27.09.2011

Repenser la protection sociale solidaire pour construire un nouveau modèle politique

RESPUBLI.JPGVendredi 9 septembre 2011 Par Bernard Teper

Après le programme révolutionnaire du CNR en matière de protection sociale1 et la déconstruction méthodique réalisée par le turbocapitalisme depuis près de trente ans, il convient de penser pour sortir de la crise actuelle un nouveau modèle politique incluant un nouveau développement de la protection sociale solidaire.

Rappelons les deux principes républicains et révolutionnaires du CNR :

  1. La Sécurité sociale (ordonnances du 4 et 19 octobre 1945) est l’application du principe républicain de solidarité « à chacun selon ses besoins, chacun doit y contribuer selon ses moyens »
  2. La Sécurité sociale est trop importante pour être gérée soit par le privé, soit par l’État. Elle sera gérée par les représentants des assurés sociaux élus lors des élections propres à la Sécu.
Les ordonnances de 1967 démarrent le processus d’étatisation de la Sécu en augmentant les pouvoirs du directeur et en diminuant ceux des représentants des assurés sociaux. Ce processus d’étatisation continuera via les contre-réformes régressives de 1995 (Juppé) et de 2009 (Bachelot). Le deuxième principe est donc largement détruit par l’entrée en lice du paritarisme2 alors que jusqu’ici les représentants des salariés étaient largement majoritaires.

05.09.2011

les dernières exactions gouvernementales à l’encontre de la protection sanitaire et sociale collective

ufal.jpgPar Raymond Mari  Vendredi 2 septembre 2011

Dans le domaine de la protection sanitaire et sociale, les décisions prises par les gouvernements libéraux qui se sont succédé depuis une décennie ont consisté à faire basculer le système collectif solidaire mis en place à la libération, vers un dispositif assurantiel privé. Les quelques semaines écoulées démontrent une accélération des atteintes à ce que certains nomment notre pacte social.

Vive le marché. Tant pis pour la santé.

Sans qu’il s’agisse d’un début, car la liste des exactions commises en la matière est longue et ancienne, les amendements à la dernière loi sur le financement de la protection sociale présentés par le sénateur Fourcade (UMP) ont dépouillé le texte originel des timides dispositions qui tentaient de « moraliser » un dispositif sanitaire doté de forces centrifuges agressives au regard de l’intérêt collectif : les contraintes des médecins libéraux qui pouvaient être amenés à compenser les carences de certains territoires sous-équipés ont disparues, l’opacité des prix de la prothèse dentaire a été rétablie, l’obligation de signaler les congés au Conseil de l’Ordre (pour l’organisation de la permanence des soins) a été levée. En résumé, l’affirmation d’un libéralisme débridé au profit du secteur ambulatoire privé qu’il convient de comparer aux dégradations perpétrées à l’encontre du service public (voir la situation des hôpitaux publics).

Un financement accru de la médecine libérale : Lire la suite.......

02.11.2010

L’État social et la mondialisation

par Jean-Fabien Spitz [02-11-2010] La vie des idées.fr

La mondialisation de l’économie implique-t-elle inévitablement une baisse de nos protections sociales ? Le penser, c’est comme le montre Jean-Fabien Spitz considérer qu’elles ne sont qu’un luxe auquel il faudrait renoncer en période de crise, alors qu’elles sont plus profondément ce qui permet à une société démocratique de fonder sa propre légitimité.

La plupart des commentateurs sont d’accord sur un constat : le mouvement contre la réforme des retraites est le signe de la réticence de la société française à accepter les effets de la mondialisation. Quels sont ces effets ? La protection sociale coûte cher et pèse sur la compétitivité des entreprises et, en clair, cela signifie que le fait que les salariés français bénéficient de retraites décentes, d’une éducation gratuite et d’un accès aux soins qui le demeure en principe également, entre dans les coûts des biens et des services produits en France et qui, de ce fait, ne peuvent rivaliser sur les marchés avec des produits et des services venant de pays dont la protection sociale est inexistante. La seule solution serait donc de couper dans les dépenses sociales, de réduire les déficits publics qu’elles entraînent, et de restaurer par ces moyens douloureux mais indispensables la compétitivité de notre pays sur le marché mondial. Ce raisonnement est simple et les dirigeants de la droite française ne comprennent pas qu’il y ait encore des égarés pour ne pas en admettre la pertinence et pour défendre des « acquis sociaux » dont le coût entraîne sans cesse plus notre pays vers le bas.

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27.07.2010

Dépendance : une mission parlementaire qui n’augure rien de bon

Le gouvernement en position d'attente

Face à ce tollé général, le gouvernement adopte la position de repli classique.
Par la voix de Nora Berra,  secrétaire d'Etat aux Aînés, il  assure que "la solidarité nationale continuera à jouer son rôle" et  que le rapport Rosso Debord n’est pas une base de travail gouvernementale.
Dans un second temps, il ne condamne pas le recours à l’assurance privée ni la récupération sur succession.
Dans un troisième temps, toujours par la voix de la secrétaire d’Etat, le gouvernement fait appel à la « responsabilité individuelle » face  à la crise des finances publiques.

 

ufal.jpgPour pouvoir enchaîner les réformes régressives concernant la protection sociale, le gouvernement prépare dès maintenant l’entrée de la dépendance dans le processus général de la marchandisation et de la privatisation de la protection sociale.
Dans un contexte de finances publiques qu’elle qualifie d’ «exangues », la mesure phare proposée par la mission parlementaire (voir le rapport) présidée par la députée de la droite néolibérale Valérie Rosso-Debord est de préconiser, sauf pour les plus pauvres et les plus dépendants, le remplacement de l’Allocation personnalisée autonomie (APA) par une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans.
Il faudra donc prendre une assurance pour sa dépendance comme on prend une assurance pour sa voiture : voilà l’être humain rabaissé au niveau d’une « bagnole » ! Tous les dépendants en GIR 4, soit plus de 50 % des bénéficiaires (GIR 4 correspond au premier stade de la dépendance pris en charge par l’APA) seraient exclus de l’allocation.

par Bernard Teper, Monique Vézinet - Vendredi 16 juillet 2010 - Lire la suite de l'article

agev.jpg5ème risque : chantier prioritaire pour Sarkozy, selon le Figaro, un projet enterré selon la Fnapaef

La Fédération nationale des associations de familles et personnes âgées (FNAPAEF) rappelle que le candidat Sarkozy s'était en engagé à créer un "5ème risque" pour financer les services aux personnes handicapées, âgées. En 2010, le président enterre ce nouveau risque de protection sociale, s'indigne la FNAPAEF.

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