31.08.2011
L'économie pourrait-elle décroître ?
Question stupide, votre honneur : évidemment que non, l'économie ne peut pas décroître. Sauf à l'occasion d'épisodes aussi brefs qu'indésirables, la vocation de l'économie, c'est de croître, et en général nous croissons bel et bien, non mais sans blague !
Croissance de quoi, au fait ?
Que tout le monde affirme que la croissance est l'état normal de l'économie, c'est indéniable. Mais au fait, c'est quoi exactement la croissance ? En économie, cette "croissance" désigne généralement (malgré l'absence de complément de nom) quelque chose de bien précis : l'augmentation, d'une année sur l'autre, d'une grandeur qui s'appelle le Produit Intérieur Brut ou PIB, une notion qui date de juste après la Seconde Guerre Mondiale. Ce PIB a lui-même une définition très précise : il s'agit du "résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes". Ouf ! Si nous décortiquons pas à pas, et que nous traduisons cela en Français, cela donne ce qui suit :
17:57 Publié dans La crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pib, économie, croissance
13.03.2010
En quoi l'Europe influe-t-elle sur les régions ?
Mettre les régions en concurrence pour attirer les entreprises et les capitaux conduit le gouvernement à supprimer la taxe professionnelle.
Mettre en place un plan d'autérité, pour les 3 ans à venir, en diminuant les dépenses publiques de 100 milliards d'euros, soit 5% du PIB.
Pour l'union européenne, le déficit public recouvre les déficits de l'Etat, des collectivités territoriales et de la sécurité sociale.
Dans la réforme territoriale, il est question d'abolir ce qu'on appelle la compétence générale des régions et cela aura des conséquences sur le plan démocratiue, sur le plan social et sur le plan de financement. Cette réforme s'inscrit dans une politique menée au niveau européen.
Le fondement des traités européens, en particulier depuis Maastricht et le traité constitutionnel, devenu traité de Lisbonne, c'est la soumission des sociétés, et même des Etats, aux exifences des marchés financiers.
(Nde = Bolkestein le retour !)
Ex: Dans le Land de Basse-Saxe, une entreprise avait remporté un marché dans le bâtiment en sous-traitant ce marché à une entreprise Polonaise, avec les conditions salariales que vous imaginez. Ce Land et les syndicats, ayant refusé que, les ouvriers de cette entreprise gagnent deux fois moins que le salaire minimum du bâtiment en vigueur dans ce Land, ont été condamnés par la CEj : Leur refus rendant leur région moins attrayante que d'autres pays, en l'occurrence la Pologne, pour le prestataire de service.
Quelques chiffres :
- 100 milliards d'euros, c'est le montant du plan d'austérité français pour les trois ans à venir, validé par le C.E
- 27,7 milliards d'euros, c'était le budget primitif des régions voté en 2009, une jolie manne lorgnée par les marchés.
- 344 membres, le Comité des régions, organe consultatif de l'UE, ne compte pas un siège par région.
09:55 Publié dans Conseil régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolkestein, régions, austérité, pib, déficit public, ue























