22.12.2011
Collectif pour la défense de l’hôpital public de Fontainebleau
Délégation reçue par le Maire de Fontainebleau, Président de la Fédération Hospitalière de France, samedi 10 décembre 2011.
- Francine Daupias - Jean Michel Meck, radiologiste, hôpital de Fontainebleau - Elodie Gauthier infirmière au bloc opératoire, hôpital de Fontainebleau - Marielle Billy
Notre demande de rendez-vous a été déposée le 29 novembre 2011. Le Maire de Fontainebleau n’a pas cru devoir répondre à notre courrier.
Samedi, 10 décembre 2011, après plus d’une heure d’attente, soutenus par plus de 250 habitants de l’agglomération attachés au service public de la santé, Monsieur Valletoux a été contraint de recevoir notre délégation.
L’entretien n’a duré qu’une vingtaine de minutes ce qui est peu propice au débat. Nous lui avons remis une pétition qui a recueilli plus de 1 600 signatures dénonçant les projets de l’ARS et exigeant le maintien d’un hôpital de plein exercice dans notre agglomération.
Nous avons insisté sur la légitimité de notre démarche fondée sur le travail d’écoute et de dialogue avec la population depuis des mois et l’accueil de plus en plus ouvert et compréhensif de notre action.
Nous avons rappelé la longue filiation dans laquelle s’inscrit notre combat : la tradition française d’un hôpital pour tous, continuée et enrichie, après la seconde guerre mondiale, par le Conseil National de la Résistance.
Nous avons rappelé que les valeurs du service public sont au centre de notre action : nous défendons l’hôpital public dont les missions, le financement, le fonctionnement doivent se distinguer complètement des services privés particuliers.
Monsieur Valletoux s’est réclamé également de ces mêmes valeurs en nous demandant « de croire à sa volonté de tout faire pour l’hôpital public ». Il rappelle son action pour « le rapprochement des hôpitaux de Nemours et Fontainebleau » ainsi que sa volonté « de n’attribuer de subventions que pour les missions de service public ».
Notre volonté de faire la différence entre des déclarations générales sur les valeurs du service public et la défense réelle de ces valeurs par une politique respectueuse de ses missions nous a amenés à rappeler à Monsieur Valletoux le contenu du rapport de la Cour des Comptes de septembre 201. Celui-ci met en évidence que, dans les Partenariat Public Privé, PPP, le public est toujours spolié. Ainsi, les millions d’euros d’argent public destinés à la polyclinique et à la mise en place du projet de Groupement de Coopération Sanitaire Privé, GCS, portent atteinte au secteur public.
Nous avons souligné que le démontage progressif de la structure hospitalière actuelle démoralise les équipes soignantes car il casse un outil de travail rendu moins efficace.
Nous avons affirmé que la reconstruction de l’hôpital sans la polyclinique, avec le maintien de tous les services, permettra d’en finir avec les honteux dépassement d’honoraires de cette clinique.
Le problème immédiat du transfert des urgences chirurgicales de nuit à Melun a été abordé par Elodie Gauthier, infirmière au bloc opératoire. Elle en a souligné l’aberration en matière de sécurité des patients.
Nous avons exprimé le souhait de ne pas envisager le cas de l’hôpital de Fontainebleau seul mais en relation avec les hôpitaux de Nemours, Montereau et Melun, en recherchant un véritable partenariat public / public.
Cet échange d’une vingtaine de minutes n’a par permis l’expression satisfaisante des besoins, des propositions des usagers comme ceux des personnels. Nous avons souhaité la mise en place d’un vrai dialogue sur un sujet si important.
Le maire, visiblement bousculé par nos arguments et pas du tout dans sa superbe face aux manifestants indignés qui envahissaient les abords de l’Hôtel de Ville, conclut qu’il pourrait organiser une réunion de travail avec des membres du collectif.
08:55 Publié dans Santé, Sarkoland, Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hôpital public, sauvegarde, subventions, sécurité
03.08.2011
Le service public, c’est la république
Le gouvernement vient d’officialiser que l’application du dogme du non remplacement d’un départ à la retraite de fonctionnaire sur deux détruit 31638 emplois publics en 2011 et 30401 en 2012 ! A cette mesure globale appliquée depuis 2007, s’ajoutent les suppressions des postes vacants et de ceux effectifs des services et des opérateurs de l’Etat lors des restructurations imposées par les 561 mesures de la RGPP.
FO a calculé que 400000 emplois publics seront ainsi détruits entre 2007 et 2013 dans la seule Fonction Publique d’Etat. Au niveau des trois versants de la Fonction Publique, 500000 emplois publics vont être anéantis et dans chaque département, cela représente une suppression des 2/3 des effectifs publics sur cette période.
La République est victime d’une désertification territoriale sans précédent de ses services
publics et d’un plan social brutal d’une ampleur inégalée. Cela vaut pour tout le service public : les hôpitaux où l’accès aux soins est menacé, l’éducation nationale où la scolarisation des moins de trois ans recule et où l’enseignement technique est menacé, l’aménagement du territoire où la surveillance des fleuves et rivières est menacée ; pour ne prendre que ces exemples.
Tout cela se situe en rupture avec l’idée républicaine selon laquelle le service public doit permettre l’organisation collective de la satisfaction des besoins sociaux. Les valeurs républicaines d’égalité, de liberté, de fraternité, de laïcité impliquent que la Fonction Publique et ses personnels ne soient soumis ni à des équations comptables de courtes vues, ni à des pressions politiques et mercantiles, ni à des lobbies, ni à des intérêts contraires à l’intérêt général. Les valeurs de neutralité, d’impartialité et d’indépendance dans une fonction publique de carrière se révèlent essentielles.
Au-delà de la souffrance au travail générée pour les personnels, du coût induit pour tous les usagers et des inégalités que cela génère, les effectifs publics et les valeurs précédemment citées sont indissociables d’une action publique républicaine.
FO appelle tous les fonctionnaires et agents publics ainsi que les usagers à résister contre ce plan social qui pose la question de la pérennité de la République.
09:14 Publié dans Bonimenteur, Sarkoland, Services publics, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fo, services publics, sauvegarde, sarkozy, département























