26.12.2010

Le centre hospitalier de Meaux en redressement. L'établissement va supprimer en un an 12 % de son personnel !

22/12/10 - Les hôpitaux sont priés par le Chef de l'Etat de réduire leurs déficits. En déplacement en Avignon, Nicolas Sarkozy a insisté mardi 21 décembre sur la nécessité de "tenir les équilibres financiers". "On va continuer à investir dans l'hôpital mais je ne peux pas rester avec les deux tiers des hôpitaux en déficit, ce n'est pas sain", a-t-il dit lors d'une visite dans les nouveaux locaux du centre hospitalier Henri Duffaut d'Avignon. "Nous avons un contrat de retour à l'équilibre. On le tiendra", a insisté Nicolas Sarkozy, devant un parterre d'infirmières et d'aides-soignantes.

Au centre hospitalier de Meaux, on a écouté le président de la République. Le plan de redressement de l'hôpital de Meaux est confirmé. Eric Véchard, délégué départemental de l'ARS, lors d'une rencontre avec l'intersyndicale du personnel, a jugé "délicate et singulière" la situation de l'établissement qui emploie 2500 personnes, et qui accusera un déficit de 8,7 millions d'euros pour 2010. Effectivement, le plan drastique prévoit que les effectifs du personnel vont fondre de 300 postes dès 2011...

"La situation évoquée par le président de la République n'est pas nouvelle : cela fait plusieurs années qu'environ les deux tiers des hôpitaux sont en déficit. Et le problème est qu'ils ne peuvent guère faire autrement", estime Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), dans La Croix (22-12). "Les crédits qui, chaque année, sont fixés par le gouvernement et votés par le Parlement dans le cadre de l'Ondam ne permettent pas en effet de couvrir l'augmentation naturelle des charges. Cette situation est aggravée par le fait que le gouvernement, régulièrement, change les règles du jeu qui étaient fixées au départ. Par exemple, il vient de décider, sur les crédits 2010, une amputation de 300 millions d'euros dans l'enveloppe destinée à financer les missions d'intérêt général", dénonce le délégué général. Et de rappeler que "les salaires représentent environ 70 % du budget d'un hôpital. Et au bout d'un moment, le seul véritable moyen de réduire le déficit est de s'attaquer à l'emploi". Bref, "envisager un retour à l'équilibre budgétaire pour 2012 est totalement utopique si on maintient le même niveau de financement", sauf à faire comme à Meaux.

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/l-hopital-va-supprimer-trois-cents-postes-20-12-2010-1198015.php
Nicolas Sarkozy souhaite un retour à l'équilibre des hôpitaux - La Tribune 21 décembre
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101221trib000585163/nicolas-sarkozy-souhaite-un-retour-a-l-equilibre-des-hopitaux.html
Pourquoi les deux tiers des hôpitaux sont-ils en déficit ? - La Croix 22 décembre 2010 :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2449957&rubId=4076

22.02.2010

choix discutables de l'UMP.

Doublement des postes ouverts au CAFEP/CAPES pour le privé, suppression de 2% des postes au
CAPES pour le public, le cru 2010 du nombre de postes offerts aux concours externes de recrutement
des professeurs du second de degré a été publié sur le site du ministère.
Réduction du nombre d'enseignants : oui, mais pas dans le privé...
Dans le public, on passe de 5094 postes en 2009 à 5006 postes en 2010, soit une baisse de 81 postes, ce qui
correspond à un peu moins de 2% : 1,75% de postes en moins par rapport à 2009.
Rien d'inattendu, finalement, c'est une baisse, mais modeste. Pas de quoi mettre le peuple dans la rue, pourraiton
dire si on s'en tient à cette observation.
Dans le privé, on observe en revanche 1260 postes ouverts en 2010 au lieu des 568 mis au concours en 2009.
Cela correspond tout de même à plus du double (x 2,21) du nombre initial !

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