22.02.2011

Existe-t-un rapport entre morale et politique ?

Si l'on devait réduire la philosophie politique à une seule question qui puisse résumer des siècles de pensée, ce serait celle du meilleur régime. Mais le rôle du politique est-il d'incarner le Bien ? Quels rapports existe-t-il entre morale et politique  ?

Une bonne politique, est-ce une bonne morale  ?
La réflexion morale a pour objet le Bien ou, comment, pour un individu, être vertueux  et  heureux. La  pensée  politique s'interroge sur ce qui rend la Cité bonne.
Ainsi, pour  Platon, dans  la  République, Morale   et   Politique   relèvent   d'une même  science.  En  effet,  la  Cité  est conçue par analogie avec l'âme  : la partie concupiscente doit être subordonnée à la partie rationnelle via le Thumos, la force  d'âme. Le  sage, le  philosophe  roi, sait gouverner la Cité comme il se gouverne  lui-même,  selon  les  normes  du juste  et  du  vrai, donc  du  Bien. Ainsi, le fondement et l'horizon de l'action politique c'est la vertu.

La morale et la politique relèvent de deux ordres hétérogènes.

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18.01.2011

Les associations demandent la suspension immédiate de la réforme de l’aide médicale d’État (AME).

La loi de finances pour 2011 qui introduit de substantielles restrictions à l’Aide médicale de l’Etat (AME) [1] a été définitivement promulguée le 30 décembre 2010. Ce même jour, a été rendu public un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) [2] concluant que la hausse des dépenses de l’AME ne provient pas de fraudes de la part des bénéficiaires. Ce rapport recommande de ne pas instaurer de contribution financière pour avoir accès à l’AME ni d’accord préalable à tous les soins hospitaliers coûteux.

En juin 2010, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin évoquait déjà un droit d’entrée pour les usagers de l’AME. Dans cette perspective, en juillet, les ministres de la Santé et du Budget commandaient un rapport conjoint à l’IGAS et à l’IGF [3].

C’est pourtant sans l’expertise de ce rapport que des députés UMP, avec l’avis favorable du Gouvernement et en particulier du ministre de la Santé, ont introduit les restrictions à l’AME dans la loi de finances 2011. Le rapport de l’IGAS-IGF daté du 24 novembre est resté inaccessible pendant toute la durée des débats jusqu’à l’adoption définitive de la loi.

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20.09.2010

UFAL: Rentrée 2010 : Luc Chatel met l'éducation nationale en danger . Les preuves.

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Un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale de juillet 2010 montre à l'envi les dangers de la politique scolaire de Luc Chatel. Il émane de hauts fonctionnaires de l'Education nationale. Le cri d'alarme est assez rare et argumenté pour que ses conclusions invitent à l'action de tous ceux qui savent que l'éducation ne peut plus être sacrifiée de la sorte.

Le rapport tire la sonnette d'alarme sur le fait que les choix budgétaires du MEN induisent des incohérences et mènent à une dégradation du service public d'éducation.

 « Les restrictions budgétaires préparent assez peu l'avenir. »

 Alors que les recteurs doivent accueillir 25000 élèves en plus ( primaire + secondaire), pas de création de postes. Ainsi, il manque 1300 postes dans le primaire et 2700 postes dans le secondaire. Pire, le budget triennal voté par le parlement prévoit 16000 suppressions de postes/an dans les trois prochaines années.

Les principaux efforts budgétaires portent sur le remplacement.

Alors qu'il avait promis, l'année dernière aux parents d'élève d'améliorer les remplacements, Luc Chatel empire la situation.

« Beaucoup d'académies font porter l'économie sur les remplaçants. Ainsi Versailles supprime 127 postes, Bordeaux 152 » P.10 .

« Ces choix budgétaires sont insincères et coûteux » P. 13

En effet, alors que la plupart des postes de TZR sont depuis quelques années transformés en postes fixes, la réforme du recrutement des enseignants induit un besoin accru de remplaçants pour compenser les absences de stagiaires en formation.

« Quelque chose n'est pas cohérent dans ce schéma d'emplois » p.13

→ Ceci se traduit par une hausse de 31 % du recours aux vacataires et aux contractuels, personnels non formés et payés sur le budget de l'Etat. Le recours à ces derniers est un « «artifice » comptable dans la mesure où ils coutent aussi cher à la collectivités, mais permettent de dire que le gouvernement ne remplace pas un fonctionnaire sur deux, donc fait des économies. Le sophisme budgétaire est en ce sens «  insincère et coûteux »

L'impact est catastrophique sur la formation des personnels.

«  Le cri d'alarme est général dans toutes les académies. » p.12

En effet, «  les budgets de fonctionnements sont en grande difficulté ( - 15 à – 18 %), impactant par là même les dépense de fonctionnement et affectant insidieusement la qualité du service éducatif. » p. 12

Ainsi , «  les autorités académiques s'apprêtent à annuler de nombreux stages de formation continue faute de ne pouvoir payer les formateurs et les déplacements, notamment en direction des nouveaux enseignants - stagiaires ».

Enfin, «  les crédits pédagogiques aux écoles et aux EPLE seront vraisemblablement fortement diminués. » P.12

Le rapport, sur tous ces sujets, pointe les «  injonctions contradictoires du MEN : remplacer les absences sans pouvoir le faire, former en sabrant les moyens de parvenir à cet objectif, encadrer sans création de postes – bien au contraire – au mépris de la démographie, assurer un service public de qualité en recourant en masse à des personnels non formés et précaires.

L'UFAL :

  • Dénonce avec vigueur la politique du ministère de l'éducation nationale.

  • Appelle le Ministre de l'Education nationale à revenir à la raison et les parlementaires Républicains à s'opposer à ce déni de l'intérêt général.

  • Encourage les familles à ne pas accepter que soit mis en péril l'avenir de leurs enfants par la politique irresponsable du gouvernement.

                                                                     Damien Pernet.