07.01.2011
Police de quelle République ?
Il y a beau temps que les brutalités policières ne sont plus à démontrer. Sans qu’il soit possible de le contester, la force a remplacé le droit. Ce qui ne semble pas émouvoir vraiment les bons citoyens à qui l’on explique qu’ils sont ainsi mieux protégés.
En clair, que leur sécurité est assurée. Peu importent les droits de l’homme, fréquemment foulés aux pieds. Particulièrement dans les cités où nombreux sont les policiers qui se comportent tels les affidés d’une bande légale. Cela face à des jeunes qui peuvent avoir le sentiment de s’affronter à une bande d’un quartier voisin. Bien évidemment, les chocs ne manquent pas d’êtres rudes car les policiers de la République ne connaissent pas, ou ont oublié l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, du 26 août 1789, qui stipule :
« Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable pour 1′arrêter toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimé par la loi. »
Comment ne pas regretter que ce texte soit tombé en désuétude. Au point que, le 18 mars 1986, il avait été jugé nécessaire d’établir, par décret, un Code de déontologie de la police.
09:51 Publié dans Démocratie, Les libertés, Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brutalités, policières, citoyens, sécurité, déontologie























