26.05.2012

Un schéma de santé problématique en Seine-et-Marne.

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Le 22 mai 2012, le délégué adjoint de l'Agence Régional de Santé (ARS), suite à un avis du conseil municipal (18) ainsi qu'à une motion déposée par l'opposition municipale(14), est venu rencontrer les élus en Mairie.

Le schéma régional de santé piloté par l'ARS, bras armé de la loi HTPS (dite loi « Bachelot ») prévoit de ne maintenir que deux sites sur tout le département pour assurer les urgences chirurgicales de nuit : Melun et Lagny ou Meaux un jour sur deux. La fermeture du site de Fontainebleau est également acté.

Pour l'opposition municipale, cette politique de restriction de l'offre publique de soins d'urgence est très préoccupante car elle relève moins de la logique sanitaire que comptable.

L'ARS estime qu'un pôle d'urgences chirurgicales pour 600 000 habitants est tout à fait suffisant. Or, le 77 représente 50% de la superficie de l'I.D.F. et présente déjà la densité médicale la plus faible de France : 243 praticiens pour 100 000 habitants contre 339 en moyenne en France métropolitaine. De plus, la population, en croissance constante, atteint désormais près de

1 300 000 habitants, un chiffre au delà du seuil de sécurité invoqué par l'ARS.

La dé-densification du maillage hospitalier des urgences chirurgicales de nuit est de surcroît dangereux si l'on prend en compte la notion de rapport distance/temps : les urgences de Meaux rayonnent sur un bassin de plus de 130 000 habitants répartis sur 59 communes. En cas d'accident, les patients devraient accomplir un trajet plus long pour Lagny, dont l'hôpital rayonne lui sur un bassin de plus de 230 000 habitants, et inversement. Cet allongement du temps de parcours pourrait diminuer les chances de survie des accidentés !

Dans un département de plus en plus dense en habitants (sans compter les flux touristiques) et en infrastructures (SNCF, RER A et B, A4, Francilienne, RN 34), restreindre l'offre de soins d'urgences chirurgicales nous semble aller contre le bon sens et notre sécurité à tous.

Il est regrettable que l'ARS, face à nos objections, soit restée sur ses positions comptables.

D.Pernet.

Les exigences du Conseil Général 77 lors de sa séance du 25 mai 2012 .....

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31.07.2011

Conférence régionale citoyenne de santé de la Seine-et-Marne

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Conclusion


Roseline SARKISSIAN, conseillère régionale, membre de la Commission de l’action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap, se déclare satisfaite de la richesse des débats. Le constat partagé est inquiétant sur un certain nombre de thèmes, notamment sur le danger que   représentent   les   restructurations   hospitalières.   Aussi   la   vigilance   des   citoyens   est-elle primordiale.    La    privatisation    du    service    de    santé    ne    bénéficiera    pas    aux    usagers.

Roseline SARKISSIAN  a  pris  note  de  la  volonté  des  citoyens  de  créer  un  CHU  dans  le département. De même, une mobilisation est nécessaire pour améliorer le réseau de psychiatrie et renforcer la médecine de proximité. La Région transmettra l’ensemble des propositions émises ce jour. L’objectif est de mettre en place des moyens permettant de pallier les insuffisances de l’Etat.  

Roseline   SARKISSIAN   salue   également   la   richesse   du   milieu   associatif.   Cependant,   si l’équipement  en  Seine-et-Marne  semble  adapté,  les  lits  accueillent  des  personnes  issues  d’autres territoires.  Cette  logique  solidaire  est  certes  louable,  mais  il  convient  de  trouver  également  des places  pour  les  habitants  du  département.  Dans  le  cadre  de  la  prévention,  maillon  essentiel  de l’offre de santé, les structures ont besoin de l’appui des collectivités locales. Les associations sont également  menacées.  Si  l’exigence  de  mutualisation  est  compréhensible,  il  faut  conserver  les associations,   dont   l’énergie   est   née   souvent   d’expériences   douloureuses   qui   génèrent   une motivation accrue et une spécialisation de l’approche.


L’un  des  axes  de  travail  de  la  politique  régionale  de  santé  réside  dans  le  financement  d’une complémentaire  santé  pour  les  étudiants  boursiers.  La  prévention  doit  toucher  les  personnes  en situation précaire, qui doivent être considérées comme un public prioritaire. Le Pass Contraception a été distribué dans les lycées et CFA. Les politiques de prévention seront soutenues par la Région, notamment  vis-à-vis  du  VIH  ou  du  suicide.  La  Région  soutiendra  davantage  l’installation  des
centres  de  santé  et  des  maisons  pluridisciplinaires,  dont  la  tarification  doit  être  abordable  aux publics défavorisés.  
Roseline  SARKISSIAN  remercie  les  participants  d’avoir  contribué  à  l’élaboration  de  cette démocratie  sanitaire  et  fait  preuve  d’une  farouche  détermination  à  défendre  le  service  public  de santé.  Son  financement  est  complexe,  les  ressources  n’étant  pas  abondantes.  Cependant,  la mobilisation  de  ce  jour  est  rassurante  quant  à  la  volonté  des  citoyens  de  s’impliquer  dans l’élaboration de la politique santé. Pour cela, cette journée a été très importante et viendra nourrir la réflexion des élus.

Gérard SALKOWSY affirme que la santé a besoin d’un véritable débat démocratique. Ce partage, qui s’inscrit dans la démarche de l’appel des 50, doit se poursuivre et déboucher sur l’élaboration de véritables alternatives. Chaque citoyen doit devenir un acteur de la politique de santé.