploitation des huiles de schistes font valoir l’indépendance énergétique du pays ; or, cette exploitation d’après P. Le Corneur (collectif 77 stop pétroles de schistes) représenterait 5 % de notre consommation. On fait valoir également les emplois créés et les redevances perçues par les communes.

Hélas, l’exploitation des pétroles de schistes s’accompagnerait de dégâts irréversibles sur deux ressources renouvelables indispensables à la vie : l’eau et l’agriculture.

La Seine et Marne ne doit pas sacrifier sa vocation agricole à la production de pétrole non conventionnel. Elle doit préserver ses nappes phréatiques des additifs chimiques nécessaires aux nouvelles techniques.

Ces deux ressources sont déjà fragilisés par la sécheresse et les tensions sur les matières premières agricoles liées au réchauffement climatique et à la croissance démographique. 

N’oublions pas que ces gisements de pétrole seront épuisés dans 60 ans alors que l’agriculture et le cycle de l’eau accompagneront l’espèce humaine et la nature pendant des millions d’années.

De même, ce choix énergétique contribue en raison des fuites de méthane à l’ effet de serre. La France renoncerait alors à son objectif de diviser par 4 ces émissions de gaz à l’horizon 2050. Quant aux paysages de notre Brie, ils seraient défigurés et sur un plan plus matériel, la valeur du patrimoine foncier diminuerait considérablement.

« un monde plus sûr ne peut être qu’un monde qui respecte davantage la nature et encourage la sobriété plutôt que la satisfaction d’exigences matérielles démesurées » W. Kromy.

D.Lagorce

20.02.2012

Pétrole et gaz de schiste : . de nouveaux permis de recherche déjà accordés

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La consultation publique laisse à désirer... la vigilance est de mise ! Nous relayons les dernières informations du collectif...

Depuis la Loi d’interdiction de la fracturation hydraulique en France, (Loi 2011 dite Jacob, du 13 juillet 2011), les candidats à la recherche des ultimes ressources d’hydrocarbures fossiles n’ont pas baissé les bras :

 d’une part, Total fait un recours contentieux contre la suppression de son permis de Montélimar (13 décembre 2011)

 d’autre part, quelques cent demandes de renouvellement et de nouveaux permis ont été adressées aux autorités.-

 12 permis déjà accordés, en région parisienne, dont 10 en Seine et Marne, 1 en Aquitaine,  et 1 en Lorraine.

Tirant la leçon de la révolte des populations quand furent découvertes fin 2010 les concessions accordées par le ministère de M.Boorlo en 2009, les nouvelles autorisations se voulaient transparentes.

En effet, L’un des décrets modifiant le code de l’urbanisme paru fin 2011 précise que : « tous les forages à plus de 100m de profondeur seront soumis à enquête publique. Ce décret entrera en application le 1er juin 2011 »

Et le Ministère annonce sur son site, en préambule à la mise en ligne des nouveaux permis : « Préalablement à la décision du gouvernement et conformément aux engagements pris en 2011, les demandes de permis exclusifs de recherche font désormais l’objet d’une mise à disposition du public pendant une durée de 30 jours, par voie électronique, dans des conditions lui permettant de formuler ses observations... » Malheureusement, les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet. La discrète mise en ligne des informations sur le site gouvernemental, n’a donné lieu à aucune communication aux populations intéressées et ne s’accompagne d’aucune invitation à exprimer un avis, faire des commentaires, ni même de mode d’emploi pour faciliter la lecture cartographique de l’étendue et de la situation des territoires accordés. Si les dossiers sont bien présents et certaines notices d’impact illustrées par des croquis au demeurant peu lisibles, le site ministériel ne fournit pas les cartes géographiques permettant de localiser l’étendue des territoires octroyés. Il faut pour comprendre se livrer à un travail de géographe -et même d’historien, car certains relevés sont exprimés selon des critères obsolètes remontant à Louis XIV qui ne tiennent évidemment pas compte des conventions internationales actuelles ! – Difficile, donc de situer et de repérer les communes concernées lesquelles ne sont pas toujours, ni toutes, nommées dans les dossiers. Un casse-tête pour le citoyen. Le travail de décryptage et de transcription sur un support interactif a mobilisé plusieurs jours les bénévoles de la FNE et des Collectifs citoyens opposés aux gaz et pétrole de schiste. - Pendant ce temps, le délai de consultation court...jusqu’au 19 février !

Témoignage de Marie-Paule Duflo, vice-présidente de la FNE 77, qui rencontrait les responsables de la DRIEE avec des représentants des collectifs citoyens le 2 février 2012..(Lire son compte-rendu*en annexe « Nous avons protesté contre la façon dont les documents sur ces nouveaux permis de recherche sont mis à la disposition du public : à notre question de savoir si la presse départementale, régionale ou nationale ainsi que les élus (maires, conseillers généraux, députés, etc,…) avaient été prévenus par mèl ou autre, il nous a été répondu par la négative !! »-

Ce manque de clarté et de communication, est-il dû à une défaillance des services ministériels ? Ou à une maladresse intentionnelle réveillant les soupçons de complicité avec le puissant lobby pétro-financier ? Le doute est permis, car la Loi est rédigée de façon suffisamment habile pour que les pétroliers puissent reprendre leurs activités après les élections, « le jour venu », avec ou sans méthode hydraulique (mais toujours fracassante et plus polluante que toutes les extractions fossiles)
Sinon, pourquoi un tel afflux de demandes en cours d’instructions (près d’une centaine... ) ?

 Pourquoi tant d’empressement à délivrer des permis à la veille d’élections qui pourraient changer le contexte ?

 Et pourquoi tant de compexités qui rendent illisibles au public les permis accordés ?

A 9 jours de la date de clôture de l’enquête publique, nous, bénévoles des collectifs citoyens d’Ile de France, avons réussi à alerter trop peu d’habitants et d’élus locaux, - en lieu et place des pouvoirs publics. Ce qui est doublement inadmissible et scandaleux.. Si l’industrie n’a pas pour vocation de préserver l’environnement, les autorités publiques, elles, doivent protéger les habitants. (No Fracking France)

Site de consultation des dossiers

(Attention : il y a deux tableaux : ’il faut aller dans celui du bas pour voit les projets d’arrêtés )

Site de consultation des cartes IDF, transcrites et rendues interactives par nos efforts !

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15.02.2012

Pétrole de schiste 77 : Réunion publique le 21/02/2012 à Charly / Marne.

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17.08.2011

Une infraction en vélo peut faire perdre des points sur le permis ?

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Vous vous êtes souvent posé cette question : commettre une infraction en vélo vous expose-t-il à une perte de points sur votre permis ? Désormais, vous saurez que non !
Face aux questions des usagers, le Ministère de l'intérieur a tenu à le préciser dans une circulaire du 11 mars 2004 : "il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé."
Attention : si vous commettez une faute relevant du domaine pénal, ou que vous mettez la vie d'autrui en danger, par exemple, le juge peut prononcer une suspension ou une annulation de permis en guise de peine complémentaire.

La suite ....