19.03.2012
Néocapitalisme - Auto-entrepreneur : le mythe du travailleur indépendant
Par Ludo Simbille (16 février 2012)
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Le statut d’auto-entrepreneur fête ses 3 ans. Il est présenté comme une « arme anticrise », selon son inventeur, Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises.
Le dispositif rencontre un grand succès, dès son entrée en vigueur, en janvier 2009. Le nombre d’auto-entrepreneurs cotisant est passé de 78 500 début 2009 à près de 740 000 fin 2011. En janvier 2012, le dispositif a franchi le million d’inscriptions, malgré une hausse des radiations. De l’informatique à l’agriculture, en passant par la restauration, le journalisme ou l’éducation, tous les secteurs sont concernés. Même dans la Fonction publique [1]. Construction et commerce en tête, auto-entrepreneurs à tous les étages !
Et selon l’Insee, près d’un tiers des auto-entrepreneurs sont des demandeurs d’emploi. Chômeurs, devenez créateurs d’entreprise ! Derrière la promesse d’un complément de revenus ou de la création de son activité, c’est pourtant la porte ouverte au salariat déguisé et à la précarisation. Un véritable miroir aux alouettes.
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10:07 Publié dans La crise, Sarkoland, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auto-entrepreneurs, précarisation, chomeurs, activité, revenu
12.02.2011
La loi Loppsi 2 renforce la lutte contre les fraudes en matière sociale
10/02/11 - La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite « Loppsi 2 », a été adoptée définitivement par le Parlement le 8 février dernier.
Liaisons Sociales quotidien (10-02) nous signale que ce texte "comporte des mesures pour lutter contre les fraudes en matière sociale et notamment sur les revenus de remplacement". Il s'agit des articles 104 à 106 du texte de loi définitif.
Les agents de l'État et des organismes de protection sociale sont habilités à s'échanger tous renseignements et tous documents utiles à l'accomplissement des missions de recherche et de constatation des fraudes en matière sociale, ainsi qu'au recouvrement des cotisations et contributions dues et des prestations sociales versées indûment. Ces échanges croisés de données sont limités à la prévention, la recherche et la répression des fraudes en matière sociale (notamment l'escroquerie, l'usage de faux, ou la fraude aux allocations chômage).
Les agents concernés sont plus nombreux. Outre les contrôleurs assermentés des Urssaf, s'ajoutent les agents des organismes nationaux de protection sociale (Cnamts, Cnaf, RSI, CCMSA, Cnav) en charge de la lutte contre la fraude, les agents de direction des organismes locaux de protection sociale ainsi que leurs agents de contrôle en charge de la lutte contre la fraude, les agents de Pôle emploi, de l'Unédic et de l'AGS en charge de la lutte contre la fraude. Les agents de Pôle emploi seront à leur tour agréés et assermentés dans le cadre de la lutte contre les fraudes.
Liaisons Sociales quotidien du 10 février 2011
La loi : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lopsi_performance.asp
23:15 Publié dans Démocratie, Sarkoland, Services publics, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loppsi 2, fraudes, revenu, remplacement, chômage, allocations























