06.06.2011
Les chiffres qui marquent
- 400, c'est le nombre de produits pharmaceutiques, dont certains utilisés de façon très courante, comme les dentifrices, qui contiennent des parabènes. iI s'agit de conservateurs dont la toxicité et les effets cancérigènes font l'objet de débats scientifiques. L'Assemblée nationale en a voté l'interdiction le 3 mai. Reste au Sénat à l'adopter...
- Vies à crédit : en 2008, on comptait 185 000 dossiers déposés à la Banque de France. Ils étaient 218 000 fin 2010, soit 15% de plus. Si les Français demeurent moins nombreux à être endettés que leurs voisins européens, leur dette par ménage sont plus importante. En moyenne 40 000€ (22 000 en Allemagne ou 15 000 en Belgique). Les crédits revolving représentent 70% des crédits non remboursés.
- 227 500 personnes. C'est le nombre d'auto-entrepreneurs qui ont déclaré un chiffre d'affaire positif au 1er trimestre 2011. Seuls un tiers des 687 900 auto-entrepreneurs ont cette chance, alors que ce trimestre est considéré comme "très dynamique" par l'ACOSS. Car l'auto-entrepreneur est avant tout un précaire permanent.
22:53 Publié dans La crise, Santé, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parabènes, conservateur, surendettement, crédit revolving, auto-entrepreneurs, précarité
16.03.2011
Georges Tron ou la précarité à durée indéterminée dans la fonction publique
Contact presse : Damien Pernet - 06 86 35 34 62 - 16/03/2011
Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la précarité dans les trois fonctions publiques s’est accrue de façon alarmante. Des négociations paritaires se déroulent en ce moment pour la résorber. L’UFAL, qui milite depuis longtemps pour un enseignement de qualité, a dénoncé dès 2008 la politique consistant à supprimer drastiquement des postes à l’Education nationale (voir la pétition). C’est pourquoi elle n’est pas dupe des intentions réelles de Georges Tron et Luc Chatel.
L’actuel budget triennal reconduit la suppression de 16 000 postes d’enseignants par an, dans la logique de non – remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Cela se traduit par l’augmentation de personnels contractuels dans l’éducation nationale. Ainsi dans son rapport du 10 juillet 2010 l’IGAENR (corps de hauts fonctionnaires chargés de l’évaluation des politiques publiques) note qu’il manque 1 300 postes de titulaires dans le primaire et 2700 dans le secondaire à la rentrée 2010, carence en partie compensée par une « augmentation de 31 % du recours aux contractuels et vacataires ».
Dans ce contexte, le ministre de la Fonction publique envisage une première mesure : transformer en CDI les contrats des agents en CDD depuis au moins 4 ans. Certes, pour une partie des précaires, cela équivaut à une amélioration notable de leur vie quotidienne. Reste qu’il s’agit, en réalité, d’une simple transposition du droit européen. Le gouvernement fait preuve, par conséquent, d’une certaine malhonnêteté quand il présente cette mesure comme un geste volontariste.
La seconde mesure consiste en un plan pluri-annuel de résorption de la précarité. 50 000 agents non-titulaires devraient être titularisés via l’ouverture de concours internes et d’examens professionnels. Sachant qu’il y a actuellement 870 000 précaires, il suffit de faire une simple opération de soustraction pour s’apercevoir que le gouvernement a en fait choisi de maintenir 820 000 précaires dans la fonction publique. Requalifier une partie d’entre eux en CDI n’est qu’une demi-mesure qui ne fera que reconduire les inégalités au sein de la fonction publique.
L’UFAL :
• Rappelle que les agents de l’Etat doivent être recrutés par concours nationaux et non par contrat. Le statut de fonctionnaire est en effet le plus à même de protéger les personnels des diverses pressions dont ils pourraient faire l’objet.
• Tient à exprimer son inquiétude face à la politique de contractualisation des personnels que le gouvernement est en train de mettre en œuvre à travers la requalification d’une partie des contractuels en CDI, mais aussi d’une façon plus larvée à travers des dispositifs comme le programme CLAIR ou encore le « pacte de carrière »
• Dénonce toutes les formes de précarité dans la fonction publique, et en conséquence, un plan qui n’est pas à la hauteur des enjeux.
• Fait le même constat que l’IGEANR dans le rapport qu’elle a remis au ministre de l’Education nationale au mois de juillet dernier (lire le communiqué de presse à ce propos) et dénonce une politique insincère qui, sous couvert de résorber la précarité, la produit.
• Exige un plan de titularisation dans l’Education nationale beaucoup plus ambitieux, qui ouvrirait des postes aux concours internes et réservés en prenant en compte le nombre réel de précaires.
• Exige une formation initiale d’un an de tous les enseignants, en partant du principe de bon sens selon lequel un enseignant bien formé est le gage d’un élève bien formé.
17:27 Publié dans Culture, Laicite, Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ufal, précarité, fonction publique, éducation nationale, suppression de postes, igaenr
03.01.2011
Des marchands de sommeil à Esbly.
Tout le monde se souvient qu'il y a trois ans, l'ancien hôtel de la Poste brulait à Esbly.
Et bien les mêmes marchands de sommeil sévissent encore, profitant du même déficit de construction de logements à loyers contrôles et modérés dans notre commune.
L'actuel propriétaire ose louer des logements d'une douzaine de m2 à plus de 500e/ mois dans une situation de salubrité et de sécurité inquiétante.
Lors du conseil municipal du 16 décembre dernier, Mme le maire s'est dite impuissante face à ces exploiteurs de la misère humaine et sociale. Il faut, selon l'opposition, être volontariste et, d'une part, exiger que les logements loués respectent la notion de « salubrité » définie par la loi LRU, quitte à le préempter et, de l'autre, proposer à nos concitoyens les plus en difficulté, dans le cadre du futur Plan Local d'Urbanisme, la construction de 30% de logements à loyers contrôlés dans toute opération immobilière privée ainsi que la construction de 20% de logements sociaux imposé par la même loi.
11:21 Publié dans Esbly, Social, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esbly, marchand de sommeil, logements, salubrité, précarité
13.07.2010
Pétition : Appel « Stop paradis fiscaux »
Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?
Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !
Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.
Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !
Qui que l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !
Je signe l’appel « Stop paradis fiscaux », je consulte les dix propositions et je m’engage dans la mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.
Une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.
Les 10 propositions dans la suite de la note.
10:00 Publié dans Bonimenteur, Démocratie, Sarkoland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paradis fiscaux, chômage, précarité, pays du sud
30.06.2010
Le geste utile (4)

17:01 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie renouvelable, agriculture, cigale, précarité, épargne
29.04.2010
Les Restos du Cœur explosent les compteurs sur le 77
Triste record
L'année 2009 a été particulièrement dure pour les seine-et-marnais qui étaient déjà en situation fragile. Ainsi, ce sont plus de 16 000 personnes qui ont été inscrites au Resto du Cœur, soit une progression de 11.5% en un an (+ de 30% en deux ans).
Retraités, familles monoparentales, travailleurs pauvres, mais aussi l'accueil en augmentation significative de nourrissons, soulignent de manière flagrante l'explosion de la précarité dans notre département, comme sur l'ensemble de la France d'ailleurs. Les bénévoles des Resto du Cœur doivent composer avec une participation à la baisse des collectivités qui elles-mêmes ont des finances en diminution, qui n'est pas compensée par la générosité dispensée par les seine-et-marnais qui ont répondu davantage présents, dés lors qu'ils ont été sollicités lors des différentes collectes organisées. De plus, le gigantisme du département occasionne des coûts de fonctionnement et de distribution très importants.
Pour essayer de recueillir davantage de moyens, un concert de charité sera organisé, dans le château de Vaux le Vicomte, le 13 juin prochain. Mélomanes et autres engagés, venez nombreux soutenir l'action des Resto du Cœur.
06.58.47.14.46*
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09:14 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resto du coeur, précarité, bénévoles, collectes























